Notes de la catégorie "Société"

Cachez ces gilets que je ne saurais voir...

Gilet J'ai cru que j'étais le seul à être interpellé par l'apparition des gilets jaunes sur les sièges des automobiles alors qu'en le pliant bien, il rentre dans la boîte à gants ou la poche latérale de portière ce foutu truc jaune fluo moche...

Fred Cavazza s'interroge également, mais il a eu la présence d'esprit de se poser des questions sur la viralité spontanée du comportement moutonnier de nos concitoyens.

Nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive

Je vous recommande d'aller faire un tour sur l'espace consacré aux 40 ans de l'INRIA. C'était en décembre dernier, mais il n'est jamais trop tard... A cette occasion, l'INRIA a organisé une série de conférences visant à réfléchir, au delà des effets de buzz, sur l'impact des nouvelles technologies sur nos organisations humaines (professionnelles, sociales, politiques).

Serres J'ai eu un coup de coeur pour l'intervention de Michel Serres qui est un concentré d'intelligence comme on en a rarement l'occasion d'en lire. Je vous rassure, cela se lit très simplement et permet de prendre un peu de recul sur les crispations qui peuvent exister actuellement entre les modes d'organisation et fonctionnement traditionnels de nos sociétés d'un côté, les nouveaux modèles en train de prendre place au travers des réseaux d'un autre côté : la notion de localisation, l'externalisation de la mémoire, le devoir de créativité et d'inventivité...

Révolution 2.0

Le développement des réseaux sociaux, sous toutes ses formes, implique un boulversement latent mais profond des rapports entre les publics et les marques, les entreprises, les Etats... toutes formes d'organisation qui avaient pour habitude de communiquer en masse à des récepteurs atomisés . Ce qui change donc, c'est que les atomes peuvent communiquer directement entre eux pour savoir ce qu'en pensent les uns et les autres. Et quand la coupe est pleine, de pouvoir potentiellement s'organiser pour passer à l'action.

Pour le moment, les seuls passages à l'acte répandus prennent la forme de pétition, sorte d'avatar de la manifestation organisée par des syndicats ou des associations professionnelles. Manifester sans avoir à battre le pavé, exprimer son mécontentement au travers de la souris...

Dans un système économique où l'action est seule porteuse de droit (et pas seulement de plus-values ou de dividendes), je me suis toujours étonné que les syndicats ne cherchent pas à prendre le pouvoir par le biais de raids financiers. Certainement une incapacité à prendre réellement le pouvoir. Simplement capables de s'opposer, mais certainement pas d'assumer...

Pourtant dans un univers qui permet de fédérer d'un clic de souris, la solution est peut-être là pour que des organisations souhaitant réellement changer les choses prennent ainsi le pouvoir. Je clique, je milite. Si je suis une association qui décide qu'il est temps qu'un groupe pétrolier cesse d'investir dans le forage, qui n'est pas une solution d'avenir, ou qu'un constructeur automobile investisse réellement son budget R&D dans la recherche d'une forme de motorisation autre que le moteur à explosion...etc. il est peut-être envisageable de solliciter mes militants à participer au financement de "raids boursiers". Si nous sommes 1 million de membres à mettre 10 euros pour prendre siège(s) au conseil d'administration, avouez que c'est tout de même plus stimulant que de mettre son adresse email au bas d'un formulaire. 10 millions d'emails ont moins de valeur que 10 millions d'actions. Viva la revolucion2.0 ! 

L'impact communautaire

Organisation, communauté, militantisme, démultiplication, pression... inversion des rôles : pas grand chose à ajouter à cette analyse de Seth Godin sur les nouvelles formes de pression sur les entreprises.

Les exemples qu'il donne sont même une source d'inspiration pour favoriser un intelligence collective faisant sens, ce qui reste le point faible malgré tout dans son analyse.

e-sidor

Découvert via le site du fondateur de l'agence OptinPower, e-sidor est a priori une création française (oui, monsieur) qui exploite à fond les dernières avancées d'écran tactile.

Pas beaucoup d'informations sur la société sur le site http://www.e-sidor.fr/accueil.html mais la vidéo de présentation du produit est assez convaincante.

Comme quoi, la France dispose encore des ressources qu'il faut pour ne pas forcément se retrouver hors-jeu dans ces grandes batailles pour l'avenir du numérique. En même temps, je trouve que le site n'est pas à la hauteur de la valeur que semble porter le produit, et je trouve que le discours est beaucoup trop axé "l'ordinateur pour les vieux". Je sais bien qu'on vit dans un pays vieillissant, mais je trouve dommage qu'on ne valorise pas une telle innovation produit comme Apple pourrait le faire.

Une nation se gouverne-t-elle comme une entreprise ?

Nous avons un chef d'Etat qui présente toutes les caractéristiques du créateur d'entreprise : il est sur tous les fronts, il ose de nouvelles grilles de lectures et d'actions, il s'implique personnellement dans les dossiers...etc. Sincèrement j'adore. Enfin un politique qui met ses c... sur la table pour affirmer ses convictions. 

Il est vrai que la France a toujours eu un problème avec l'argent, la création de richesses, surtout l'entreprenariat. Il est vrai qu'il était temps de remettre en place un certain nombre de repères, la première étant qu'on ne peut partager que ce qu'on possède, ou pour être plus précis ce que l'on crée.

Ode à ceux qui bossent donc, à ceux qui se lèvent tôt, à ceux qui développent et créent de l'emploi. Le royaume des Francs (j'ai essayé la conversion en Euro, mais pour le coup l'expression perd vraiment de sa saveur) est enfin à eux.

Puisqu'il n'y pas d'opposition intéressante actuellement en France, et comme je ne peux m'empêcher de jouer les avocats du diable (certains diront le chieur), il convient toutefois de se demander si le management Sarkozy ne soulève pas deux problèmes.

Le premier est qu'il ne me paraît pas raisonnable de diriger une nation comme une entreprise. Une nation ne se définit pas uniquement par des critères de rentabilité ou de rationalité économique. Certaines valeurs humaines sont au-delà de ces contingences matérielles, et c'est toute la force d'une nation que de savoir entretenir ses fainéants, ceux qui se lèvent tard. Ce sont eux qui élèvent l'esprit. Encore faut-il ne pas faire l'amalgame entre les fainéants et les nantis, ce qui me permet de vous interdire de me classer parmi les supporters des grévistes qui usent de leur pouvoir de nuisance pour défaire un pays, au nom de prétendus avantages qui ne sont en fait que des extorsions.

Le second est qu'il me paraît dangereux pour un leader qui doit assurer un rôle de dernier recours de se mettre ainsi sur le devant de la scène. Cela présente un risque de découragement pour l'équipe qui l'entoure qui se dit qu'au final ce qu'ils feront ou ne feront pas sera repris par leur patron. Cela présente également un risque plus grand de blocage de la machine un jour ou l'autre. Quel est l'ultime recours pour arbitrer, trancher, trouver le consensus... le jour où cet ultime recours a déjà consommé ses munitions en s'exposant trop tôt ? Les entreprises (les grosses) ont d'ailleurs créé ce poste à l'intitulé poétique "Président non exécutif"... Pour prendre un exemple plus mer à mer, le skipper d'un bateau tient rarement (si ce n'est jamais) la barre; il pense et donne ses directives.

Facebook, quelques réflexions

(désolé, note un peu longue, et encore je me retiens...)

Facebook, c'est bien évidemment "The ultimate place to be". On y retrouve plein d'amis. On peut ajouter des applications très intéressante pour devenir un vampire ou un mort vivant (??). On peut mettre des photos, des vidéos, des blagues, des infos type Twitter, aller taguer les "Wall" de ses amis...etc. On indique également d'où on vient, où on habite, le statut social, numéro de téléphone, date de naissance, les goûts en matière de livres, de produits, de marques...etc.

Tout le monde sent bien qu'il y a quelque chose de suspect quelque part à pouvoir livrer toutes ces informations. Mais que voulez-vous ? C'est vraiment "The ultimate place to be". Passe encore que vous n'ayez pas de blog, mais pas de compte sur Facebook, vous ne pouvez pas. Et puis c'est vrai que c'est amusant d'avoir sous la main ce fil de dépêches de ce que font les uns et les autres qui constituent votre réseau d'amis : tiens, machin a modifié son staut, a changé de job, a acheté tel produit, est devenu ami avec truc... Oui, mais voilà, toutes ces informations ne sont pas volatiles. Elles sont stockées quelque part, et elles sont diablement précises. Comme je le disais dans une note à propos de Twitter : "Les mêmes qui hurlent contre les flicages informatiques fournissent eux-mêmes les informations...".

Tout le monde sent bien donc que Facebook ne peut être simplement gratuit. Il va y avoir de la pub. Bon, comme partout vous me direz. Plus personne ne fait attention. Et (pour détendre l'atmosphère), quand je vois le type de pub que l'on me propose actuellement ...


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... je me dis que ce n'est pas vraiment profilé (ou alors il y a des choses que j'ignore).

Oui, mais voilà, la vraie stratégie vient d'être annoncée (cf. article sur Mashable), et là j'ai eu comme un coup de sang de peur panique. Extrait : "“Social Ads” le réseau tant attendu qui permettra d’importer les données des actions que vous réalisez à l’extérieur au sein du réseau social (comme acheter des produits ou encore visionner une vidéo sur un site extérieur)."

Non, je n'ai pas envie que ma vie devienne une agence de dépêches de presse. Non, je n'ai pas envie que tout le monde sache quelle vidéo je regarde, quels sites je lis, quels produits j'achète, quand, où, combien, comment ? Je sais que c'est le Graal des analystes CRM, mais il y va de notre santé sociale et mentale, non pas seulement personnelle mais collective.

Pour ma part, j'ai commencé par enlever ces petites applications du type "dis-nous quels sont les pays que tu as visité?" et je suis allé dans ce menu "Privacy", qui n'est pas forcément accessible au premier coup d'oeil (il est en haut à droite) et qui est surtout paramétré quasi-complètement ouvert au départ, et j'ai tout mis à "None". Je verrai au fil de l'eau le diamètre du débit que j'accorderai à mes amis, à mes réseaux, à ceux qui ne me connaissent pas. Je recommande d'ailleurs sagement à tout le monde d'en faire autant.

Cette notion débile d'ami

http://www.casadacultura.org/arte/pint/uzeyir_lokman_cayci/pinturas_uzeyir_26_grd.jpgYannick Lejeune est passé vendredi à l'émission du midi de Canal+ pour parler de Facebook. C'était clair et synthétique. Difficile de faire mieux dans ces formats de discussions. Un des points qui a attiré mon attention car cela fait longtemps que cela me taraudait comme je l'avais déjà expliqué, est cette notion d'ami qui sous-tend les relations, mises en relations et autres formes d'interconnexion.

Il est dommage que ce mot "ami" perde son sens pour englober des notions plus vagues comme relations, connaissances, contacts... Comme disait Aristote "ce n'est pas un ami que l'ami de tout le monde". Avec Facebook, d'origine américaine, cela ne va pas aller en s'amenuisant. Dans la culture américaine, le contact est simple et on s'invite très rapidement chez l'un, chez l'autre. On discute facilement dans la rue. Mais il ne faut pas rêver. Le noyau de l'amitié n'en est que plus coriace à percer. On a l'habitude de dire que c'est dans le malheur que l'on reconnaît ses amis, ceux qui restent pour soutenir ou continuer à tendre la main, pas ceux qui jugent et disparaissent craignant d'être contaminés (il est d'usage de croire que le malheur ou la difficulté est une maladie contagieuse, comme ont pu en faire l'expérience les cadres des années 1980 qui découvraient le chômage).

Il faut être vigilant sur ce que vous aceptez comme mise en relation directe. D'autant plus avec des systèmes comme Facebook qui deviennent des vrais agences de presse de qui fait quoi, avec qui, quand. Il faut être clair avec vous-même sur l'usage que vous faites de ces réseaux sociaux. Ce ne sont sûrement pas au travers de ces plate-formes que vous aurez des amis, des vrais. Ou alors de manière exceptionelle. Ne soyons pas jusqu'au boutiste non plus.

En fait, vos amis, gardez les pour vous, c'est une denrée trop rare ; dans votre carnet d'adresse égoïste, celui de votre ordinateur, ou du calepin de votre portefeuille.


Seesmic, c'est l'éclate !

Seesmic, c'est le nouveau projet de Loic Lemeur... Après avoir porté haut le sujet blog en France, enfoncé de nombreuses portes démontrant le champ des possibles et les impacts de ces nouvelles formes d'expressions (social, marketing, publicité, politique...), il avait un peu fini par se disperser, voire s'enterrer dans le système franco-français qui ne peut empêcher le politique d'engloutir ceux qui les menacent sur le devant de la scène, pour mieux le contrôler et l'isoler. Ajoutons à cela cette caractéristique nationale qui rend suspect tout être qui développe un projet qui réussit. Tout était en place pour que Loic se retrouve confiné, coincé dans un univers étriqué fait de petits ragots et autres bassesses humaines. Finalement, l'appel de la forêt et des grands espaces l'a sûrement sauvé.

Mais cela signifie qu'un de nos entrepreneurs français les plus dynamiques a dû s'exilers aux Etat-Unis pour développer son nouveau projet. C'est une nouvelle fois révélateur des faux problèmes que l'on se crée en France, des difficultés que l'on peut mettre sur la route de ce qui ont les idées et l'énergie (lui en plus, il a même les fonds).

Comme un malheur n'arrive jamais seul, Loic vient d'exfiltrer notre Vinvin national qui avait toute la créativité qu'il fallait pour développer des choses intéressantes, et innnovantes, en phase avec les nouveaux usages de ces nouvelles formes de communication. Quelques groupes lui ont fait confiance à la marge pour développer des pilotes, mais rien qui lui permettait d'exploser comme il le mérite. Comme pour Loic, il est problable que Cyril commençait à tourner un peu en rond et à se morfondre de voir tout ce potentiel inexploité. C'est donc aux Etats-Unis que lui aussi va se développer, en tant que VP Seesmic en charge de l'animation (tombola nocturne, daily brief, cours d'anglais pour accent français...). Et voilà donc un deuxième cerveau qui quitte la France. Et autant vous dire que j'ai repris goût à suivre le site de Cyril (aka Vinvin) et le moins que l'on puisse dire, c'est que nos deux Frenchies s'éclatent !

Afin de respecter le dicton "jamais deux sans trois", je pourrai parler de ce troisième Français qui vient de s'exiler aux Etats-Unis, Dominique Strauss Kahn, mais j'ai décidé de faire une note sérieuse, qui concerne ses trempes d'entrepreneur qui quittent finalement notre pays pour trouver chaussure à leur pied. Il y a quand même un problème qui va au-delà des problèmes administratifs dont on nous rebat sans cesse les oreilles, qui concerne plus un état d'esprit général prêt à assumer des risques pour se réaliser, de manière intègre. Combien de gens se plaignent de leur travail, sans pour autant se décider à prendre le taureau par les cornes ? Combien de gens soutiennent une idée de création d'entreprise lorsqu'elle est exposée ? En général, les "ça ne marchera pas", "tu vas te planter" sont dominants... et les mouvements sociaux annoncés pour la semaine prochaine confirme que ce n'est pas près de changer.

Alors, Loic, Cyril, chapeau bas messieurs !
 



Le Hoax de la SNCF

Un hoax c'est une fausse information qui circule de manière incontrôlée....

J'ai relayé il y a quelques jours une information (SNCF, restons calmes...) qui circulait sur Internet au moment de la grève déclenchée dans le cadre de la révision des régimes spéciaux de retraites.

Mon camarade Thierry précise en commentaires de cette note que la SNCF a répondu à ces informations qui circulent sur Internet. Je vous invite donc à aller lire le communiqué de l'entreprise à cette adresse :  http://www.entreprise-sncf.com/communiq/hoax.html

Je ne considère pourtant pas que cela soit un hoax. C'est pour ma part une information qui présente des données qui méritent peut-être d'être précisées, contredites...etc.  J'avais bien précisé en introduction de cette note que c'était sûrement à prendre avec des pincettes, mais que ce qui me paraissait important c'était que pour une fois on n'allait pas rentrer dans le jeu du "qui ne dit mot, consent"...

Quelques mots en réponse au commentaire de Thierry. Je ne suis pas certain que tous les gens qui travaillent à la SNCF soient à considérer comme étant des cheminots (tous les salariés d'Air France ne sont pas des pilotes, tous les salariés d'Air liquide ne sont pas des chimistes....). Tu as plus à te consdérer informaticien, travaillant à la SCNF. Je ne pense pas que les gens  mettent tous les salariés de la SNCF dans le même sac. C'est vraiment nous prendre pour des imbéciles... Ce que nous regrettons, c'est qu'un noyau d'irréductibles abusent d'un pouvoir de nuisance sociale hors de propos avec leurs situations, et avec qui il est difficile de trouver des solutions consensuelles étant donné que cette catégorie ne peut  concevoir la discussion sociale autrement que dans une stratégie d'un autre temps faite de conflit et de renversement de la table. Ce que nous regrettons, c'est qu'on ne puisse même pas envisager de remettre à plat un système hérité d'une autre époque, qui a priori (je n'en sais rien, parlons-en) ne peut continuer sauf à ce que d'autres supportent les dégâts économiques.

En ce qui concerne la réponse de la SNCF, j'aurai préféré qu'elle passe plus de temps à nous informer un peu mieux à l'occasion de cette grève : le site Internet s'est contenté de proposer un pauvre lien caché dans un coin en haut à droite du site pour permettre de connaître l'état du trafic, et rien n'est dit en ce qui concerne la journée de vendredi et ce week-end qui font état d'un trafic très perturbé mais dont il ne faut pas parler officiellement (TGV annulés ce samedi pour se rendre Lyon, pas de trains entre Lyon et St Etienne ..., mais chut, cela ne concerne a priori que ces abrutis qui travaillent le samedi).

Sur le fond de leur communiqué, c'est confus. Cela présente des chiffres de 2004 ou 2006. La SNCF continue à nous prendre pour des gogos (la SNCF ne reçoit pas de subventions, elle perçoit des compensations de la part de l'Etat ou des Régions - elle est pas bonne celle-là ?).  C'est proche de la mauvaise foi (je cite : "Financement des retraites : 14 milliards sans préciser si il s’agit d’euros ou de francs") Je pense que l'on en est plus à savoir s'il s'agit de francs ou d'euros quand on parle de chiffres à notre époque... l'argument est vraiment minable. Et enfin "last but not least", je suis rassuré (je cite) :  "Il n’existe pas de « prime d’absence de prime » pour les sédentaires." Euh, en fait, je suis à moiitié rassuré... "pour les sédentaires" ?? Donc, cette prime d'absence de prime existe bel et bien ??

La direction de la SNCF (mais c'est pêut-être un stagiaire qui s'est occupé de la réponse) aurait eu plus intérêt à ne pas s'attacher à répondre directement au mail qui circulait. Indirectement, sûrement. Au travers d'une mise en perspective de la situation :  Origine de la mise en place des régimes spéciaux, catégories de personnels concernés (soit le % de personnels par rapport à l'ensemble des salariés de l'entreprise), modes de financements en place, problèmes relatifs à ces modes de financements...etc. Cela aurait évité à la SNCF de donner cette singulière impression de soutenir mordicus la grève et ses motivations.

Le temps de l'oxymoron

L'oxymoron est une figure de rhétorique où l'on associe deux notions contradictoires pour donner plus de la force à une réalité première : une nuit lumineuse, un silence assourdissant - Camus, se hâter lentement - Boileau...

S'il est une figure de rhétorique qui peut qualifier notre société actuelle, c'est bien celle-là il me semble, à coups de "frappes chirurgicales" et autres "ingérences humanitaires". Si l'oxymoron peut permettre de donner plus de forces au concept original en lui apportant un autre éclairage, c'est une figure qui semble malheureusement de plus en plus utilisée pour donner bonne conscience, quand il ne s'agit pas de tromper : faites des économies en période de soldes, faites un geste pour l'environnement en achetant une voiture propre...

On devrait interdire l'usage de l'oxymoron, quand il ne s'agit pas de poésie.

Second Life

Trsè bon article dans Newsweek à propos de Second Life. J'ai enfin compris les tenants et les aboutissants... L'éventail des possibilités, des intervenants (de M. Duchmol à Sony) sont clairement expliqués. Je note en passant que le fondateur (Philip Rosedale) risque un jour la crise déïque, étant donné qu'il a créé une infractructure où les gens peuvent faire ce qu'ils veulent, sans règlement a priori. A eux de s'organiser, de se policer, de se sociabiliser. Au vu de la nature humaine, cela peut laisser craindre le pire ou espérer le meilleur, on ne sait jamais.

J'ai testé il y a quelques temps, mais le logiciel m'a bien planté mon PC, ce qui a eu tendance à m'agacer quelque peu, et cela tournait (tout du moins avant que ça ne plante) vraiment au ralenti. Je n'ai pourtant pas une machine très ancienne... Bon, il faudra que je refasse une tentative.

En fait, le paradoxe, c'est d'avoir une idée à mettre en oeuvre... alors que dans le monde réel, je suis en permanence à l'affût des sujets de création d'entreprises, là je me retrouve un peu vide d'idées ou de concepts. Second Life, c'est pourtant un monde vierge, un peu comme la conquête des Amériques où quels qu'étaient vos antécédents, vous pouviez re-démarrez de zéro. Mais là, j'avoue que je suis un peu sec. Ces idées de T-shirts virtuels que les avatars peuvent acheter ont tendance à me déranger sur le plan de l'éthique... Pourtant ça fonctionne !

Bon, promis, je vais y retourner. D'autant que cela pourrait servir un de mes clients... Je vais regarder ce qui s'y fait, comment cela se fait, ce qui manque à ce nouveau monde et sûrement finir par trouver quelque chose.

Vous avez essayé, vous ? Vous y faites quoi ? Des choses en rapport avec votre vraie vie ? complètement différentes ?

Animateur de communautés online

Métier d'avenir, qui existe encore trop rarement, mais dont vous pouvez vous faire une idée au travers de l'activité de Julie pour Matelsom.
J'avais évoqué le sujet en m'appuyant sur l'exemple du secteur du disque (le MP3NAIRE). Seth Godin aborde également le sujet, mais de manière plus large en développant quelques pistes de réflexions d'une fiche de poste pour un Online Community Manager.

Des bienfaits de la difficulté

Quand on interroge les artistes sur leur biographie, revient souvent un facteur commun : personne ne les a soutenus au départ. Au contraire, la plupart ont subi les foudres de leurs proches qui souhaitaient les voir embrasser une carrière, un métier "normal". Alors, on se dit que ces proches n'ont rien compris. QU'ils étaient réac. Les cons ! Ils ont failli nous priver d'un tel talent.

En fait, je pense qu'il est normal de créer des difficultés, d'émettre des réserves, d'essayer d'empêcher quelqu'un de faire ce qu'il veut. C'est à son entêtement qu'il devra sa réussite. La motivation (la passion) doit permettre de passer outre. Celui qui écoute docilement son entourage, se décourage aux premières déconvenues, ne pourra atteindre son rêve.

Il est en de même pour la création (nouveau projet, création d'entreprise, nouveau produit, nouvelle offre...). Rares sont les circonstances ou les structures où l'on a carte blanche pour faire ce qu'on veut. Peut-être en recherche fondamentale, et encore. L'innovation ne peut se faire que par ruptures ; par projet mené en cachette de sa hiérarchie, ou de son environnement. Il faut être capable d'assumer les conséquences en cas d'échec. Il faut être capable de soutenir une initiative ratée - "Je te l'avais bien dit..." est trop facile, et inutile.

Quand on veut faire une surprise...

... le mieux c'est de ne pas forcément l'annoncer. Sinon, ce n'est plus une surpise comme on dit. Les 2 hommes politiques à avoir promis une surprise au premier tour de l'élection présidentielle se sont cassés les dents. Finalement, la surprise était pour eux.

Surclasser un client fidèle, sans forcément lui annoncer au départ. Offrir le deuxième café au client qui a prolongé et visiblement apprécié le repas. Rembourser un client non satisfait, sans pour autant que cette pratique constitue un service annoncé et automatique...etc. Autant d'initiatives qui font de la surprise doit rester un moment exceptionnel, et inoubliable pour le client.

Le MP3naire

Le Disquaire est une race en voie de disparition. D'ici quelques années (mois ?), le support physique pour écouter de la musique aura disparu...

Le MP3naire n'est pourtant pas encore au point. Bon MP3naire n'est pas le terme à conserver. On va bien nous sortir des
MP4, MP5...etc. Peut-être musinaire (animateur de musique), loisinaire
(animateur de loisirs)...

Le MP3naire, c'est le disquaire nouvelle génération, capable de faire on-line ce qu'il faisait off-line. Tous ne le pourront pas pourtant. Mais les fondamentaux sont les mêmes. Connaître son secteur, être passionné, être encyclopédique (telle version de tel chanteur a été réalisée en collaboration avec John qui avait auparavant collaboré à la production de...), être un animateur. Mais c'est vrai qu'entre faire cela dans la vraie vie ou au travers de l'intermédiation d'un écran, cela nécessite de s'adapter, de maîtriser mieux l'écrit (ou la vidéo après tout) que l'oral et la gestuelle. Il faut être capable de développer la même convivialité en mode on-line qu'en off-line. C'est possible, mais ce n'est effectivement pas donner à tout le monde.

D'autant que certains artistes peuvent assurer ce service en direct (voir le site de Christophe découvert grâce à Eric). Mais le MP3naire a pour lui de pouvoir avoir de la distance et démultiplier les connaissances. Et les conseils, et les recommandations... Si le Disquaire peut être rémunéré à la commission, à l'acte, on peut considérer que la difficulté est que le MP3naire ne sera qu'un influent. Le vendeur se fait RP expert et spécialisé. Pour autant, avec les tracking, le suivi des liens proposés en Coût par Action (le visiteur suit un lien et finalise un achat) permet de conserver un modèle lié aux résultats.

Pouvoir ne signifie pas Devoir

Ce n'est pas parce que l'on peut que l'on doit. Cas d'application expliqué chez Versac (qui me confirme au passage pourquoi j'ai toujours eu une réticence envers Jean-Marc Morandini)...

Il en est ainsi de l'utilisation des jours de grève, des jours de maladies enfant, de la crédulité des clients, de la hiérarchie...

Knut : leçon de buzz

Même Le Figaro utilse le mot Buzz dans son titre d'article. C'est pour vous dire le phénomène !

Comment s'est développée cette opération ? Un petit ourson blanc du Zoo de Berlin est rejeté par sa mère (c'est ça les ours mal léchées !). La question s'est alors posée de devoir euthanasier ce petit ourson. Las, les hommes sensibles face à ce drame du Darfour ont décidé de tout faire pour sauver ce petit être. L'histoire a commencé par faire la Une des journaux en Allemagne. La direction du Zoo a décidé de déposer la marque du nom de l'ourson : Knut ! Finalement, ce sont plus de 20 millions de résultats que vous pouvez obtenir sur Google. Un cours de l'action du Zoo qui double en une semaine.

Pas une seule production de vidéo humoristique. Pas une seule information transmise à des blogueurs influents. Knut a tout de même son blog (ouf, l'honneur est sauf). Franchement, c'est à dégouter les agences spécialisées en Marketing viral. N'importe quoi cette réussite d'amateur !

Garder le sens de la mesure

En marketing, en communication les mots pèsent. Ils ont un sens. Ce sont souvent des heures, et des heures, de réflexions pour arriver à pondre un nom de marque, une signature surtout. On essaie par là d'englober l'ensemble des significations conscientes ou inconscientes que cela va provoquer chez les futurs clients.

Quand je ne suis pas convaincu par une publicité ou une opération, je l'ignore, éventuellement j'envoie un email ou je blogue pour dire que je ne suis pas d'accord. En aucun cas, il ne me viendrait à l'idée de menacer les promoteurs de l'opération ou de saccager les produits...

Cette courte introduction pour justifier le fil conducteur de ce blog (le marketing, ça permet de raconter des histoires), mais surtout pour pouvoir aborder un sujet qui me tient à coeur depuis quelques jours à la lecture de ce qui me semble être des dérives nauséabondes. La période d'élection présidentielle est difficile, certes. Dans une conjoncture (avenir de l'Europe, intensification des échanges mondiaux vs. crispations nationales liées à des problèmes de futur énergétique ou environnemental) tout aussi compliquée...

Mais pourrait-on éviter de voir surgir des mots comme "rafle" pour parler de l'arrestation d'un sans-papier ? Pourrait-on éviter de qualifier les gens, pas n'importe lesquels d'ailleurs puisqu'il s'agit de candidats, de nazis ou fascho ? Pire, pourrait-on éviter  d'appeler à la révolte ou à l'insurrection si le résultat des élections ne correspond pas à ses attentes. La démocratie permet à chacun de s'exprimer et d'avoir des opinions. Le fragile équilibre de ce système repose sur l'admission du résultat majoritaire. Dès lors que l'on commence à user de violence verbale dans un premier temps, d'appel à la violence physique dans un second temps, on bascule dans une autre logique. L'action démocratique se réalise dans l'isoloir, voire dans le militantisme politique, et non dans des logiques de futurs miliciens.

J'aurais aimé avoir la réactivité, mais surtout le talent de Vinvin (sa note est à lire absolument !), pour vous raconter tout cela, mais j'avoue que je commence à trouver tout cela de moins en moins drôle.

Mise en garde

L'obsession de la prévention permet au moins une chose : le développement de l'activité législative et juridique (il y a désormais des tribunaux qui, ne devant pas être assez surchargés, contrôlent la conformité de visuels ou slogans de publicité...le juge comme guide suprême du Directeur de créa ! ).

D'un côté on vous pousse à consommer soit en jouant sur l'émotionnel, l'affectif, le convivial , voire l'amélioration de votre santé (les produits laitiers sont désormais proches des alicaments). D'un autre côté, pour se préserver des risques liés à la surconsommation  (étant entendu que toi le consommateur, tu es faible et que lorsque l'on te propose des produits, tu ne peux t'empêcher de les consommer... que tu es consommateur !), le législateur impose des mises en garde un peu partout : "fumer tue", "à consommer avec modération", "grignoter toute la journée est mauvais pour la santé"...etc.

Tout cela frustre le plaisir initial vendue par la publicité, culpabilise, infantilise. Je ne sais pas où on va, mais on y va. A moins qu'il ne s'agisse tout simplement d'une perte de bons sens, voire même (en poussant le bouchon un peu plus loin que prévu) de sens civique.

Le jugement du temps présent

Difficile de s'opposer, d'affirmer ses convictions, quand on est pris dans le feu de l'action. Surtout de rester fidèle à ses convictions... C'est ce que vient de faire le jeune lieutenant américain Watada. Il s'est enrôlé dans l'armée après les attentats du 11 septembre 2001. Il a servi en Corée. Très bien noté. De retour aux Etats-Unis, sa feuille de route lui indique l'Irak. Après analyse, il refuse. Pour lui, l'intervention américaine est illégale sur le plan du droit international. Par voie de conséquences, il se retrouverait contraint de commettre des crimes de guerre à un moment ou un autre. Il encourt 4 ans d'isolement.

En général, dans ces situations, on a tendance à se trouver des excuses, à fermer sa gueule et à avaler de grosses couleuvres. On applique des ordres de déportations, tout en faisant la tête pour pouvoir dire plus tard qu'on n'était pas d'accord et qu'on a tout fait pour retarder la mise en application... et puis il fallait penser à manger, à faire vivre sa famille... On explique aux gens qu'il n'y aura pas de licenciements secs. On vend des armes, et on réclame un usage raisonné de celles-ci....et puis de toute façon, si on ne s'en occupe pas, d'autres le feront. On raconte des histoires d'aliments ayant des propriétés proches des médicaments, mais on ne rend compte que de la progression des ventes, sans parler de l'amélioration des marges par une meilleur politique d'achats...

La mer est (toujours) ronde

Je n'ai trouvé que Jacques Froissant qui en parle... "La mer est ronde" est le titre d'un de ces livres. En temps normal, on lui aurait consacré un peu plus d'espace média. Mais l'abbé Pierre a occupé tout l'espace disponible.



Bon vent Jean-François Deniau.

LaTeleLibre.fr

La Télé Libre A y est, c'est ouvert ! 

Je soutiens Nicolas

Hulot (tête de chouette !). Ayant eu l'opportunité de l'écouter ce soir à Paris Blogue-t-il, j'avoue avoir mieux compris son engagement, sa démarche, le rapport de forces qu'il tente d'établir avec les politiques. J'ai un problème à la base avec les écologistes à la française (en français dans le texte), leurs gesticulations, leur absence de vision, leur absence de pragmatisme et de réalisme. Preuve en est leur formidable unité... J'ai eu peur il y a quelques semaines en voyant Hulot débarquer dans le paysage. L'explication de ce soir m'a rassuré. Cet homme n'a pas d'ego. Autrement, il aurait facilement pu faire comme Noël Mamère et faire main basse sur le parti des Verts. Au final, créer un nouveau courant dans ce troupeau et terminer l'élection entre 5 et 9% des voix... et puis plus rien. C'est toute l'intelligence du travail de Nicolas Hulot que d'avoir impliqué tous (ou presque) les candidats, afin que quel que soit celui (ou celle) qui sera élue, il puisse se rappeler à leur bon souvenir.

Bien entendu, ce rapport de forces (la seule chose que comprennent les politiques - qui ne nous pensent pas prêts soit dit en passant pour intégrer la dimension environnement à l'évolution des règles de vie en société qui s'imposeront) dépend du soutien affiché. Alors je vous engage à aller jeter un coup d'oeil sur le site www.pacte-ecologique-2007.org et à signer le Pacte écologique.

Pour les blogueurs qui étaient présents, j'espère que vous saurez relayez cette action (il ya des bannières et des vidéos "virales" sur le site). Pour une fois qu'une opération de Buzz intègre une véritable dimension sociétale, j'espère que vous saurez en faire bon usage et démontrer votre influence, votre pouvoir viral...

Pour les autres, je pense que vous n'aurez pas de mal à trouver des notes détaillées sur l'intervention de Nicolas Hulot, et j'espère que vous saurez prendre vos responsabilités.


une boulette à 2,6M d'euros

Le palmares 2007 de l'argent des chanteurs vient d'être publié par Le Figaro. Le trio de tête est composé de :
- Johnny(8,75 millions d'euros), qui a dû retourner au charbon après avoir quitté sa maison de disque originelle qui a conservé les droits... faudrait faire quelque chose pour ces vieux obligés de travailler après 60 ans ;
- Mylène Farmer (3,28 millions d'euros), ou l'anti-communication comme art de la communication ;
- Diams (2,66 millions d'euros) ;

Je reste dubitatif. D'un côté, ces gens n'ont que ce qu'il mérite. Cela n'est certainement pas dû au hasard. A noter, que ce sont des artistes qui multiplient les concerts, donc ne se contentent pas de pondre des disques et d'assurer une promotion média. Du reste, avec l'effondrement des ventes de disques ces dernières années et la refonte de l'économie de la distribution dans ce secteur, c'est rassurant de voir que les premiers sont ceux qui bossent.
D'un autre côté, j'avoue qu'à la lecture de ces textes, je me demande si je n'ai pas loupé un truc (le fait d'aller jusqu'au bac, et même de continuer après... quel c...).


Humanitaire2.0 (2)

Seth Godin prolonge le travail entamé dont je parlais ici concernant les organismes humanitaires qui déploient des stratégies Web2.0 intéressantes pour développer leurs actions. Il établit un classement des 59 "premières" associations : à découvrir
 

Bizarres arguments écologiques

Canal+ a diffusé dimanche un reportage sur la Colombie (pas grand chose à en dire...) où j'ai tout de même appris que les écologistes se sont opposés à la stratégie de fumigation des champs de coca. A priori, avec la fumigation, un certain nombre de poisons étaient déversés, ce qui permet de comprendre l'enjeu. Toutefois, au lieu que cette démarche permette de trouver une autre solution un peu plus écologique, permettant de conserver un certain niveau d'efficacité, la politique d'erradication de ces champs doit désormais être réalisée "à la main". Un certain nombre d'ouvriers sont donc accompagnés sur les champs à détruire, à raison de cinq soldats pour un ouvrier, avec contrôle de déminage au préalable... résultat, l'étendue cultivée ne cesse de progresser depuis 10 ans. Tel est pris qui croyait prendre ?

Autre exemple donné par Le Monde : 30 kilomètres du "mur" suspendus en Judée. Dans ce cas là, c'est un peu plus heureux car l'argument écologique permet de mettre un petit coup de frein à ce mur de la honte. Toutefois, je ne peux m'empêcher d'être choqué qu'il semble plus probant d'attaquer un tel projet selon l'argument que cela porte atteinte "à la flore et la à la faune,  empêchant en particulier les déplacements naturels des animaux". Les humains sont-ils si peu importants ?

Bayrou, ou la mauvaise tactique marketing

Un souci quasi permanent des marketeurs et autres communiquants, c'est d'établir un dialogue, si possible constructif et bénéfique,  avec leurs interlocuteurs. Qu'ils s'agissent de prospects, de clients, de partenaires, d'actionnaires...

Qu'est-ce qu'une opération loupée ? On peut dire que c'est une opération qui ne génère aucun retour, aucune réaction. Je crois que le pire n'est pas la controverse, c'est le silence, l'ignorance. Dans ce cas, plusieurs cas de figures se font jour. Certains s'en prennent à eux-mêmes et font le constat qu'ils sont passés à côté (discours pas clair, mauvais timing, mauvais canal...etc.). Ca arrive parfois. D'autres en revanche se défaussent. Ils s'en prennent à leurs intermédiaires, ou pire encore, à leurs destinataires : "De toute façon, ces cons ne comprennent jamais rien."

Depuis que F. Bayrou a fait le constat que son absence de charisme naturel était reconnu à sa juste valeur, que la complexité de son discours ne suscitait aucune adhésion, que la platitude de ses idées ne faisait réagir personne..., bref qu'il était inexistant, pour ne pas dire inutile dans le paysage politique français, F. Bayrou a décidé que le problème ne venait pas de lui. Tel G. Marchais dans les années 80, ou JM Le Pen dans les années 90 - ce qui confirme le positionnement qu'il est en train d'adopter, il adopte la posture du "laissez moi parler", "vous cherchez à me baillonner", "il y a un complot".

M. Bayrou, déjà quand le produit est mauvais, c'est difficile. Mais quand on ajoute à cela de mauvaises tactiques, c'est à se foutre dans le mur tout seul.

Il est en bas l'Huchon

Les hommes politiques ont la fâcheuse tendance à nous promettre de mettre fin aux dérives de leurs prédécesseurs... Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile de France, ne fait pas exception à la règle. La précédente équipe avait fini dans des procès concernant le financement de lycées. Jean-Paul avait promis qu'avec lui, cela ne serait plus. Effectivement, cela n'est plus. C'est autrement.

Selon Le Monde :
"Jean-Paul Huchon est soupçonné d'avoir poussé la région Ile-de-France à choisir les sociétés Image publique et Sertis pour
assurer sa communication aux Festivals de Cannes de 2002 et 2003, alors
que son épouse était salariée de ces entreprises. De même, il lui est
reproché d'avoir choisi la société LM Festivals
, dont sa femme
était salariée, pour organiser, en 2003, le Festival international du
film d'environnement. Jean-Paul Huchon est également poursuivi pour
avoir fait embaucher, en
avril 2004, son épouse au conseil régional, au poste de directrice du
festival. Au total, le montant des marchés signés par ces trois
sociétés est estimé à environ 170 000 euros."
 

ça fait beaucoup de contrats à chaque embauche... Je suis de ceux qui sont d'accord avec le concept de présomption d'innocence, mais il y a des fois, on a envie de baisser les bras (au bout des bras étant une hache qui s'abattrait malencontreusement sur la tête de la présomption d'innocence...). D'autant que le seul arguement de défense que j'ai pu entendre (France Infos) était que M. Huchon n'était pas au courant des emplois de sa femme. Ben voyons !

- Alors mon cher Huchon, elle travaille où votre femme ?"
- Ah je n'en sais rien mon bon ami. Nous ne parlons jamais travail à la maison."

On n'est plus à une indécence près.

La télé libre, c'est pour le 24 janvier

John Paul Lepers annonce le lancement de son projet telelibre.fr pour le 24 janvier. Son lancement est à regarder ici.

Il nous apprend entre autres choses que c'est le début d'une nouvelle forme de média qui se développera via abonnement à partir de mai / juin (parce que la liberté a un prix ?) - il sera intéressant de voir comment réagissent les "webspectateurs" par rapport à ce modèle économique qui pourrait en inspirer d'autres si ça fonctione; et qu'il a cinquante ans (il utilise du Q10 le JohnPaul ?).

Pour ma part, j'attends avec impatience le lancement car j'apprécie le ton et la démarche de ce journaliste qui fait plutôt bien son métier.

Les blogs ou la nature humaine

Il est une phrase que je cite dans ma présentation des blogs qui dit, en gros, que les blogs sont un reflet de l'état d'esprit des gens... J'avais pointé quelques problèmes liés à cette nature humaine :

Concernant l'anonymat qui permet de "balancer" bien à l'abris derrière un clavier :
- Blogs anonymes : http://jbp.typepad.com/jb/2005/10/blog_anonyme_.html
- Ces corbeaux anonymes :  http://jbp.typepad.com/jb/2006/11/ces_corbeaux_an.html

Concernant également cette pauvreté qui tend à ressortir de ces espaces de libre expression :
- Ce qui intéresse les gens : http://jbp.typepad.com/jb/2006/10/ce_qui_intresse.html
- A qui et à quoi ça sert :  http://jbp.typepad.com/jb/2006/10/a_qui_a_sert.html

Pourquoi je reprends ces notes ? J'avais évoqué il y a quelques temps une conférence en expliquant qu'il ne me paraissait pas pertinent d'y assister (http://jbp.typepad.com/jb/2006/11/pourquoi_je_nir.html).

Finalement, je regrette de ne pas y être allé...

La venue de Shimon Peres aurait suffit pour moi. Mais en plus, il se trouve que le Networking était de très bonne qualité. Effectivement, il y eu des interventions de F. Bayrou et N. Sarkozy (S. Royal s'excusant...). Elles n'ont pas duré bien longtemps par rapport à l'ensemble des 3 journées. Ceux qui ne voulaient pas écouter ont-ils été enfermés dans la salle à ce moment là pour se sentir otages comme certains ont pu l'écrire ? Au-delà des péripéties de la campagne électorale qui commence, ce que j'ai pu entendre de leurs interventions ne révèle qu'une chose : un Sarkozy ou un Bayrou n'ont pas la carrure d'un Peres, et c'est regrettable pour les élections qui s'annoncent.

Le patron de Six Apart Europe qui a organisé cet évènement a probablement pêché par excès d'optimisme. Après tout, ce n'est pas son métier d'organiser un tel évènement. Qu'on apprécie ou non cet homme, peu importe. il n'en reste pas moins qu'il prend des risques, qu'il tente, qu'il se démène... Que ceux qui sont planqués derrière leur écran se bougent le cul pour concrètement faire bouger les choses. On comparera les résultats. La France est (trop) pleine de juges arbitres, de sélectionneurs d'équipes de foot, de Présidents de la République....

S. Peres a ainsi expliqué lors de son intervention (je schématise) que les avancées technologiques, et ses corrollaires que sont par exemple les blogs, oeuvraient pour la paix. Qu'un monde nouveau était en construction...
J'ai bien peur au vu de ce que je lis un peu partout que ce nouveau monde ne va pas donner grand chose. Qu'il est dans la nature humaine de privilégier les susceptibilités d'ego, de salir, de s'affronter pour le pouvoir, de donner des leçons, de dominer. Le monde virtuel est en train de devenir une sale réalité. Cela correspond tout à fait au dernier livre de Werber dont je parlais dans cette note (Le papillon des étoiles). Il n'aura pas fallu plus de quelques mois à la petite communauté ayant fui la Terre, avec l'intention de recréer un nouveau monde exempt des erreurs passées, pour affronter le premier meurtre, la première prison, la première police, la première bataille rangée entre "pour" et "contre", la première constitution...etc.


L'humour belge est-il trash ?

La télévision belge n'a pas fait les choses à moitié pour mettre sur la table un sujet récurrent des discussions politiques qui agitent ce pays : l'opposition entre flamands et wallons et les vélléités nationalistes, voire séparatistes, de chacun des 2 camps.

France2, il me semble, avait touché il y a quelques mois au concept de la politique fiction avec Béatrice Schoenberg. L'émission avait été annoncée à grands renforts de "reportages teasing" les jours précédant  l'émission pour expliquer qu'à partir d'études et rapports scientifiques, était développé un scenario catastrophe, qui portait sur la fin du pétrole... L'émission n'a pas pris d'ailleurs. 

Les Belges quant à eux ont choisi la méthode, simple et franche à leur image, de ... la grande claque dans la gueule ! (Différents articles consultables ici)

Afin d'aborder le sujet des risques de partition entre Flamands et Wallons, la RTBF a démarré son émission par une interruption de programme annonçant que la partie flamande de la Belgique avait fait sécession, que le Roi avait quitté le pays, que c'en était fini de la Belgique.... pour expliquer une demi-heure après qu'il s'agissait d'une mise en situation afin d'ouvrir le débat.

Je ne sais trop quoi penser de cette initiative, mais je suis plutôt réservé sur cette méthode. On pourrait en faire de bonnes blagues belges afin de renouveler notre stock en France qui s'épuise de la mort de Coluche.

En fait, cela me semble un peu dangereux. Heureusement, il n'y a pas eu de réactions hystériques immédiatement qui auraient pu provoquer des dégâts autrement plus violents. Je ne suis pas certain que la télévision, et le journalisme gagnent grand chose à jouer cette mauvaise farce de la manipulation, de la fausse information présentée comme une vraie. Est-ce la course à l'audimat qui pousse une rédaction d'informations à jouer la surenchère sur les programmes de "diverbrutissements" afin de  rendre attrayant un programme de débat de société ? Quelque part cela voudrait dire que la bêtise humaine poursuit son oeuvre...

A contrario, et au-delà du sujet traité par l'émission, si cela peut permettre que les gens prennent un peu de recul sur ce qui est diffusé et apprennent à rester vigilants, pourquoi pas ? Mais je ne suis pas certain que c'était l'objectif de la production.

Le pourquoi du comment...

Le pouvoir appartient à ceux qui posent des questions. Il suffit d'écouter les journalistes pour s'en rendre compte. Elkabach qui sermone ses interviewés le matin sur Europe 1. Cela lui permet même de parfois jouer sur la mauvaise foi, en se faisant l'avocat du diable. Juste pour provoquer. D'ailleurs, les journalistes ont même institué une émission dont le titre résume cette notion de pouvvoir : "Le Grand Jury" (RTL / Le Monde).

Ce qu'il ressort d'une interview ? Un jugement sur le questionné. Jamais sur le questionneur... on va trouver une réponse incomplète, hésitante, inintelligente. On entend rarement "à question con, réponse con". Pourtant cela pourrait souvent s'appliquer. Mais, comme le disait Roselyne Bachelot sur Public Sénat l'autre jour , il faut considérer 3 aphorismes vis-à-vis des journalistes :
- les journalistes ne sont les amis de personne;
- on a toujours tort face à un journaliste;
- les journalistes aiment qu'on leur mâche le travail
Le troisième point permet de solutionner les problèmes des 2 points précédents.

Il en est de même en entreprise. Scène de bilan annuel sûrement rencontrée par beaucoup : "Alors, que pensez-vous de vos résultats ?", "Comment pensez-vous les améliorer ?", "Quels sont vos leviers de progression ?" ...etc. Vous êtes un enfant qui passe devant son maître. Autocritique camarade. Scène de confession des temps modernes.

Autre point concernant ce monde du pouvoir des questions. La distinction entre le pourquoi et le comment. A la question "Comment", vous trouverez ou obtiendrez toujours une réponse. Celle-ci méritera parfois d'être précisée, mais elle offre la possibilité de proposer de l'action. Derrière le Comment se cache l'acte. Si vous cherchez à réellement déstabiliser un interlocuteur, emmenez-le sur le terrain du "Pourquoi ?"...  Derrière le pourquoi se cache le sens.

Humanitaire2.0

Je crois beaucoup au développement du militantisme sur le Web au travers des blogs (en émission, et en réception), et à la formidable opportunité que cela constitue pour les associations humanitaires.

Seth Godin, qu'on ne présente plus (ça fait toujours pro d'écrire ça, genre si tu connais pas t'es vraiment hazbine en marketing !), propose une simple planche de 6 points d'actions pour les associations qui voudraient exploiter le média Web. C'est à lire ici.

Une petite réserve pour les points 5 (Squidoo) et 6 (Digg-it) dans un contexte franco-français, qui nécessiteraient alors des adaptations pour utiliser des services équivalents français. Autre point que j'ajouterai personnellement : donner la parole aux gens de terrains, pour faciliter l'échange direct.


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TF1 et TBWAFrance lancent la Staracomedy

Parcourant la CBNewsletter du matin, je découvre cette brève :

TBWAFrance et TF1 lancent une association de conseil en communication

Le groupe TBWAFrance et TF1 annoncent la création de Nouvelle Cour une agence de communication au statut associatif implantée à la Courneuve et destinée à accueillir cinq à six jeunes diplômés de BTS pour leur proposer un premier emploi pour une durée d'un à deux ans maximum. Bien qu'associative, la structure aura les mêmes missions et les mêmes tarifs qu'une agence classique. Elle sera parrainée par TBWAFrance, TF1 et SNCF (clients de la nouvelle agence), le cabinet d'avocats Lartigue Tournois & Associés, et BNP Paribas (autre client de Nouvelle Cour).

Moi, ça m'a donné un coup de sang cette nouvelle...

- un annonceur/éditeur/régie qui monte une structure commune avec une agence de com/pub, ça me dérange, mais bon, on ne s'étonne plus de rien
- que cette structure soit en plus associative, et non un projet d'entreprise, cela me dérange encore plus
- "la structure aura les mêmes missions et les mêmes tarifs qu'une agence
classique"... Ben voyons, une structure qui accueille cinq à six jeunes
diplômés niveau BTS peut bien évidemment prétendre facturer au même
niveau qu'une agence composée de professionnels chevronnés. Donc, c'est une agence, mais pas vraiment, c'est l'école de la vie, c'est l'entreprise de formation, le réceptacle à stagiaire

- Nouvelle cour : allez les jeunes, on vous a construit un bac à sable.
Quand vous saurez faire des pâtés, vous pourrez postuler pour jouer
dans la Cour des Grands

- paupérisation organisée
- que des clients profitent et soutiennent cette initative est troublant

Allez, je propose qu'on monte le blog "Nouvelle cour", que l'on présente les cinq ou six jeunes diplômés. Que ces derniers nous racontent semaine après semaine ce qu'ils ont fait, ce qu'ils ont appris... afin que nous puissions tous voter le vendredi soir en prime pour savoir lequel on remplace pour le lundi matin suivant.

Le côté obscur de la force

Il est clair qu'en ces temps de mondialisation, de libéralisme à tout va, de libre circulation des personnes, de libre échange des produits... il est important que les frontières soient bien gardées. L'important, c'est la sécurité. Il ne faudrait tout de même pas que la libre circulation des biens et des personnes dégénère jusqu'à créer des sociétés métissées. Le problème avec la sécurité, c'est le coût humain et logistique. De nombreux pays choisissent d'ériger des murs frontières. D'autres développent des milices (citoyennes s'entend). Mais tout le monde attend avec impatience l'arrivée de ces robots qui nous permettront de nous déculpabiliser. Les "frappes chirurgicales" (ce sont des frappes qui soignent ?) ne sont pas encore vraiment au point. Donc, on met le paquet sur les drones, les systèmes de viéo-surveillance.

Le film que je vous présente ci-dessous fait un peu froid dans le dos. En vous disant qu'il s'agit de Samsung, il va être intéressant de voir l'impact que peut avoir une telle activité sur l'image de la marque. Samsung est en effet plus connu pour ses téléphones portables (17% de parts de marché au troisième trimestre 2006 en Europe selon le dernier rapport IDC, en progression de 20% par rapport au T3 2005). Or, comme on peut le lire dans les commentaires du film sur Dailymotion, certains s'interrogent sur le soutien à cette entreprise.

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Lettre ouverte à M. de Rothschild

Monsieur,

Vous avez souhaité permettre au journal Libération de poursuivre son aventure. Vous avez pour cela déjà investi des montants élevés. Dans un premier temps, vous avez renouvelé votre confiance à l'équipe fondatrice, pensant que ces gens vous seraient redevables de votre soutien, tant financier que moral. Vous n'avez pu que rapidement constater que sous couvert de défense de l'indépendance, ces gens n'étaient préoccupés que de leur liberté, si coûteuse soit-elle. En homme d'affaires avisé, vous avez pris votre décision et tranché. Vous êtes à nouveau prêt à remettre de l'argent dans cette structure -  5 millions d'euros personnels permettant de procéder à une augmentation de capital de 15 millions d'euros si j'en crois ce que je lis dans Libération : http://www.liberation.fr/dossiers/liberation/serge_depart/218381.FR.php (pour l'anecdote, j'espère que vous noterez que les articles sont rangés dans un dossier "serge_depart"...). En contre-partie, vous souhaitez une véritable remise en cause du fonctionnement du journal. Est-ce réellement envisageable dans ce type de structures ? Est-il raisonnable de confier cette mission à un homme du sérail ?

Je n'ose imaginer ce que l'on peut faire avec 15 millions d'investissements. Enfin, si, en fait. Sûrement démarrer une belle aventure. Mais appliquer un lifting sur une vieille décrépite, je n'y crois pas. Ce n'est pas un problème de chirurgie plastique. C'est un problème de génétique. Il n'est qu'à aller lire les réactions à la note de cette personne pour comprendre. Certaines réactions proviennent même de gens sont censés se dire "pourquoi pas ?", mais qui sont génétiquement programmés pour donner des leçons, donc refuser des avis.

La presse française va mal ? Sûrement. Elle est la plus chère d'Europe, la plus mal distribuée, la plus parisiano-parisienne, la plus entâchée d'inceste politique et économique, la plus arc-boutée sur des principes qui refusent les évolutions technologiques en cours, celle où il existe le moins de concurrence... La crise de confiance de la population envers ces médias est consommée. A l'heure des manifestations des banlieues il y a à peine un an, des journaux comme Libération ou Le Monde appelaient les internautes à télécharger les photos qu'ils prenaient sur le vif. Le résultat ? Ces médias ne reçurent que quelques dizaines de photos, tandis qu'un site comme Flickr en recevait des milliers par jour. Quelques journaux ouvrent la porte aux commentaires sur certains articles proposés au travers d'Internet. La faiblesse des participations ne peut que poser des questions. Comment expliquer qu'un journaliste de renom comme Alain Duhamel ait encore du travail, après avoir écrit un livre présentant les présidentiables oubliant Ségolène Royal. Les journalistes de notre époque étaient avec nos hommes politiques et nos décideurs sur les mêmes bancs de l'école, ils ont fait les mêmes études, ils dinent dans les mêmes brasseries.

La relation ne peut plus se faire selon un seul mode de distribution. Les entreprises ont commencé à sérieusement le comprendre depuis un certain nombre d'années. Seuls les groupes de presse semblent ne pas avoir pris la dimension de cette évolution. Ce qui fait la valeur journalistique, c'est l'investigation, pas l'éditorial. Que ce travail soit relayé sous forme de textes, de bandes sons, d'images, sur ordinateur, sur téléphone, au travers de la télévision, ou sur papier est un problème de technique et de logistique. La seule vérité qui me semble pertinente est qu'Internet constitue le coeur du système, avec ses synapses et ses organes. C'est évidemment une autre vision que ce qui peut exister actuellement, notamment quand on essaie de nous vendre de la dépêche d'agences de presse pour du travail de journaliste d'investigations.

Des projets nouveaux voient le jour. Qu'ils s'agissent de sites Internet verticaux d'informations, de sites relayant de l'audio, de la vidéo... Pourtant aucun nouvel Express n'émerge à ce jour. Peut-être un problème d'époque ? Peut-être aussi un problème de soutien ? Hors, si vous souhaitez investir 15 millions d'euros, je ne saurai que trop vous suggérez de découvrir ces sites, d'aller lire les suggestions et les idées qui existent en libre accès. Vous trouverez sûrement des gens frais, motivés, qui ont des projets de développements. Ne gaspillez pas une telle somme pour entretenir une traction alors que vous avez la possibilité de créer le nouveau moyen de locomotion de demain.

Quand l'Etat perd le contrôle

Une des fonctions importantes d'un Etat est le contrôle. Encore faut-il définir ce qu'il veut contrôler, et ce qu'il peut contrôler.

A ce sujet, 3 anecdotes récentes qui sont révélatrices de l'obsolescence de notre organisation.

1 - Les gendarmes et les policiers maintiennent chacun séparément des fichiers recensant toutes les personnes inculpées dans une "affaire". On vient de se rendre compte il y a peu qu'il serait peut-être bon de rapprocher les 2 systèmes pour en faire un unique. Effectivement, ceux qui sont interpelés par la police peuvent être inconnus de la gendarmerie. Ou alors posséder une fiche différente selon qu'il s'agisse des informations connues de la police ou de la gendarmerie. Résultat, de mémoire, une quinzaine de millions d'euros à investir pour fusionner les 2 bases, bien entendu avec un objectif de fin 2008, et mettre en place un nouveau système unique.

2 - Article de ce jour dans Le Monde : Les fichiers de police sont mal contrôlés et peu mis à jour... On y apprend ainsi que se posent : "le problème de la mise à jour des fichiers, jugée lente et incomplète ;
de leur vérification par les citoyens, mal informés ; de leur
utilisation dans les enquêtes administratives."
Ou bien encore (et cela peut expliquer le montant évoqué ci-dessus) : "Parmi les neuf fichiers de police recensés..." Et l'article se pouruit ainsi concernant le problème des droits d'accès pour connaître les informations qui peuvent concerner des particuliers...etc.

3 - L'article ci-dessus évoque une commission où l'on retrouve la CNIL évidemment. Sauf que face à l'explosion du numérique, les ambitions initiales de cette Commission se révèlent de facto infaisables. On apprend ainsi que "cette dernière se trouve actuellement en "cessation de paiement", selon son président, Alex Türk, qui a interpellé fin octobre à ce sujet le premier ministre, Dominique de Villepin". On pourrait se dire qu'il s'agit encore d'une exception française que de vouloir disposer d'une structure centralisée contrôlant le champ numérique. En fait, Un article du Nouvel observateur traitant de ce sujet nous apprend  qu' "Avec un budget de 9 millions d'euros et un
effectif de 90 personnes, "la Cnil a le plus faible budget de toutes
les autorités indépendantes similaires en Europe
".


Que faire de sa jeunesse ?

Jean-Jacques Servan Schreiber est décédé. Je sais, ce n'est plus une information. Ce que je retiens de la bio, c'est qu'il a créé l'Express à 29 ans. Cela me rappelle que Jacques Baumel était Secrétaire Général de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale a 24/25 ans à peine (En gros, Secrétaire Général cela veut dire qu'il avait la main et la décision sur l'organisation et les finances...).

Qu'est-ce que je foutais à 29 ans ? Je crois me rappeler que je devais être en train de me faire broyer dans une holding d'un grand groupe de distribution spécialisée qui refusait de me faire partir aux Etats-Unis par manque de dipômes conformes avec la législation interne des grilles de statuts,  mais je m'égare...  De toute façon, je m'étais donné 30 ans pour prendre mon envol. Finalement, j'au eu 2 ans de retard sur mon plan de bataille. Mais mon envol n'a rien à voir avec ces parcours que je cite plus haut. Il y avait dans ces actes une volonté de changer le monde. J'ai l'impression que c'est un état d'esprit que l'on ne retrouve plus aussi fortement de nos jours. Embourgeoisement général. Primauté de la stratégie du  sauve-qui-peut-personnel.

Et vous, qu'est-ce que vous fout(i)ez à 29 ans ? Vous créez un blog qui aura l'assise de L'Express dans quelques années ? Ou vous attendez la sortie du Zune, parce qu'il vous le faut absolument ?

Les Anglais se tripotent le mobile

Une étude réalisée par la Sheffield Hallam University et Virgin Mobile rapporte que les hommes anglais considèrent leur téléphone mobile comme un symbole important de leur statut, plus spécialement en ce qui concerne l'attraction du sexe opposé. L'étude révèle que dans une époque où règne la technologie, où prédomine l'esprit de compétition, les hommes considèrent que leur téléphone est un argument pour les aider à impressionner les femmes. L'étude a observé le comportement d'hommes et de femmes en différents lieux comme les restaurants, les bars, les cafés, les centres commerciaux et les pubs.

A priori, plus il y a d'options (MP3, camera...), plus les hommes sont fiers de leur joujou, qu'ils n'hésitent pas à montrer en public pour impressionner la galerie : en situation de cour auprès de la gente féminine dans un premier temps, mais également pour éloigner les rivaux. L'étude n'évoque aucunement l'impact de la fonction vibreur sur la gente féminine...

Je vous rappelle qu'il s'agit d'une étude portant sur les hommes anglais. Les Français ne sont bien entendus pas comme ça, surtout à Paris...

Ces corbeaux anonymes

Il y a quasiment un an, je donnais mon point de vue sur les principes du "blog anonyme". Comme d'habitue, la bassesse humaine a des limites qu'on mésestime. Ainsi, depuis plusieurs jours, cette grande spécialité de la dénonciation masquée, sournoise, pleutre, couarde... a trouvé des débouchés nouvelles avec le pré-lancement de la campagne présidentielle et la vidéo. Ségolène Royal en fait les frais. Même pas besoin de faire des montages compliqués. Il suffit de diffuser des extraits bien choisis. Et rien de mieux que des extraits de réunion de travail, où l'on est censé se débrider les neurones pour explorer tous les champs des possibles.

Ce qui est inquiétant, c'est cette délectation des médias pour reprendre "l'affaire" sans qu'aucuns n'émettent simplement la réserve que si l'on s'amusait à diffuser des extraits de réunions de rédactions, de débats sur la ligne éditoriale, cela pourrait produire des séquences loin de l'image, ou des décisions, finalement arrêtées. Si l'on diffusait les réunions de travail du FN ou de Lutte ouvrière, nous aurions droit à des séquences croquignolesques. Avec ces nouvelles technologies, il va même falloir se contrôler pendant les phases de réflexions et d'analyses. Cela risque de faire très mal aux débats (et encore plus aux innovations).

Analogie mobile

Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut: L'art de péter

Petit livre dont je ne vous raconterai pas les détails, qui permet de "sentir" que cette époque que l'on qualifie de Lumières qu'est le XVIII siècle avait aussi ses côtés pédants. Pour ma part, je pense que l'auteur de ce livre, publié en 1751, livre une moquerie de cette période pre-scientifique où l'on discutait avec forces intelligence dans des salons de tout et de rien. Mais on en parlait bien. Quel que soit le sujet qui était abordé, les discussions prenaient un caractère encyclopédique. Notre caractère national de donner une vision et une définition universalistes, mais surtout d'avoir un avis sur tout, à toutes choses humaines provient probablement  de cette époque ? Mais peut-être ai-je l'esprit un peu taquin en considérant que l'auteur n'a pas voulu se moquer ouvertement de la façon de parler en public de ses congénères. D'ailleurs, ils pétaient tellement plus haut que leur cul à l'époque que beaucoup l'ont pris pour un mauvais ouvrage scientifique.

A notre époque, on ne parle plus, on téléphone... Il en est du téléphone mobile comme du pet. On est rarement dérangé par le sien. En revanche ceux des autres nous importunent souvent. Comme à cette époque pas si lointaine, on peut s'arranger pour se faire appeler pour couper court à une discussion, une réunion qui commence à devenir lassante. On personnalise sa sonnerie. Certains se mettent en mode vibreur, ou en silencieux...

Il ne reste plus qu'à rédiger un petit manifeste scientifique sur l'art de téléphoner.

L'invention de la poterie

Personne ne connaît l'inventeur de la poterie. Et pourtant... sans cette invention : impossible de stocker du grain, des liquides, de la nourriture. Bref, impossible de commencer à structurer une démarche d'économie, de lisser dans le temps la consommation des produits et ne plus être à la merci de la moindre disette, de dégager du temps pour se livrer à d'autres activités...


Bienvenue dans un monde libre

Le monde libre se défend. Pour se déplacer, il met en place des contrôles drastiques aux aéroports. On se demande si on ne va pas finir par voyager tout nu. Là, on sera vraiment libre.

Dans le monde libre, le principe du commerce c'est de développer la rétention. Paradoxe ? C'est ainsi que changer de banque, changer d'opérateur téléphonique, changer de société de leasing pour la voiture, changer de carte de fidélité... se fait librement. Mais il faut accepter quelques barrières administratives qui, en général, vous épuise avant d'avoir amorcer la moindre démarche. Le principe du commerce, c'est aussi de mettre en place des barrières filtrantes à l'entrée des produits ou des services de sorte qu'il est facile de sortir, mais difficile de pénétrer. L'OMC pour le monde libre, c'est en quelque sorte la préservation du stérilet commercial. Raison pour laquelle les pays en voie de développement voudraient être libres. Pour pouvoir facilement exporter leurs produits. Dans le monde libre, on supporte que son voisin soit libre, dans la mesure où il est libre comme nous. Sinon, on n'hésite pas à lui expliquer au forceps comment c'est d'être libre.

Je me demande si on n'est pas un peu en train de perdre une bataille...

Les vieux réflexes de l'Administration

Ce qui est admirable avec l'Administration, c'est la constance avec laquelle elle sait s'inviter dans les débats d'innovations pour en retirer les bénéfices...

C'est ainsi que l'administration allemande est en train de mettre en place une sorte de redevance TV qui concernerait les nouveaux appareils de diffusion : ordinateur, téléphone, Ipod...etc. A n'en pas douter, l'idée ne devrait pas tarder à séduire la France, selon un vieux principe de marketing viral fiscal. Déjà l'Europe est en train de se poser des questions sur l'intérêt d'une directive qui classerait tout diffuseur d'image vidéos (et oui, vous et moi avec nos petites caméras mobiles ou non...) dans la catégorie "diffuseur TV", soumis bien entendu à licences...


17 octobre

(JPEG)  J'ai toujours une pensée émue le 17 octobre. C'est la Journée mondiale du refus de la misère... vaste programme, qu'il est bon de remettre sur le devant de la scène de temps en temps. C'est l'association ATD Quart Monde qui est à l'initiative de cette journée.

J'ai passé 3 ans il y a quelques années dans cette association, en donnant un peu de mon temps à cette époque pour organiser 3 évènements par an pour des familles des Yvelines (Noël une sortie culturelle et fête de fin d'année). C'est ainsi que j'ai participé au montage de 3 pièces de théâtre avec le soutien d'un copain qui était régisseur au Centre de Musique Baroque de Versailles. Chaque semaine, les répétitions. Chaque semaine il fallait aller chercher Marie-Thérèse aux Merisiers à Trappes (je sais que l'exclusion n'est pas à sens unique), et d'autres à Versailles (oui, oui, au fond de Versailles, il y a des immeubles qui proposent des logements situés au niveau des caves, autrement dit accessibles en descendant...).

C'était un vrai bonheur de sortir ces gens de leur quotidien et de les voir travailler avec des pros ou semi-pros qui acceptaient de jouer le jeu. Tout cela se finissant en fin d'année par LA représentation, avec costumes et instruments d'époques.

J'avais moins apprécié les réunions format polit-buro que l'on essayait de nous imposer et qui ont fini par se heurter à l'organisation très "libérale"  de notre groupe en charge des évènements (quand on peut faire une réunion d'avancement dans un restau, je ne vois pas pourquoi on se martyriserait à s'enfermer dans une obscure salle de classe... cela n'empêche pas d'être aussi productif et conscient des enjeux). Mais bon, j'en conserve une des meilleures expériences humaines que j'ai pu vivre jusqu'à présent.





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Le machin citoyen

Normalement, la grande tendance du moment et avenir proche va être d'ajouter le terme "citoyen" pour qualifier toute nouvelle opération...

C'est le grand débat des politiques qui veulent forcément inscrire leur programme dans une démarche citoyenne. A ce sujet, je trouve que la dernière production de Zazon est particulièrement pertinente dans sa carricature du sujet.

C'est dans ce même ordre d'idées que j'ai entendu ce matin qu'Endemol allait développer à partir de l'an prochain une nouvelle chaîne TV (à se demander comment vont se gérer les rapports entre Endemol producteur d'émissions pour les chaînes et Endemol diffuseur de programmes...). L'info est divulguée ici Comme vous pourrez le lire, c'est le ballon d'essai site Web permettant de regarder gratuitement les émissions d'Endemol qui a motivé les patrons du groupe. A n'en pas douter, faire ensuite le chemin inverse de solliciter des contributeurs pour alimenter la chaîne de TV ne sera pas très compliqué à penser... D'ailleurs, la filiale UK d'Endemol vient de signer un partenariat avec un site de partage de photos afin de développer un nouveau concept d'émissions.

La sauce "citoyen" a toutefois ceci de fragile que cela peut très vite dériver, comme l'explique Henri reprenant un article paru dans la revue Epok (Fnac), sur des sujets moins "citoyens" comme la délation du voisin.

Conseil de concept immonde : une émissions "citoyenne" faite à l'aide des images prises par des caméras de surveillance. Les spectateurs envoient par SMS le nom des fauteurs de troubles qu'ils reconnaissent. Le premier qui répond juste gagne le premier prix...



Développement de la vidéo

Il devient coutumier pour chacun d'aller butiner sur Youtube, Dailymotion, Google Videos...etc. et de découvrir des contenus vidéos.

Les marques, et les grands réseaux de diffusion vidéos, ne manquent pas de suivre ce phénomène. Je m'étais dit qu'il fallait que je fasse une synthèse de ce secteur en pleine ébullition, mais comme j'ai les neurones un peu en compote en ce moment, j'ai un peu tardé. Je vous renvoie donc sur le site de Pierre Chappaz qui m'a devancé en rédigeant cette fameuse synthèse que j'avais en tête. Et si vous n'étiez pas convaincus qu'il s'agit des prochains boulversements à venir, vous pouvez constater que même la Silicon Valley a besoin de faire le point.

Complément : Très bon article du Guardian sur le sujet également, concernant  le développement  des usages au travers des téléphones mobiles.

La fin des dinosaures...

On ne sait jamais quand c'est la fin. C'est sûrement ce qui fait le sel de la vie, ou d'une aventure. Pourtant l'analyse de la Raison devrait parfois conduire à développer cette prise de conscience. C'est parce que les dinausores ne possédaient pas cette faculté qu'ils n'ont rien vu venir.

Nous assistons actuellement à un changement d'ère, où de vieux dinosaures (vieux et dinosaures, vous imaginez !) ne semblent pas avoir pris conscience de l'extinction en cours. Il en est ainsi du Jospinus austericus qui avait pourtant annoncé tirer sa révérence il y a peu. Mais que voulez-vous, l'instinct de survie est parfois violent. Et c'est de la sorte qu'on loupe une sortie pour sombrer dans le pathétique. Egalement en cours, la disparition du Giscarosaure qui replonge dans sa mémoire et dans le débat national alors qu'il avait réussi à s'élever un peu dans l'au-delà européen. A noter au passage que le Giscarosaure rappelle à notre bon souvenir le Miterrandothèque en rappelant leur dernière rencontre : "mon cher Giscarosaure, il y avait bien un accord avec le Chiracopithèque pour assurer votre perte en 1981...". Le Chiracopithèque, justement, qui voudrait être le premier à disparaître debout et ne sait comment gérer son départ pour s'assurer malgré tout une bonne place dans les manuels d'histoire, mais sent bien que celle-ci est intransigeante... On pourrait également parler du Strausskahnisse, du Fabiuzipare...

Dans le monde de l'économie, il en est de même en ce qui concerne les milliers de PME dirigées par des hominidés agés de plus de 70 ans qui continuent vaille que vaille à s'accrocher à ce qui leur semble être leur vie... au risque que tout soit parterre le lendemain de leur départ définitif. Durer, c'est procréer. On constate toutefois une évolution justement de certaines nouvelles espèces qui n'hésitent plus à passer la main très tôt, sentant bien qu'entre le défrichage et le jardinage, il y a une réelle différence. C'est ainsi que Michel de Guilhermier passe la main pour ne pas finir en vieil aigle surplombant un conseil d'administration aux ordres. Se retrouvent dans cette situation des gens comme Marc Simoncini, Pierre Chappaz ... Comme si ces gens abordaient différemment le rapport à l'argent, au pouvoir, au temps, à l'Histoire.

Le site de Q

Mais oui, Mr. Q, celui de James Bond... Mois, j'adore les Spy Phones, les accessoires pour téléphones (je vous recommande celui-là d'ailleurs. Pensez-y lorsque vous êtes en négociation par téléphone...),  ou encore les jouets d'espions.

Il y a un côté amusant, mais à voir le niveau des produits disponibles dans le public, on se demande ce qui existe réellement dont on ne soupçonne même pas l'existence (j'vous dis qu'il y a un grand complot et que la vérité est ailleurs....).

La gendarmerie et Sony BMG recrutent...

Quel rapport allez-vous me dire ? Aucun, je vous rassure. Si ce n'est que j'ai reçu les 2 informations en même temps, qu'elles concernent toutes 2 des opérations de recrutements, et que ça me fait réagir.

Ci-dessous, un emailing relayé via les services de Monster pour une opération de recrutement de la gendarmerie nationale française. A mettre en perspective avec l'opération de l'armée de l'air américaine dont je parlais ici il y a quelques temps (mais bon, on fait avec les moyens dont on dispose...). A mon avis, ils ont dû utiliser Front Page pour la créa de l'email (j'espère que la créa a couté 0,00 euros mais je ne sais pas pourquoi, j'en doute...). Pour ce qui est du site vers lequel renvoie cet email, attention il y a un "flash" à l'entrée...

La Gendarmerie nationale
recrute 13 500 hommes et femmes en 2006-2007

45 OFFICIERS DE GENDARMERIE,
chefs militaires et futurs dirigeants de haut niveau

4 400 GENDARMES,
militaires de carrière au contact quotidien de la population

6 000 GENDARMES ADJOINTS VOLONTAIRES,

militaires sous contrat chargés de seconder les gendarmes de carrière

100 SOUS-OFFICIERS SPÉCIALISTES

pour soutenir les unités dans les domaines administratifs et techniques

3 000 RÉSERVISTES

pour renforcer les unités de gendarmerie.

POUR TOUTE INFORMATION :
0 820 220 221
N°Indigo 0,09 € TTC/MN
www.recrutement.gendarmerie.defense.gouv.fr

En ce qui concernen BGM, c'est Aziz qui en parle ici. Pour tout vous dire, une de mes relations étaient en process de recrutement avec Sony BMG (l'histoire ne dit pas si le site en question concerne le poste qu'elle convoitait...) et avait été surprise de la méthode : 4 sélectionnés, à qui on remet 2 disques à sortir prochainement, l'objectif étant de remettre un dossier marketing de lancement des produits, en utilisant bien entendu toutes les méthodes de relais (buzz, viral, 2.0...) et le plan d'actions. Il semblerait que Sony ait trouvé que c'était pas mal, mais qu'il y avait sûrement encore mieux à faire en court-circuitant les cabinets de chasse, et au passage réaliser une opération de com.

Ce qui me dérange dans ce système, c'est la dépersonnalisation, la gratuité de la méthode, le bout de steak jeté en curée... Je ne suis absolument pas contre la compétition, la méthode qui consiste à stimuler des concurrents afin qu'ils prouvent leurs capacités. Mais c'est un peu comme ces entreprises qui organisent des compétitions d'agences (RP, Marketing Services...etc.), bien évidemment non rémunérées, qui mobilisent des quantités d'énergies incroyables, pour des résultats pas toujours à la hauteur des espoirs suscités. Quand il ne s'agit pas de compétitions passe-temps pour prendre l'humeur du marché ("Etonnez-nous"), pour finalement se rabattre sur une solution de continuité (avec toujours la fameuse excuse de la direction qui ne pourrait suivre).

Donc, si les entreprises veulent s'amuser à faire travailler les gens pour voir "si ça colle", peut-être pourraient-elles faire l'effort d'encadrer ces démarches au travers de CDD ou autres formules permettant de rémunérer l'engagement. Sinon, qu'elles ne s'étonnent pas de recruter des mercenaires.

Evolution

On ne dit plus "vous pouvez l'applaudir" mais "faites un maximum de bruits pour...". C'est trop "has been" d'applaudir. D'ailleurs, on ne dit plus "has been", mais "mocagland" - "mocagland" pour mocassin à gland (source "mocagland" : Fluide glacial). Eventuellement, on vous demande de faire un "big up", et ne croyez pas que ce soit réservé simplement pour le cas où il faut féliciter un "stand up". Le "stand up" étant l'évolution du "one man show". Enfin, tout ça, c'est juste pour le plaisir.


Régimes spéciaux, sans sel

D'habitude, on traite des régimes avant l'été, alors que vous sortez de la douche et constatez avec effroi que la couenne d'hiver s'est un peu laissée aller cette année et qu'approche à vitesse grand v le moment où il va falloir exposer tout ça au bord des plages.

Comme plus rien en fonctionne normalement, c'est donc au mois de septembre que les débats sur les régimes animent les discussions. Fillon a tiré le premier en promettant de la sueur, du sang et des larmes avant même d'avoir les rênes en mains. Peut-être un petit côté masochiste d'aborder une phase électorale ainsi. D'autant que si l'opération est sûrement nécessaire (Ah la fameuse prime de charbon du conducteur sncf...), il faut regarder avec précautions le ratio nombre de gens concernés / nombre d'électeurs quand on veut trancher ainsi dans le lard. C'est ensuite la mairie de Madrid qui a promis la fin des régimes spéciaux et "disqualifié" (du mal à comprendre l'intervention d'une municipalité dans le choix des mannequins d'un défilé de mode, mais bon...) cinq mannequins dont le ratio poids/taille a été jugé non conforme à la moyenne pondérée de l'homo sapiens moyen, version féminine.

Cela explique l'absence médiatique des Soudanaises du Darfour qui perturbent nos adolescentes ne pouvant supporter d'être confrontées à ces idéaux féminins décharnés, qui leur rendent inaccessibles ce monde de poudre aux yeux, quand ce n'est pas au nez.

Maigres débats...


Serge Girard

J'avais été passionné par la traversée de l'Afrique du couple Poussin, dont je parlais ici.

Je viens de découvrir Serge Girard (Le Grand Journal sur C+ puis une petite recherche Web), et je vous invite à découvrir le site et l'exploit : Paris, Tokyo en courant, sans stopper 1 seul jour, 19.300 km...

J'ai une profonde fascination pour ces exploits qui se révèlent (se magnifient) dans la durée, la ténacité, la volonté de ne rien lâcher. J'avais bien essayé il y a quelques années de faire la traversée de l'Atlantique en voilier en tant que coéquipier, puis finalement ça ne s'était pas fait. Finalement j'ai quitté l'administration... Mais je sais que j'ai toujours une veilleuse qui sommeille dans ma tête...

A un copain qui m'avait aspiré à la direction de la stratégie chez PPR pour un projet (novateur à l'époque) de création d'une société de vente par Internet de produits nomades et mobiles, à qui je demandais : "Pourquoi moi, alors que tu sais que je n'ai pas les tampons scolaires conformes à ce genre de structures ?" "Parce que tu as été jusqu'au bout de ta ceinture en aïkido..."

Les entrepreneurs doivent avoir conscience que c'est une course de fond qui les attend. Qu'il va y avoir des coups de pompes, des recherches de second souffle, des crampes... mais que cela va toujours de mieux en mieux au fil des étapes passées.

Les marketeux devraient avoir conscience que c'est une course de fond qui les attend dans l'écriture de leur histoire avec leurs clients, que c'est pas après pas que les relations se consolident.

Eduquer...

Eduquer, c'est donner un cadre, des repères... Cette pompeuse définition étant dite, je voulais simplement signaler la découverte via MyBlogLog le blog du Club Internet du Collège Louis Aragon (dans le 71 - vous vous rendez compte, même pas à Paris), menée de souris de maître par la charmante (d'après ce qu'en laisse entrevoir la photo) professeur de français, Christelle Membrey. 

Le blog est à mon avis apparu dans le prolongement d'un Club Internet déjà existant concernant le site Internet du collège et permettant aux élèves de toucher des neurones la gestion de projet, la gestion de l'information, la citoyenneté... et a sûrement permis d'accélérer le mouvement en créant des liens encore plus fort entre profs, élèves, parents. Je vous invite en particulier à lire les objectifs du projet qui permettent d'entrevoir la dimension appoprtée aux élèves.

Ayant eu l'occasion l'an passé de mettre le pied à l'étrier à des étudiants pos-bac, j'avais été impressionné du vide intersidéral rencontré, pas tant sur la prise en main de l'outil blog, mais concernant le fond, les thèmes choisis.

J'espère que ce type de projet se développera, et notamment au niveau du collège, qui me paraît une excellente période de la vie pour se confronter à ce genre de sujets et débarquer un peu moins naïf et/ou inculte sur les sites communautaires comme Myspace, Skyblog...etc. mais plus généralement pour savoir trouver l'information l'information, savoir la synthétiser, la croiser, la vérifier et enfin l'utiliser.

Bravo Chrystelle !

Histoire de famille

Il est vrai qu'avec le développement d'Internet, les relations familiales sont quelque peu modifiées. Les grands parents communiquent avec les petits enfants par email. Les cousins déconnent via la webcam (l'autre jour, je croyais qu'il y avait plein de gamins dans la chambre d'à côté. En fait c'était juste la web cam laissée en marche, en liaison avec Marseille...). On convoque sa fille à déjeuner via MSN (ça évite d'hurler pour que le son monte les 2 étages).

J'avais déjà imaginé des situations où des couples mariés se retrouvaient sur Skype, entretenaient des correspondances enflammées sans savoir qu'ils se dévoilaient masqués... Je pense qu'il peut exister plein de situations cocasses à partir de ces identités numériques que chacun développe de faàon plus ou moins ouvertes.

Je vous invite à découvrir l'une de ces situations :


MDR pub
envoyé par dodo94

Le syndrome de RETEP

Vous connaissez sûrement le syndrome de Peter(atteinte du plus haut niveau de son incompétence). On ne parle pas assez du syndrome de RETEP. C'est l'inverse : une sous-utilisation des ressources. Ca se produit en général dans des (dés)organisations, dans des structures trop hiérarchisées (toutes les décisions se prennent au niveau d'un petit noyau dur de décideurs, les autres n'ont plus qu'à exécuter ou mendier une autonomie relative), dans des structures trop riches en ressources humaines (poste en doublon, on se marche sur les pieds...), ou tout simplement trop riches tout court (on recrute des sur-dimensionnés), dans des structures orientées profils et non résultats (on filtre un CV sur des noms d'écoles parce que c'est rassurant) ...

Il ne faut pas sous-estimer le problème car c'est de plus en plus le cas avec le développement des stages et autres formules permettant de faire travailler les gens à bas prix. Mais pas seulement puisqu'avec le développement de l'économie dite "du savoir", les entreprises ont souvent tendance à recruter des compétences supérieures à ce dont elles ont réellement besoin (c'est ainsi que la gendarmerie qui avait décidé de ne recruter qu'à partir de Bac+2, et plus seulement au niveau du bac, s'est retrouvée avec des gendarmes ne cessant de demander "Pourquoi ?" à chaque ordre donné). Cela développe des formes de frustrations violentes, des difficultés de motivations, éventuellement des pertes de repères individuels. Ce n'est pas forcément en surqualifiant les défintions de postes que l'on tire une structure vers le haut. 

Identité numérique

Newsweek en date du 21 août développe un article qui concerne un service développé par l'université Carnegie Mellon à Pittsburgh en Pensylvanie, dont le nom est Identity Angel. Ce service scrute le web à la recherche de la "sainte trinité", autrement dit les 3 données clés permettant de valider l'identité d'une personne aux Etats-Unis : nom et adresse, date de naissance - souvent déclarés par les gens eux-mêmes lorsqu'ils s'abonnent, achètent..., mais également le numéro de sécurité sociale. En regroupant ces informations, des personnes mal intentionnées peuvent usurper des identités. Dès lors que Indentity Angel trouve un résultat, il prévient par email la personne concernée des risques qu'elle encourre.

Il est à signaler également l'initiative de la société Ziki qui utilise le nom de ses membres pour acheter des mots clés et des espaces publicitaires via Google Adsense. Cela avait interpellé Aziz il y a quelques temps. Cela agace franchement Guillaume qui refuse ce procédé.

Avec les blogs et les services de réseaux sociaux, votre identité numérique se précise...
Si auparavant, une recherche Google de votre nom+prénom pouvait faire remonter quelques participations dans des forums, des participations à des conférences... pas grand chose toutefois ne permettait réellement de se faire une idée précise de votre personnalité. Avec le développement de vos activités sur les blogs - en tant qu'auteur, ou commentateur, tout cela se précise et s'affine. C'est ainsi que certains ont pu se faire repérer pour leur passion et se faire embaucher. Mais c'est ainsi que certains peuvent rater une embauche.


Allez j'avoue, je suis allé visiter les videos "olé olé" sur Dailymotion et Youtube (je vous jure, c'était juste à des fins d'ethnologues). Le résultat m'a un peu effrayé. Certain(e)s risquent de regretter dans quelques temps leurs délires d'ados devant une webcam ou filmés par les copains. En y repensant, c'est tellement facile et simple et amusant sur le moment, qu'en me rejetant quelques années en arrière, je me dis que "ouf", heureusement qu'à l'époque rien de tel n'existait. On me racontait ainsi l'anecdote de cette fille, dont les résultats de googling  présentaient des liens sur des photos de nues dès les premiers résultats. Pourtant, elle avait bien demandé à faire retirer les photos. C'était oublier un peu vite les systèmes de cache qui conservent les traces, mêmes celles effacées... Il faut faire attention avec les bits, ça laisse toujours des traces !

Plusieurs pistes de réflexions :
1) Heureusement que l'informatique conserve des traces. Ce sont les livres de demain pour que des historiens ou sociologues puissent comprendre comment cela se passait à l'époque
2) Comment toutefois contrôler réellement les traces que l'on laisse sur Internet ? Comment éventuellement demander à disparaître de certains endroits, voire complètement ?
3) Comment inculquer ce "risque" aux jeunes qui débarquent sur Internet avec à disposition : email, MSN, Myspace et "délirent" entre eux. Si les RH s'amusaient à Googler les stagiaires, cela pourraient en surprendre plus d'un.

Débats fumeux

Ainsi le tabac pourrait être interdit dans les lieux publics dès le 1er janvier 2007 selon Le Monde (vous noterez au passage que Le Monde reprend Le Figaro.; ça sent la co-sanguinité...). J'entendais ce soir sur Europe 1 le débat opposant ceux qui sont pour cette décision - il faut préciser que ceux-là ne sont pas contre les fumeurs, mais contre la fumée, et ceux qui s'opposent à une telle décision - l'argument principal étant pour ceux-là : "puisque le tabac est dangereux, pourquoi ne pas dès lors décider de l'interdiction de la vente de tabac"... stratégie du tout blanc, tout noir permettant de bloquer toute évolution. Je précise toutefois que je suis fumeur, et sacrément drogué, tout en
ayant conscience qu'il faut vraiment que je m'arrête (mais ça c'est un
autre sujet).


Ce qui m'étonne dans ce "débat" (si j'ai bien tout suivi, le débat va concerner non pas une loi mais un décret, ce qui est relativement fort), c'est la difficulté en France d'évoluer sur ces sujets de manière consensuelle. Il semblerait que personne ne soit raisonnable. Pour ma part, je ne suis pas du tout opposé aux lieux non fumeurs, mais quand cette décision est issue d'une loi / décret, je ne sais pas pourquoi ça a tendance à me gonfler et j'entre en résistance : je fulmine et fume (c'est mon côté rebelle à l'autorité).

Pourquoi n'incite-t-on pas les restaurateurs à décider par eux-mêmes de faire de leur place un lieu non fumeur, fumeur, fumeur partiellement... avec une carotte fiscale pour ceux qui appliqueraient le non fumeur total ? J'ai du mal à comprendre d'ailleurs comment on classifie les restaurants dans les lieux dits "public" alors qu'ils appartiennent en général à des
personnes morales de droit privé.

J'ai par ailleurs du mal à supporter les arguments de ceux qui soutiennent cette mesure, que je trouve trop vindicatifs alors que tout cela ne mérite pas que l'on s'emporte à ce point et pousse le bouchon parfois jusqu'à traiter les fumeurs de criminels comme je l'ai entendu. La fumée vous dérange ? Dites-le simplement. On écrase.

Modernité

Source : Histoire de la philosophie occidentale

"Aristote estimait que la technique et le confort avait atteint à son époque un degré de perfection et de raffinement à peu près impossible à dépasser. Dans les Lettres à Lucilius, Sénèque dénonce les dangers que les commodités démentielles de son temps font courir à l'équilibre spirituel d'un homme "moderne" aussi harcelé par le surmenage et les soucis qu'impuissant à se détendre au milieu de plaisir et de loisirs par ailleurs excessifs."

Je me demande sincèrement ce qui nous permet d'avoir l'impression que l'Homme a évolué, si l'"anthroponombrilisme" n'est pas notre défaut majeur, que nous sommes tellement convaincus de vivre une époque moderne avec Internet, les réseaux sans fils...etc. que nous ferons bien rire dans 2.000 ans quand des historiens se plongeront dans les archives de nos écrits actuels qui vanteront notre modernité, qu'il nous reste encore la possibilité de découvrir que la terre est ronde et qu'elle tourne autour du soleil (et non l'inverse quoique l'on considère toujours que le soleil se lève et se couche).

Je suis un Free Whealing Leader

Grâce à Romain puis Tiblond, j'ai découvert ce site de test de défintion de personnalité (l'interface de réalisation du quizz est remarquable, et devrait en inspirer quelques uns). Bon, je vous préviens tout de suite, il y a quand même une série de 10 pages de questions, donc prévoyez une petite vingtaine de minutes pour répondre complètement. Ceci fait, vous obtenez votre rapport. Le mien est ici.

Vous pouvez également mettre à disposition de votre visiteur unique, votre profil DNA sous forme visuelle, comme ceci :

Liberté

Ze déjeuner avec Philippe Chérel ! Je retiens de cette rencontre l'importance de la liberté. On a toujours tendance à se créer des obligations, à supporter des tensions inutiles, souvent pour de mauvaises raisons. La frontière est toujours ténue entre le client difficile qu'il faut satisfaire, et le client inutilement gonflant (qui vous fait perdre du temps, vos nerfs, de l'argent); entre le patron, ou le collègue... difficile mais dont le consensus permet toutefois d'avancer, et le même, mais en version rapport de force pour savoir qui a la plus grosse ou pisse le plus loin. J'ai retrouvé avec Philippe - à un autre niveau tout de même,  un certain parallèle avec des expériences que j'ai pu connaître par le passé. Pourtant comme le dit mon ami Christophe ici "Et si tout était beaucoup plus simple...

Effectivement, tant qu'on conserve une once de libre arbitre, d'indépendance, on conserve une certaine distance et une sérénité qui sont essentielles à la santé mentale et à l'épanouissement. Alors, je vous le dis, de temps en temps, n'hésitez pas à envoyer promener les gens, n'hésitez pas à dire merde ! Vous verrez, personne ne s'en porte plus mal au final.

Mon plus gros défaut

En fait, il doit y en avoir plusieurs : confiance toujours trop rapidement donnée, ne voir que le bon côté des gens (en leur trouvant toujours des excuses bidons lorsqu'ils se comportent mal), ne pas comprendre ces petits jeux humains de pouvoir (d'autant plus quand il y a peu d'humains), détestation des conflits frontaux où la Raison est absente... mais surtout l'anthropomorphisme - je prête à mes congénères des caractéristiques humaines, tout en omettant que les caractéristiques humaines sont très différentes des idéaux moraux... et je tombe de haut, ou je m'enfonce.

J'en aboutis à la synthèse que le problème dans toutes relations humaines, c'est l'humain ! C'est à devenir chèvre...  

La rumeur

Mon bon ami Manu (pas de lien, il a pas de blog, le pôvre...) m' a titillé l'autre jour : "je pensais que tu ferais une note sur la finale ?". Ben, non, pas eu le temps. Surtout pas eu trop envie... j'ai un peu hésité à écrire quelque chose sur la frustration - différentiel entre un désir et le fait qu'il ne soit pas satisfait, et sur la déception - différentiel entre ce qui était attendu et ce qui a été réellement... et puis bon, je me suis dis que c'était tant pis. J'ai juste décidé de faire un boycott des restaurants italiens pendant 6 mois. Oui, je sais, c'est petit et mesquin, mais c'est plus fort que moi.

Mais toute cette actualité autour du geste de Zidane m'a rappelé une des émissions les plus hallucinantes que l'on puisse entendre à la radio. Il me semble que c'est sur "Rires & Chansons" (oui, des fois j'ai besoin de me vider les neurones), et que cela s'appelle "la rumeur"...

Le principe : une première équipe passe dans un endroit public en micro caché et balance une grosse bourde (Vous avez vu ? Il y a Alain Chabat qui vient de passer à la tête d'un groupe de sexagénaires, tous en rollers...). 5 minutes, plus tard, une vraie fausse équipe de télé débarque et interview les gens sur ce qui vient de se passer à proximité d'eux. Le résultat : aucun d'eux n'a rien vu, mais ils savent tout et ils disent tout. Incroyable les détails que les gens peuvent voir dans ces cas là...

Comme pour Zidane, personne ne sait ce qui s'est échangé comme propos avec l'autre italien que je ne nommerai pas, mais tout le monde sait. Le Guardian le premier. La rumeur (déf. : "dites n'importe quoi, il en restera toujours quelque chose") ! c'est un vieux mal français. Avec les corbeaux (déf. : "dites du mal, il en restera toujours quelque chose") ...



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Campagne présidentielle vue du comptoir

John Paul Lepers, vous connaissez ? Le poil à gratter de la télé, et surtout des hommes politiques. Au-delà des débats sur les jounalistes-blogueurs, les blogueurs-journalistes(?), les blogueurs-citoyens,... JPL a décidé de mettre tout cela dans un énorme shaker qui s'appellera "tele libre" et qui permettra à partir de septembre 2006, de suivre la campagne présidentielle au jour le jour. Pour ce faire, il lance un appel à candidatures pour ceux qui voudraient relayer les discussion du terrain. Si vous vous sentez une âme participative, ça se passe ici

1)Un blog, une caméra, un ordinateur... et hop, vous pouvez produire une émission vidéo. Après que ce soit diffusé sur une TV ou un écran d'ordinateur, on s'en fout un peu non ? tant que c'est du contenu de qualité.
2) Un soupçon de réseautage social, un peu d'Internet... et hop, vous pouvez produire une chaîne vidéo. Tiens, ça me ferait presque croire que les citadelles télévisuelles vont commencer à se craqueler.

Moi, j'adore l'idée et je suis impatient que JPL ouvre l'antenne.




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Intensité dramatique

Qui pourrait écrire un scénario comme celui qu'est en train de finaliser notre ZZ national (Zinédine Zidane). L'intensité dramatique c'est le fait qu'à chaque instant il puisse y avoir une rupture avant de toucher l'apothéose...

Chaque match joué par Zidane depuis son retour en équipe de France était un match couperet. Il pouvait clôturer sa carrière sur une déception, voire des regrets.. Il n'en sera rien. Tout le monde cherche à rester lucide (il reste encore les Italiens), mais en son for intérieur, on rêve tous qu'il la soulève cette coupe du monde. Qu'il fasse son jubilé sur une victoire pour une deuxième coupe du monde, en ayant été au passage élu meilleur joueur de la coupe du monde, notamment par ses prestations contre l'Espagne, et surtout le Brésil. Merci Zizou de nous offrir ses moments d'intenses émotions.

A propos d'immigration choisie

Comme c'est le sujet d'actualités, et comme je doute de la compétence française à détecter les talents (tout ce qui est autre est forcément suspect), j'avais envie de vous raconter l'histoire d'un jeune garçon qui avait un talent indéniable en musique et qui voulait s'installer en France. Il avait quelques contacts bien nommés sur qui il comptait pour l'aider à s'introduire dans le milieu et percer, comme son talent pouvait le laisser croire...

Ce jeune garçon, c'est Mozart. L'action se déroule en 1778. Le critique incompétent est le baron Grimm. C'est dommage, Mozart aurait pu être Français...

Ce n'est jamais facile de s'expatrier (hors soutien d'un grand groupe). Quand les gens le font, c'est que déjà, ils ont des qualités que peu de gens possèdent.
Quand la réussite dépend de cercles très fermés, on risque de louper un certain nombre de talents (mais sur ce sujet, j'y reviendrai... petite idée, grand projet derrière la tête).

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Délits d'initiés

Je reviens sur l'affaire d'EADS et plus particulièrement de Noël Forgeard sommé de s'expliquer sur la vente d'un paquet d'actions à un moment où le
cours de la société était au plus haut, tandis qu'une semaine après le cours de l'action chutait après l'annonce d'un retard dans la production des premiers A380... Et le soupçon de délits d'initiés est mis sur la place publique.

Ce qui m'étonne, c'est :

1. Que les journalistes ne soient pas les premiers à signaler que le grand patron d'un grand groupe se sépare de ses actions, quand cela se produit.
Un patron qui vend des actions de son entreprise, c'est toujours porteur de sens. En l'occurrence, si les journalistes avaient fait leur métier, ils auraient pu chercher les raisons de cette vente et découvrir alors (peut-être) les retards de productions qui ont provoqué la chute du cours de l'action. J'estime qu'il y a là une faute de leur part, que pourtant personne ne met à l'index (but me !).

2. Qu'à un certain niveau de direction (de décision), un grand patron soit autorisé à vendre des actions de son entreprise.
Il devrait y avoir une procédure spécifique à ces situations. D'autant que ces patrons s'appuient souvent sur l'argument boursier pour justifier de leurs indemnités de départs. Soit quand ils quittent l'entreprise, il ont fait progresser sa valeur et cela se traduit notamment au niveau du cours de bourse, et libre à eux à ce moment là de céder leurs actions. Dans le cas contraire, tant pis pour eux. Mais qu'ils puissent faire des aller-retours bourisers en cours de route ne me paraît pas très normal.

3. Enfin, cette notion de délit d'initiés résonne étrangement.
Tout petit porteur est à l'affut de la moindre information qui lui permettrait de réaliser sa plus-value. Il existe même de la presse spécialisée pour favoriser l'émulation de celui qui sait. Faire de chacun de ses lecteurs un initié.
C'est autre chose que de diffuser de l'information pour influer sur un cours de bourse, soit manier la rumeur...

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La fête de la musique plus tôt que prévue

C'est dans un concert de casseroles qu'a démarré cette fête de la musique 2006, un jour avant la date officielle. Dédé de Villepin a encore lâché une grosse caisse à contre-rythme, ou une fausse note bien sentie, de sorte que la chorale des députés n'a pu se retenir jusqu'au lendemain pour chanter à tue-tête... Dédé de Villepin prouve encore une fois qu'il est persuadé de pouvoir composer et interpréter librement la partition du chant politique, estimant avoir suffisamment analysé le solfège politique. On consate encore une fois que Dédé ne maîtrise pas le rythme, les intonations, les nuances... et comme il s'est mis en tête d'être un chef d'orchestre, on s'aperçoit qu'il fait jouer les mauvaises sections de l'orchestre, toutjours à contre-temps. Je ne sais pas combien de temps les Français vont supporter cette cacophonie, mais comme pour la musique, en politique, pas plus d'une journée pour que les amateurs puissent nous les briser menus.

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Les conditions pour créer un environnement Silicon Valley

A l'heure où la France s'interroge sur sa compétitivité, le financement de la recherche.... Intéressante note de Guy Kawaski qui fait le point sur ce qu'il faut faire et ne pas faire pour développer dans une région un esprit Silicon Valley.

Je vous donne (libre traduction synthétique) la substance des points présentés concernant ce qu'il est possible de faire (et mes commentaires persos). Je trouve que c'est très drôle (ou dramatique), tellement c'est décalé par rapport aux discours politiques entendus en France sur ce sujet.

- Concentrer les efforts sur la formation d'ingénieurs : bien entendu des écoles de niveau international. Les écoles d'ingénieurs forment des ingénieurs. Les ingénieurs ont des idées. Les idées font les entreprises... (quand on lit la baisse du niveau des écoles supérieures en France dans les classements internationaux)
- Encourager l'immigration : (c'est drôle ça, non ? par rapport aux débats actuels...)
- Pousser les meilleurs à justement aller passer du temps à Silicon Valley : même si certains ne rentreront pas, ceux qui reviendront auront une vision élargie. C'est l'état d'esprit qui est important.  (alors qu'on parle de fuite des élites, il semblerait que l'on se trompe de grille de lecture)
- Valoriser ceux qui réussissent : créer une émulation en mettant en avant ceux qui réussissent (quand on voit comment on tape sur ceux qui réussissent en France...)
- Accepter les échecs : Silicon Valley est un endroit où tout peut être tenté car les échecs ne banissent personne (cette notion d'acceptation du risque me paraît difficile à transposer, tellement l'échec est une maladie honteuse ici, mais bon, on peut toujours espérer...)
- Etre logique (par rapport aux atouts de votre région)
- Ne pas crier victoire trop tôt : ce n'est pas parce que vous avez attiré une filiale d'un groupe genre Microsoft que vous êtes devenu LA place où l'avenir se crée. Vous serez LA place où l'avenir se crée le jour où les entreprises ayant démarré dans votre région commencent à créer des filiales ailleurs... (ça me fait penser aux efforts incessants pour vanter l'attractivité de la France - plutôt que sa créativité)
- Etre patient : il s'agit de process de vingt ans (il serait temps de s'y mettre...)

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Tatouage anti-péridural

Tiré d'une discussion ce week-end... Une jeune fille a appris qu'elle n'aurait pas le droit à la péridurale pour l'aider à vivre un accouchement "confort". La raison ? Elle a un tatouage dans le dos, situé juste à l'endroit où l'anesthésiste devrait introduire son aiguille. Or, introduire une aiguille pour ce genre d'opérations et récolter au passage un peu d'encre est inconcevable.

Mesdemoiselles, Mesdames... si une envie de tatouage vous prend, renseignez-vous sur la zone nécessaire à l'introduction de l'aiguillle pour la péridurale. Sinon, votre tatouage, voua allez vous en souvenir ! 

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Evolution

Au début était la presse qui nécessitait des imprimeries, des rédacteurs (des journalistes)... puis vint Internet et les Blogs.

Au début était le téléphone qui nécessitait un opérateur pour mettre en relation les gens... puis vint Internet et la téléphonie sur IP.

Au début était la radio qui nécessitait des autorisations d'Etat, des attributions de fréquences... puis vint Internet et les Podcast.

Au début était la télé qui nécessitait des studios de prod, des antennes relais... puis vint Internet et les Vidcast (ou podcast video).

Puis tout cela fonctionna depuis son téléphone que l'on pouvait connecter à son ordinateur, à son ampli ou à son écran... pour produire ou consulter du texte, de l'image, du son.

Les grands vainqueurs furent ceux qui permettirent (fatigue) permettaient aux gens de trouver, trier, hiérarchiser ces informations que tout un chacun produisait.

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Sucer a du bon

Selon une enquête diligentée par la chambre syndicale nationale de la confiserie avec l'institut BVA, auprès de 847 personnes de plus de 15 ans et publiée le 11 mai, les Français seraient accrocs aux bonbons, sucettes, caramels, chewing-gum, confiseries... La consommation moyenne par personne s'élève tout de même à 3,3 kg par an, avec un coeur d'accrocs constitués par 35% des Français.

Il paraîtrait même qu'en cas de tension au bureau, il suffise de poser un bol de bonbons sur la table pour que l'atmosphère se détende. Qu'est-ce que je vous disais ?

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Nombrils du monde

Selon une dépêche de l'AFP : "Les Français sont jugés par le reste du monde comme le peuple le plus inhospitalier de la planète, le plus ennuyeux, et pour couronner le tout, celui qui manque le plus de générosité,..."

Il n'est qu'à lire les blagounettes que nos amis Suisse et Belge se racontent sur notre dos :

>>Un Français qui va pisser, il se lave les mains avant ou après ?
PENDANT.

>> Comment fait un Français pour se suicider ?
- Il se tire une balle à 15 centimètres au-dessus de la tête en plein dans son complexe de supériorité.......

>> Comment appelle-t-on quelqu'un qui parle trois langues ?
- Un trilingue.
Comment appelle-t-on quelqu'un qui parle deux langues ?
- Un bilingue.
Comment appelle-t-on quelqu'un qui ne parle qu'une langue ?
- Un Français.

>>Pourquoi les Français aiment-ils tant les histoires belges ?
- Parce qu'elles les font rire trois fois : La première quand on les leur raconte, La deuxième quand on les leur explique, et la troisième quand ils les comprennent.

>> Pourquoi les français ont-ils le dos qui pue ?
- A force de péter plus haut que leur cul.

>> Pourquoi en France, dit-on : "Aller aux toilettes", alors qu'en Belgique, on dit : "Aller à la toilette ?"
- Parce qu'en France, il faut en faire plusieurs avant d'en trouver une propre.

>> Après avoir créé la France, Dieu trouva que c'était le plus beau pays du
monde. Ça allait faire des jaloux. Alors, pour rétablir l'équilibre, il a créé les français.

>> Pourquoi un français boit toujours la tasse quand il nage ?
- Parce que même dans l'eau ils sont obligés d'ouvrir leur grande gueule.

>> Vous savez comment on fait pour sauver un français de la noyade ?
>> Non ?
- Ben tant mieux.

>> Quelle est la différence entre Nelson Mandela et un membre du
gouvernement français ?
- Nelson Mandela a été en prison AVANT d'être élu.

>> Pourquoi les français ont-ils VRAIMENT des raisons d'être fiers d'être champions du monde ?
- Parce que c'est bien la première fois qu'ils arrivent à baiser les Brésiliens ailleurs qu'au bois de Boulogne.

C'est drôle non ?

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Quelle est la position du centre ?

En algèbre, le centre est l'ensemble des éléments qui commutent avec tous les autres. En gros de sorte que x.y=y.x Appliqué à la politique, cela donnerait un corps qui permette d'obtenir l'équation gauche.droite = droite.gauche ... Alors que la politique est censée fournir une vision de la gestion de la Cité, difficile dans ce cas de savoir à quoi se raccrocher. Alors c'est bien le centre ? Effectivement, le centre, cela peut être rassurant. Pondérant. Rassemblant.

Pour autant, le centre est difficile à positionner. Si l'on suit Pascal (Pensées), à propos de l'univers : "c'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part". Mince alors ! Mais si le centre est partout, il est un peu nul part. Il peut être le milieu. Mais quand on est dans le Milieu, on est à la marge. Il peut être sur les bords. Mais les effets de bords sont toujours désastreux. De même si le centre est partout, il n'y a plus de marges. Et ne plus avoir de marges de manoeuvre, c'est sclérosant. Le centre est donc névralgique, mais il rend nerveux.

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Les nouveaux loups

Un peu envie de gerber à l'écoute de ces informations macabres sur la disparition de Mathias, 4 ans. Violé et noyé ! Mon fils a 5 ans, donc autant vous dire que ça remue forcément. On projette avec d'autant plus de forces.

Mais qui sont ces monstres qui s'en prennent à ces chérubins qui n'ont aucun préjugé sur le monde des adultes ? Qu'est-ce qui ne va pas chez eux ? Le gars emmène l'enfant dans un coin, le viole puis le noie. Et... rentre chez lui. Il voit quoi quand il croise son image dans une glace ou une vitre ? Il pense à quoi quand il voit un enfant ? Il rêve de quoi la nuit ?

Avant on faisait peur aux enfants avec le Loup. Même les filles un peu plus grandes, on leur disait de se méfier du Loup. Désormais on leur dit quoi aux enfants ? Il n'y a plus de Loup, c'est des histoires. Par contre si un Monsieur que tu ne connais pas veut te proposer une promenade, te montrer un truc, te donner un bonbon ou je ne sais quoi encore..., surtout ! tu te sauves ! Et de toute façon tu ne t'éloignes pas de plus de 50 centimètresde moi ou ta mère. Tu ne fais confiance qu'aux grandes personnes que je te recommande (et encore, reste méfiant).

Plutôt que de réintroduire les ours, il faudrait réintroduire les loups. Ca faisait plus peur, mais c'était moins grave.

Joe le taxi...

Retour en taxi de l'aéroport il y a quelques temps...

Joe le taxi en a eu marre de perdre des points ("de toute façon, c'est pas légal ce retrait des points...") - mais apparemment ça a l'air compliqué de lancer le recours en justice... enfin bref. Alors Joe le taxi a investi dans un système Tam-Tam Go-Go sur lequel il a téléchargé la liste des radars ("même les zones de radars mobiles. Bon c'est vrai ça dis pas s'il y a vraiment un radar, mais la zone est connue...").

Résultat : sur le périphérique, toutes les 15 secondes Tam-Tam Go-Go vous informe : "Zone de radar fixe à .... mètres", "zone de radar mobile à ... mètres".

Joe le taxi est super content. Il ne perd plus de point. Il nique le système puisque entre les annonces de zones de radars fixes ou mobiles, il peut dépasser la limite - ceci étant comme il y a une annonce toutes les 15 secondes, ça ne laisse pas beaucoup de temps (souvenez-vous : v=d/t ...).

Heu.. Monsieur Joe le Taxi, il y a une autre méthode. Vous respectez les limitations de vitesse et vous pourrez rallumer la radio. La musique c'est plus sympa.

Ah ces Français ! Les rois de la p'tite magouille...

L'Histoire fait son chemin et info techno

Surprises en lisant cet article du Figaro (Ararat, film sur le génocide arménien, diffusé jeudi en Turquie) :

- la Turquie avance concernant cette terrible page de son histoire, ce qui est plutôt positif et contredit beaucoup de préjugés... 
- la chaîne de télévision qui diffuse le film a procédé au préalable à une enquête par... SMS (qui a du reste donné 72% des répondants en faveur de la diffusion). Une enquête par SMS dans ce pays souvent carricaturé comme en retard, ça pose question, non ?

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Un grand Moment

Si vous voulez assister à une belle tranche d'humanité, je vous conseille d'aller regarder sur le site de John Paul Lepers cette rencontre de M avec la chorale chorale de l’Institut des jeunes aveugles de Bamako.

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Si Le Monde en parle...

...alors tous les espoirs sont permis avec l'acquisition de ces lettres de noblesse d'avoir une pleine page d'informations dans ce grand quotidien lu de toutes les têtes pensantes; et le sujet devrait titiller les directions qui ne s'étaient pas encore penchées sur la question ou avaient ignoré ce sujet "mineur" - il y en a plus qu'on ne croit. . 

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le Web 2.0 à l'assaut des banques

Difficile de donner une définition de ce qu'est le Web 2.0 (d'autant que tout créateur d'entreprise plus ou moins sur le Net en ce moment se revendique du Web 2.0... ça devient une adjectif obligatoire pour aller chercher des sous-sous).

Pour ma part, j'aime assez résumer la situtation en disant que l'on a affaire à des services participatifs (le terme rézocial m'était venu à l'esprit en discutant avec Henri - j'espère qu'il en fera bon usage...) : les créateurs mettent à disposition d'utilisateurs des services ou des outils qui permettent à ces utilisateurs de produire le contenu et de se connecter les uns les autres. Après tout est question de services : cela peut être pour partager des videos, des photos, des avis sur les livres, les films, les gens  même (principe de cooptation développé par Jobmeeters par exemple).

Les idées concernant les services pour lesquels les gens privilégient une communauté ne manquent pas...

Ainsi, on peut imaginer de mettre en relation des gens pour ce qui touche à l'emprunt bancaire. Je vous invite à visiter Prosper qui permet de rapprocher emprunteurs et prêteurs, avec un système d'enchères sur le taux que vous allez accorder à votre prêt. Vous n'êtes pas obligé de prêter toute la somme demandée par l'emprunteur. Prosper se charge de compiler les meilleures offres de taux pour proposer à l'emprunteur le meilleur taux global, et gère les remboursements...

Alors du souci pour les banques ? Une opportunité d'élargir sons cercle pour des opérations de "Love Money" (l'argent prêté par des proches lors des premiers besoins de financement, que le banquier ne veut pas comprendre, sauf à vou hypothéquer votre âme) ? Une opportunité pour le micro-crédit ?

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Sociologie de l'histoire

Je trouve qu'il y a énormément d'étudiants en sociologie et en histoire qui occupent le devant de la scène à l'occasion de ces agitations d'étudiants (poil aux dents).

Est-ce que les horaires des cursus en socio ou histoire ne sont pas trop légers pour laisser autant de temps aux étudiants, qu'il baguenaudent ainsi ?

Est-il bien nécessaire d'avoir autant de futurs historiens ou sociologues ? ça amène à quoi comme métier ?

Les historiens étudiants passent trop de temps à regarder en arrière à se dire que quand la France était une grande puissance, c'était bien. Les sociologues étudiants ne se sentent pas directement impliqués dans les combats qui sont à mener. ben oui, ils ont besoin de prendre du recul pour bien comprendre notre société.

Ca serait peut-être bien de former des gens au commerce (pas uniquement à la stratégie macro-marketing d'une entreprise du CAC40) ou aux nouvelles technologies. Peut-être qu'on aurait des étudiants mieux dans leur époque et dans leurs peaux ?

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Enfin une manifestation utile

Nous allons sûrement en baver ce mardi 28 mars puisque tout le monde a décidé de descendre dans la rue. Tout cela pour lutter contre ce projet ma ficelé et mal expliqué à une jeunesse dont le rêve n'est plus désormais de changer le monde, mais de pouvoir accéder à la propriété. Oui, il paraît que le CPE ne permettra pas d'obtenir un crédit auprès de son banquier. Si jeunes et déjà si vieux...

Pendant ce temps-là : "Entre 500 000 personnes, selon la police, et un million selon les organisateurs ont manifesté samedi 25 mars à Los Angeles pour réclamer une amnistie pour tous les immigrés clandestins et protester contre un projet de loi de réforme de l'immigration qu'ils qualifient de "raciste"."

(...) La marche à Los Angeles, après celles organisées vendredi à Phoenix et Atlanta, marque une montée en puissance de la mobilisation contre le projet de loi sur l'immigration qui sera examiné au Congrès à partir de la semaine prochaine. Ce texte, approuvé par la Chambre des représentants, prévoit la construction de clôtures sur un tiers de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique et des sanctions contre les employeurs embauchant des travailleurs clandestins. S'il est adopté, vivre illégalement sur le territoire américain deviendra un crime."

Qu'est-ce que vous dites de ça ?

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C'est de peer en peer

Lu dans La Tribune : les députés ont adopté la semaine passée l’amendement 150, surnommé par les socialistes « amendement Vivendi Universal ». Il stipule « qu’est puni de trois ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende le fait de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un dispositif manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d’oeuvres ou d’objets protégés ».

Cela veut clairement dire que si vous travaillez sur un projet de logiciel facilitant le partage d'informations, vous vous mettez en position de hors la loi.

Alors que l'on nous bassine de discours sur la nécessite de favoriser l'innovation, ce genre de mesures me surprend (pour rester poli). Encore une fois, il semble que le problème soit pris à l'envers et qu'afin de protéger les baronies du secteur, incapables de s'adapter aux nouvelles donnes en imaginant de nouveaux modèles économiques, on préfère se brider volontairement.  Allez, je vous la joue grandiloquent : "Le refus de l'innovation est le père de l'exclusion".

Je le crois pas ...

J'ai stoppé depuis quelques temps tout abonnement aux hebdomadaires français.  Trop nombrilistes, trop donneurs de leçons, trop fainéants (abus de marronnier : les meilleurs écoles, les salaires, les hôpitaux...). J'y reviendrai mais pour ce qui est de l'actualité brute, on en est bombardé à longueur de temps et avec les blogs j'ai découvert des éditorialistes qui sont souvent bien meilleurs que ce que l'on trouve habituellement dans la presse. 

Newsweek est donc à l'essai depuis quelques temps et je ne suis pas décu.
1. ça fait du bien à mon anglais 2. les dossiers traités sont variés et parlent de ce qui se passe sur la planète. 3. comme c'est américain, je reste en veille critique à la lecture.

Malheureusement,cette semaine, nous avons le droit à une couverture sur Villepin et le regain de nationalisme (et oui, un mot qu'on pourrait croire oublié) en France, mais également en Europe, avec une analyse des opérations d'entreprises européennes cherchant à se développer dans d'autres pays européens et étant bloquées par des "magouillages" d'état... Triste Europe. Newsweek met par ailleurs très précisément le doigt sur la façon de faire des politiques en France. Des discours d'un côté, des actes de l'autre. Ainsi, lorsqu'on nous parle de patriotisme économique (oui, parler de nationalisme économique serait trop explicite. Et pourtant, c'est bien ce qui se passe) pour expliquer le mariage en moins de 24 heures (Villepin se prend pour Jack Bauer ou quoi ?) de Suez avec GDF, en fait, l'opération permet de privatiser GDF puisque la part de l'Etat descend ainsi à 35% (il me semble). Pour ma part, cela ne me dérange pas (que GDF soit privatisé). Ce qui me choque, c'est la focuserie généralisée pour avancer...

D'un autre côté, quand on voit le bordel (pas d'autres mots) des réactions au CPE, il ya de quoi comprendre cette spécificité française d'abuser de machiavel (et accessoirement de vaseline) en politique. Tout y est. Des acteurs qui ne lisent pas le projet. Des acteurs qui lâchent les mots qui font non sens actuellement : libéral et précaire. Si vous n'êtes pas d'accord avec un projet, ne cherchez plus à débattre, à argumenter, à proposer des solutions alternatives... Contentez-vous de dire simplement : "ce projet est libéral et favorise la précarité !". La Tanguy génération va connaître des lendemains difficiles.

J'ai bien une solution pour sortir de la crise européenne vers laquelle nous nous dirigeons et ce problème des Français qui veulent tous devenir une garantie d'emploi à vie. Proposons à l'Europe que les Français se chargent de l'administration européenne. Ce serait drôle si ce n'était dramatique...

Le CV anonyme : tartufferie...

Je vous renvois chez Altaide (http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2006/03/le_cv_anonyme_e.html) pour un commentaire complet, avec références de presse, sur l'inscription du CV Anonyme dans le Code du Travail...

Jacques soulève des questions pratico-pratiques sur la manière de faire le lien entre un CV intéressant et la personne, mais le point qui me paraît le plus intéressant est celui-ci : "- Qu'est ce qui empéchera un recruteur de continuer ses pratiques discriminantes quand il aura un candidat en face de lui ? Il fera déplacer un candidat, le recevra quelques minutes pour faire genre, lui donnera un refus vaseux, et retour à la case départ !"

Je pense que c'est concrètement ce qui risque de se passer. Ce n'est pas tant que les gens ne soient pas qualifiés, mais surtout que les Français n'ont toujours pas compris que la mixité culturelle est une réalité, qui ne se limite pas au sport (de là à ce qu'ils comprennent que c'est une opportunité, ce sera pour le siècle prochain...). Et qu'on se le dise, le racisme en France est une réalité - inavouée, et inavouable, mais bien présente. Possible d'ailleurs que ce système confirme cet état de choses. Celui qui n'était jamais convoqué (notre ami Aziz qui est Bac+5 dans les premiers de sa promo...), sera convoqué. Mais in fine, il y aura toujours probablement un truc qui cloche. Et, je ne suis pas certain que cela améliore les choses sur le long terme.

Petit racisme à la française...

L'évènement que vous n'avez pas pu louper est l'annonce par TF1 du remplacement pour la période estivale de PPDA par Harry Roselmack. Banal comme info, non ? En fait, ce non-évènement devient un évènement étant donné que M. Roselmack est d'origine martiniquaise. Donc, il est noir. Et en France, cela fait débat.  Et il faut entendre ce que j'ai entendu sur Europe 1 ce soir de la part de bons Français qui sous couvert de défendre Thomas Hugues - évincé pour l'occasion, avaient du mal à contenir leurs petites pensées... beurk.

Alors que la voix-off de la version américaine de "La marche de l'Empereur" est assurée par Morgan Freeman et que personne n'en a parlé.

Connaissance par hasard...

Wikipedia a une fonction particulière : "une page au hasard"... vous trouverez ce lien dans le cadre Navigation ou alors en faisant le raccourci clavier Alt+x et Entrée...

Cela vous emmène vers des destinations bien curieuses : de la Tapisserie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tapisserie) je me suis rendu sur La Dame à la Licorne (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Dame_%C3%A0_la_licorne)...

J'ai rejoué et me suis retrouvé en Roumanie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jude%C5%A3_de_Tulcea) d'où j'ai appris que la Roumanie est divisée (administrativement) en judet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jude%C5%A3_de_Roumanie)...

Je ne sais pas si le web par hasard existe... 

Hommage à Jacques Baumel

Baumel_1 Jacques Baumel vient de décéder.

Jacques Baumel a été parmi les premiers à rejoindre Henri Frenay, le fondateur du réseau Combat. Je vous recommande la lecture du livre présenté en jacquette. C'est un éclairage rare sur cette période, depuis un poste majeur puisque Jacques Baumel a rapidement occupé des fonctions de secrétaire général.

Autant vous le dire tout de suite, pas d'aventures rocambolesques, d'expéditions héroïques, de bravoures physiques. Mais un travail méticuleux, de fourmi, d'abnégation pour gérer les informations, l'organisation, s'assurer qu'une branche coupée ne fera pas tomber l'arbre, gérer les ego des uns et des autres, le goût du pouvoir, organiser la nourriture, l'habillement, l'équipement de ceux qui étaient sur le terrain...

"... j'avoue avoir vécu, et survécu, dans un cadre bien terne, bien gris, bien éloigné des flamboyances de la vie des héros de roman d'espionnage : une pesante solitude, comme en ce jour de Noël 1943 que je passais dans ma planque, épuisé, incapable de lire ou de dormir; la routine des jours, rendez-vous très matinal avec ma secrétaire, messages, relevé des boîtes, frappe et expédition des messages dans toute la France, préparation des réunions, rendez-vous avec les autres responsables, liaison avec les Délégués du général de Gaulle. ..."

Une page d'histoire vient de disparaître. Sachons regarder lucidement cette période et souvenons-nous, toujours.

La première fois....

Les réactions face au CPE le prouvent : la première est toujours impressionnante, stressante, décevante, tétanisante...

Je conseille donc de toujours passer directement à la deuxième fois...

Lors d'une intervention publique, cela vous évitera le blanc de 30 secondes, 1 minute qui s'installe lorsque vous avez terminé votre intervention et que vous posez la question fatidique : "Vous avez des questions ?". Proposez à votre audience de passer directement à la deuxième question, cela permettra aux plus timides de se sentir à l'aise.

Pour le blocage sur le Contrat Premier Emploi, cela permettra aux jeunes de pouvoir obtenir toutes les garanties qu'ils sont en droit d'obtenir : un emploi à vie (avec transmision cessible à leur descendance), plan de carrière défini dès le départ permettant de connaître à quel âge ils seront directeurs et pourront se payer une résidence secondaire, échéancier du plan épargne retraite, stock-options garantis, une secrétaire top-sexy qui ne soit pas effrayée, une voiture de fonction permettant de faire des enfants, une sélection des cadeaux pour les enfants à l'occasion du Noël de l'entreprise...

Blanc bonnet, et...

Oui, je sais, je suis carrément en retard sur le sujet. Exprès ! Je ne voulais pas réagir à chaud et être certain que j'étais vraiment choqué.

Donc, j'ai pris le temps de lire la note de C. Blanc sur ce sujet, les commentaires qui vont avec, écouter le podcast de l'interview radio... A priori, C. Blanc vient de faire quelques voyages à l'étranger et de découvrir l'ampleur du retard français. Donc, sa solution : réclamer la démission (c'est même "Partez ... !") du Président de la République pour ne pas perdre plus d'une année dans l'attente des élections. Il me semble que M. Blanc est député. Si je suis assez d'accord sur le constat (le retard de la France, pour ne pas dire plus), je suis scandalisé qu'un député tienne de telles revendications, par voie de presse en plus. Si il existe une procédure de destitution du Président, pourquoi M. Blanc ne la déclenche-t-il pas depuis l'Assemblée ? A tout le moins, en tant que député, M. Blanc doit disposer d'un certain nombre de prérogatives pour "pousser" ses idées. La démocratie est un exercice fragile. Ce n'est pas par des positions aussi simplistes qu'on la renforce.
La prochaine note de son blog sera-t-elle du genre : "je vous propose de remplacer M. Chirac en tant que Président. Si j'ai plus de 500 commentaires, c'est réglé."

Beaucoup de bruits pour rien

Il paraîtrait que les blogs permettent une nouvelle forme de conscience politique parmi les citoyens. L'expression directe permettrait à l'intelligence d'être en prise directe avec la nation.

En fait, il en est des blogs comme de l'Internet : plus ça se développe, plus le profil de l'internaute ressemble au Français type, donc plus on se rapproche de la discussion de café. Parmi les cafés, il y a des cafés "select" et le café du coin. Il y a des cafés où vous n'osez pas mettre les pieds, des cafés qui vous paraissent trop chers. Dans les cafés, il y a de tout : de la brève de comptoir (qui révèle la sagesse populaire), jusqu'à l'abruti de pilier de comptoir. On sait tous qu'il y a en France 60 millions d'arbitres. Quand on aura 60 millions de Président qui parleront en même temps, cela ne sera pas plus audible. 

Je suis pour une réforme des systèmes de paiements

C'est un peu un coup de gueule visant 2 cibles : 1. les services de compta ou les directions financières des entreprises 2. les professionnels du bâtiment (que l'on qualifie d'entrepreneurs - bah oui, référence au latin "prendre avec les mains") qui jouent en permanence les parents pauvres alors que c'est impossible d'en avoir un si vos travaux ne dépassent pas un certain montant...

Donc côté entreprise : je propose (de manière tout à fait simpliste peut-être) la suppression des délais de paiements à 30, 60, 90 ... jours. 
Je ne sais pas si c'est une proposition intelligente (je n'ai pas la compétence économique suffisante pour), mais il me semble que de supprimer ces histoires de délais de paiements pourrait permettre d'assainir les relations et la situation de pas mal de boîtes (dans un sens comme dans l'autre)... Un travail ou un produit se paye à la livraison et puis basta !

Et côté société : suppression de la monnaie physique (pièces, billets)
Les professionnels du bâtiment et de la restauration nous bassinent avec la TVA à taux réduit ...
En fait, ce n'est pas un problème de TVA. D'expérience personnelle, il est quasi impossible de faire appel à des entrepreneurs type plombier, électricien... Ils doivent avoir trop de travail (donc gagner assez) pour vous planter des rendez-vous, vous promettre des devis qui ne viennent jamais, ne pas donner suite aux devis lorsque vous donnez votre accord...etc. En fait, tout le monde semble d'accord pour faire le constat de secteurs où le "black" tourne à plein régime.
Supprimons la monnaie physique ! Imposons Moneo (remarquez, c'est peut-être bien l'idée) comme seul moyen de paiement reconnu.
Moneo = transaction électronique = trace informatique = contrôle possible.

Quelle bande de poules mouillées !

Et en ces temps de grippe aviaire... Je vous renvoie ici pour l'article complet, et ne vous cite que le passage croustillant :

"Au niveau global, AC Nielsen dénote que les pays disposant du meilleur niveau de confiance sont l'Inde, la Nouvelle Zélande, la Norvège et la Malaisie, tandis que les plus pessimistes sont le Protugal, la Corée du Sud et la France."

Lire la suite "Quelle bande de poules mouillées ! " »

Le coup du Sudoku

Qu'est qui plaît donc tant aux gens pour expliquer cette explosion du phénomène Sudoku ?

Je pense que ce qui passionne les gens, c'est cette impression d'être "intelligent", à manier une matière qui en rebutait beaucoup à l'école. Manipuler des chiffres, cela rapproche des mathématiques. Et là, on a un jeu qui offre aux gens le plaisir de pouvoir maîtriser une matière qui les effrayait. Ils ont l'impression de maîtriser les maths... alors que ce n'est pas plus fin que ces jeux où il faut retrouver les mots proposés dans une grille pleine de lettres.

Donnez aux gens l'impression d'avoir du pouvoir. Ils ahèreront. 

Traiter l'urgence

Newsgator

Un peu de retard dans la lecture des flux d'informations... Je sais pas ce qui se passe en ce moment (enfin, si) mais je me demande s'il ne va pas falloir demander au gouvernement de voter une loi pour ajouter quelques heures à chaque journée. Je suis sûr qu'un député serait capable de pondre un texte de ce genre - Ils ont bien réussi à statuer qu'une semaine durait 35 heures...

Toujours sur le sujet Urgence, j'aime bien cet écran d'Amazon :

Dernier_livre Pas la peine d'aller voir. C'est moi qui l'ai pris !

Zone Orange contre Carte Orange

Cas pratique d'un client, usager, utilisateur, électeur ... (je sais plus comment on doit s'appeler) qui voudrait bien utiliser les transports en commun, mais à qui on tend des pièges.

Cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas utilisé les transports en commun d'Ile de France. Ayant à nouveau pas mal d'activités sur Paris Intra Muros, je reviens à ce mode de transport globalement pratique, permettant d'éviter les bouchons, le stress voiture, trouver une place , temps perdu de lecture...

Habitant à proximité de la gare de Sarcelles St Brice, le principe est simple. Je pose ma voiture à cette gare et prend le train jusqu'à la gare du Nord (15/20 minutes de trajet). Sarcelles St Brice est a priori rattachée à Sarcelles, dont le maire n'est autre que DSK me semble-t-il. Rien sur son blog (non, jene ferai pas de lien, exprès) sur ses activités si ce n'est des notes sur l'Europe, l'unité de la gauche... Si vous pouvez me confirmer ce point, je vous en remercie.

Je viens donc de découvrir que la commune a mis en place autour de la gare une Zone orange réglementant le stationnement. Le principe de la zone orange : vous pouvez vous garer sauf entre 10 heures et 11 heures le matin, et entre 14 heures et 15 heures la journée. Le résultat est un nombre de places disponibles en parking libre qui doit avoisiner la centaine... Avec bien entendu un zèle de la police municipale qui voit là une bonne occasion de faire du chiffre (au propre comme au figuré) sans régler aucun problème sérieux.

Donc, si c'est bien DSK le patron, merci de ne pas prendre en compte ses prises de position sur la nécessité d'encourager les franciliens à utiliser les transports en commun.
Merci de ne pas prendre en considération les propos de DSK quant à la nécessité de s'impliquer au plan local pour créer des laboratoires et autres projets ayant pour ambition de se déployer au plan national.
Merci de ne pas tenir compte des propos de Jean-Paul Huchon (Président de la région) concernant également ces sujets. Ils sont incapables de se concerter pour rendre service aux franciliens, alors qu'ils sont du même bord politique (à moins qu'il n'y ait des différends relatifs à des courants de pensées subalternes au sein de la grande famille du PS). 

A l'heure où l'on parle de désengorger Paris de la circulation automobile, il serait loique que la Région et les communes mettent en place des dispositifs concrets permettant simplement de faciliter l'usae des transports en commun.

On leur demande juste d'être bi

J'ai cru entendre qu'un débat allait démarrer à la suite de la volonté du gouvernement de mettre en place une réformette afin que les profs au collège puissent enseigner 2 matières de leurs choix... On va leur demander d'être bivalent. Bon, c'est vrai que le mot est moche (mais il y en a bien d'autres).

Mais donc, la grogne pointe car il paraît inconcevable que des profs puissent enseigner 2 matières. Les profs devraient pourtant y voir l'occasion de sortir de la théorie pour emmener les élèves sur l'utilité pratique de croiser les matières les unes entre les autres :
un théorème écrit en mauvais français ne produit rien de bon, c'est des cours de dessin ou de musique que se développent les mécanismes de créativité et d'imagination, parler anglais c'est bien, être capable de faire appel à des références historiques en langue anglaise, cela peut servir...

C'est ce qui se passe en permanence dans l'univers professionnel : il faut être capable de manier non pas une, non pas deux... mais plusieurs disciplines en même temps, de synthétiser, de croiser, de confronter. Donc, à l'exigence d'avoir des compétences pluridisciplinaires dans le monde professionnel, les profs ne souhaitent qu'être monovalent. C'est un des premiers "chocs" pour les jeunes arrivant dans le circuit pro. Ils n'ont plus d'emploi du temps leur indiquant : 9-11h, Marketing; 13-15h, droit commercial; 15-16h, RH... Non, tout se mélange. Vous faites en permanence appel à vos compétences et à celles des autres dans le quotidien (enfin, j'espère pour vous...).

Amour et amnésie

C'est le titre du film diffusé sur Canal+ vendredi soir... Pour la synthèse : une jeune fille est incapable de reconstituer des souvenirs à la suite d'un accident. Elle se réville tous les jours en pensant être le 13 octobre. Sous le charme, un vétérinaire va progressivement trouver un moyen que la vie puisse continuer, et la jeune fille de commencer ses journées en visionnant une cassette video lui expliquant tout ce qui s'est passé depuis le 13 octobre...

Ca m'a fait penser que la France avait peut-être subi un accident (allez, un peu de polémique, vers 1981 ?) et qu'elle avait toujours l'impression de vivre à une certaine époque (éprouvant ainsi une certaine image d'elle même comme disait Le Grand).

Peut-être faudrait-il diffuser tous les matins le film de tout ce qui s'est passé ces 25 dernières années afin de perpétuellement "recaler les billes" et permettre aux Français de vivre au présent ?

Les Français découvriraient ainsi toutes les libertés qu'ils ont acquises depuis (radio, télé, Internet, téléphonie mobile...), que le communisme s'est effondré en tant que système pratique, que l'Etat n'est pas le mieux placé pour impulser le développement économique, que l'économie s'est considérablement globalisée (ce qui permet à quelques entreprises françaises de jouer dans la cour des grands - voire de s'en sortir grâce aux marchés étrangers, la contre-partie étant que des entgreprises étrangères puissent venir jouer chez nous...), que de plus en plus les entreprises sont toutefois obligées d'acquérir une dimension européenne ou à défaut, de développer des partenariats forts avec des entreprises des autres pays européens, car aucun pays de l'Europe ne peut s'en sortir seul, que la vertu du modèle européen est d'être exportable et que c'est un honneur que des pays souhaitent adhérer à notre modèle...   

Ethnocentrisme, quand tu nous tiens

Etonnant message reçu de la part d'un lecteur de Latinanews :

"Bonjour,
Je suis au mexique et je me demande s'il existe un salon de l'emploi pour francophone dans le pays ?
Merci d'avance de vos information"

Que répondre à cela ? Proposer à l'ANPE d'ouvrir des antennes à l'étranger pour aider nos compatriotes sur place à trouver du travail ? Se demander si il faut monter des salons de l'emploi pour anglophone ou hispanophone, ou autre languétrangèrophone en France ?

C'est quand même révélateur du niveau d'assistance que les Français attendent en permanence...

Le Monde de Na(r)n(i)a

Surprenant le nombre de sites qui peuvent exister qui permettent à de jeunes femmes (en général trentenaires) de nous raconter leurs histoires de rêves de prince charmant, opposées à la dure réalité de leur solitude. Syndrôme de Brisgte Jones. On a tous entendu parler du nombre croissant de situations mono-parentales, jeunes femmes célibataires (célibattantes)... On découvre avec le Web une réalité, une prise de parole qui devrait fournir aux sociologues matière à analyses.

C'est souvent drôle, grinçant, amusant, cocasse... mais ça ne laisse pas indifférent. Il transpire de ces sites une sorte de cynisme violent de l'expression d'un mal-être, d'une solitude au début voulue (j'assume mon indépendance) puis finalement subie (l'horloge biologique titille tôt ou tard le désir de materner, ou du moins de pouvoir trouver une épaule sur qui s'appuyer de temps en temps, mais à force d'idéaliser il devient difficile de rapprocher le rêve de la réalité d'un jeune gars trentenaire qui a de son côté développé ses propres codes de jeune vieux gars...).

Si vous voulez découvrir quelques uns de ces sites, je vous invite à lire celui de Frogita. De là, vous pourrez en découvrir d'autres via les adresses laissées sur les commentaires, ou les liens proposés. Bienvenue dans un monde de gens seuls.

De la dette publique

Sur les conseils de Christian Blanc via son site "Pourquoi pas", j'ai décidé de m'y coller et d'aller lire le rapport complet qui vient d'être publié sur la dette publique. Je vous préviens tout de suite : 136 pages vous attendent au coin du pdf... (bon allez, la synhtèse fait 11 pages).

Je construis cette note en 2 temps. Je relève au fur et à mesure ce qui m'interpelle à la lecture. Je verrai ensuite ce que je peux en retirer par rapport à d'éventuelles réflexions personnelles sur le sujet.

1 - Le constat
La France n'a donc cessé de creuser son endettement depuis 25 ans qui prive aujourd'hui les 2/3 de sa production nationale. La France est le seul pays d'Europe dont le ratio des dettes publiques n'a cessé de progresser depuis 10 ans. Non respect de la parole donnée, La France n'a jamais tenu ses engagements de réduction des déficits. Dépenses en moyenne supérieure de 18% aux ressources. Développement de nouvelles structures administratives sans remise en cause des structures existantes.

2 - Les préconisations
Si la France a continué de produire globalement de la richesse, le niveau de vie cesse de converger vers celui des économies les plus riches. Plus de marges de manoeuvre pour continuer à "pomper" les ressources disponibles (niveau des prélèvements obligatoires de 44% contre 39,5% pour la zone Euro et 35% pour le G7). Recommandation pour mettre en oeuvre un plan de redressement en 5 ans de cette situation qui nous met au bord de l'asphyxie : moins de ministères, remise à plat des structures centrales, régionales et locales redondantes.   

Si le constat est clair, on a quand même une grosse impression de déjà entendu, lu ou vu - hormis peut-être le fait que l'on commence à évoquer une asphyxie, notamment les recommandations pour remettre en marche la machine.

Le problème des Français c'est d'être les champions du monde de l'analyse, mais d'être incapables - bien souvent, de passer à l'acte pour mettre en oeuvre les décisions qui s'imposent à l'analyse des constats.

Se donner cinq ans pour redonner de l'air à la machine économique, pourquoi pas ? Mais cela demande des efforts et une prise de conscience individuelle. Lorsque vous entendez de leaders syndicaux ou politiques vous annnoncer que "oui la situation est dramatique, mais que la France a toujours existé et qu'elle continuera d'exister...", cela ne laisse présager rien de bon quant à la mise en oeuvre.

Le rapport évoque le problème du calendrier électoral qui pèse sur l'action en France. Avec une sortie de ce rapport à l'aube de 2006, année d'échauffement pour 2007 qui sera une année plombée pour cause d'élections législatives et présidentielles... je ne vois pas très bien quels sont les députés et ministres qui vont ruer dans les brancards en étant sûrs de se faire ramasser par la suite. Côté politique, tout le monde sait bien que ces responsables travaillent pour la France, qu'ils n'ont pas d'ambitions personnelles autres que de pouvoir obtenir les postes qui leur permettent de mettre en oeuvre leurs promesses (un peu d'ironie fait toujours un peu de bien). En imaginant la mise en oeuvre des préconsisations dès 2006, cela donnerait 2 ans de tensions pour une campagne où les candidats annonceraient "votez pour moi, j'en ai encore pour 3 ans de ce régime là !".

Je crains que ce rapport ne soit qu'un de plus qui va se rajouter à la longue liste des précédents, et que nous nous dirgeons inexorablement vers l'asphyxie. Et comme tout corps en train de s'asphyxier, nous allons connaître des soubresauts et tensions de plus en plus violents.

La France est vieille bourgeoise (limite aristocrate) qui n'a cessé de dilapider son héritage, qui se refuse à réduire son train de vie, ou se mettre à travailler et qui espère un jour gagner au Loto ou au Millionnaire, ou s'en sortir au travers d'une émission de télé-réalité. Quand il n'y aura pus de lattes au parquet pour se chauffer l'hiver, il fera très froid.

Le temps de la maturité

Peut-être vous souvenez-vous de la banque Egg ? La banque entièrement en ligne ?
après moultes déboires, cette banque qui s'appelle maintenant Oney n'a jamais vraiment réussi à percer...

Mais l'idée est restée et, comme de nombreux sujets qui étaient promis en l'An 2000, devient réalité. Ainsi Boursorama, qui était au départ un service d'informations sur les cours de bourse, a été racheté par la Société Générale pour devenir aujourd'hui (cf. La Tribune) une véritable banque : "Depuis sa création en 1995, Boursorama s'est en effet transformé de site d'information en véritable acteur financier. Issu de la fusion entre le courtier en ligne Fimatex, filiale de la Société Générale, et du site d'information boursière Boursorma, en 2002, le groupe a ensuite absorbé le courtier en ligne Self Trade en 2003. Présent en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, il gère en France quelque 126.000 comptes et près de 3 milliards d'euros d'encours (dont 778 millions d'euros en OPCVM et assurance-vie)."

Il est clair qu'avec 126.000 comptes habitués à utiliser Internet pour gérer des services financiers, le sujet est mûr pour proposer des services bancaires.

Generation @

Business Week propose un dossier complet sur ce qui s'appelle la Generation @. C'est à lire ici (en anglais, sorry).

Comment les "jeunes" sont en permanence connectés, membres de différents réseaux d'échanges (de blogs, de photos, d'avis sur des produits, des sorties...)... et comment des marques comme Coca ("For a giant brand like Coke, these networks also offer a direct pipeline to the thirsty but fickle youth market") essaie de comprendre tout cela et d'en faire partie.

Attention, vos consommateurs de demain sont en ce moment sur Skyblog... libre à vous de dénigrer le contenu que vous pouvez y lire, ou d'essayer de comprendre comment de font et se défont les succès dans cet univers.

Tout est dit

Extrait du journal Le Monde (la version en ligne d'ailleurs) :

"En vingt ans, les journaux américains ont perdu près de dix millions d'acheteurs quotidiens. Il s'agit d'une tendance de fond. "Les journaux n'ont pas réussi à attirer les jeunes. Je ne crois pas que cela changera dans le futur. L'enjeu est pour eux de les attirer sur Internet, ce qui est possible car ils sont des marques connues au niveau local", explique M. Morton. Un récent sondage, réalisé par Nielsen, montre que les sites de quotidiens ont une plus forte croissance que les autres sites (+ 11 % en un an). 22 % des visiteurs lisent le journal uniquement sur Internet."

Tremble CNN !

Et l'on nous annnonce le lancement officiel de la CFII. Au fait comment il faudra dire ? lacéeffhihi, lacéeffdeuzi... encore un nom à la c...

«Avant la fin de l'année 2006, la chaîne française d'information internationale diffusera ses programmes vers l'Europe -dont la France-, l'Afrique, le Proche et le Moyen Orient», a indiqué dans une communication en Conseil le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres, cité par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.

Heureusement que l'Etat s'occupe du rayonnement de notre pays, que l'Etat s'occupe du mécano financier pour mettre en place cette chaîne, qui va certainement être à haure valeur ajoutée, qui va sûrement passionner les foules de connaître la vision française de ce qui se passe dans le monde. A moins que ce ne soit pour faire connaître ce qui se passe en France au reste du monde ?

Enfin, à mon avis, ce n'est vraiment pas un projet utile (France 2 avait sûrement les moyens d'occuper le terrain international mais j'ai cru comprendre que pour ne pas réduire la voilure en France, le groupe avait préféré fermer des bureaux à l'étranger...), où l'on va rapidement découvrir que c'est un gouffre financier, mais que nos impôts pourront maintenir en vie (car l'image de la grandeur de la voix de la France en dépend). Vous vous rappelez Public Sénat qui devait être la chaîne de référence qui allait passionner et ressouder les Français autour des débat politiques ? (hihi)

Un peu charette

Pour ceux qui voudraient connaître l'origine de l'expression "être charette", je vous renvois à la lecture de L'Oeuvre (d'un certain E. Zola).

Donc, un peu charette ce soir (finaliser avant demain matin programme deuxième journée d'organisation d'un séminaire de stratégie Internet pour l'équipe dirigeante de la société ... chut ... ; Reader RSS Newsgator qui totalise 60 flux non lus ; un business plan à finaliser avant mi-décembre ; valider nouveau contrat pour janvier ...).

Donc, pas le temps d'écrire maintenant sur :

- sentiment de nausée que l'assemblée nationale n'ait rien d'autre à foutre que de voter un article de loi pour que les programmes scolaires traitent la colonisation sous l'angle également positif... j'ai beau cherché, je ne trouve aucun point positif dans la colonisation - sans qu'il faille pour autant s'excuser de tout, tout le temps. Autres époques, autres moeurs... (il fut un temps où la poupée Barbie arborait fièrement une cigarette). Je crains quand même que "blaireaux ethnocentriques" nous collent à la peau pour un bout de temps.

- piste de réflexion sur un éventuellement rapprochement à faire entre la montée du communautarisme et la montée en puissance du marketing. En gros, à force de créer des cibles, pas étonnant que chacun veuille se retrouver et s'identifier aux autres membres de la cible. Bon, ça n'expliquera pas tout, mais ça peut donner des pistes pour occuper les intellos du marketing

- le centre du monde se déporte à l'est. On ne cesse de parler de la Chine, mais il faudrait aussi regarder ce que fait Dubaï... D'ailleurs, regarder ce qui est en train de se passer dans tous les pays dits émergents. Un ami qui vient de rentrer du Mexique me signalait des pubs pour du crédit immobilier (cela signifie l'émergence d'une classe moyenne), ce qui ne pouvait exister il y a à peine 2 ans. D'ailleurs, proposer de reclasser l'appellation "pays développés" en "pays décadent" (ça n'a rien à voir avec les moeurs, juste avec cette dynamique négative).

- recommander le blog "Pourquoi pas" (Auteurs : Bernard Belloc, Christian Blanc, Denis Olivennes, François Dupuy, Gérard Tobelem) découvert grâce à une note de Versac...

Bon, le jour où j'arrive à "neurobloguer" (bloguer directement depuis mes flux neuronaux) je pourrai mettre au clair toutes ces pensées.

Ca chauffe !

Ouverture aujourd'hui du sommet mondial sur le changement climatique qui se déroule à Montréal pour 2 semaines. Vous pouvez suivre les débats ici

Je découvre (pause café) l'illustration ci-dessus dans le journal 20 minutes et je m'aperçois (avec surprise, mais c'est peut-être mon côté un peu naïf) que ce sont les pays que je pensais les plus écolos qui en font le moins. Je suis notamment très surpris par le Canada et l'Australie.

Je ne suis du coup vraiment pas certain que cette histoire de Marché de la pollution (ceux qui atteignent leurs objectifs de réduction peuvent vendre - offre / demande, des "droits à polluer") soit réellement une bonne idée...

Question humanitaire

Petite question (genre bouteille à la mer) qui me turlupine (surtout en cette soirée spéciale "Les Enfoirés") :

Quand on dit que les fonds récoltés sont reversés à une association, cela signifie que les acteurs de la soirée font tous du bénévolat, ou qu'ils sont payés et que l'on reverse ce qui reste ?

Boursicotage franchouillard

A voir d'un côté le départ plutôt lent d'EDF pour sa première cotation (hausse de 0,98%) alors que beaucoup de souscripteurs voudraient se retirer au plus vite pour faire une plus-value (serait-ce la crise ? la fin d'année qui approche ?).

A voir d'un autre côté l'action Google dépasser les 400 dollars (en quinze mois, la capitalisation boursière de Google a quintuplé), il me semble qu'il faudrait plutôt aider les Français à investir de l'autre côté de l'Atlantique.

Si c'est compliqué de le faire seul soi-même, pourquoi est-ce que les banques ne proposent pas des fonds dédiés à ce sujet. Remarquez en écrivant cela, je me dis que cela doit exister, mais je trouve qu'on n'en parle pas assez. 

Crisis in France

0547covev On a bien ri avec les cartes de CNN... OK le smédias américains peuvent apparaître ridicules dans ce cas-là, mais est-ce que cela ne permet pas aux médias français, donc aux Français, de se voiler la face et colporter cette fausse bonne idée : "puisqu'ils ne savent même pas placer nos villes sur une carte, comment voulez-vous qu'ils comprennent nos particularités sociales à la française ?"

Pour une analyse un peu plus factuelle (et somme toute raisonnable) de la situation, je trouve que l'article de Business Week est plutôt bien fait.

On peut y relever (dur de faire une sélection sans remettre tout l'article en ligne...) :

For years, France was warned that economic and social neglect of its large ethnic-minority population would produce an explosion. The surprise was that it didn't happen sooner.

But without more sweeping economic change, it won't be long before unrest flares anew. [...] For decades government policies across much [...] have put a higher value on social protections and job security than on growth and job creation.

France's economy has grown an average 1.5% annually for the past four years and is set to grow only 1.2% this year. Unemployment is nearly 10%, and among those under 25 it is nearly 22%, about twice the U.S. rate. Youth joblessness runs over 50% in the suburbs

Moreover, France has long opposed affirmative action on the grounds that -- since the constitution requires everyone to be treated equally, and since everyone is fully French -- no such programs are needed. A beautiful idea, but it ignores the reality of the ghettos, which impede assimilation. One result is that unlike Britain, the Netherlands, and Germany, France has no Muslims in its Parliament.

A résumé with a classic French name received more than five times as many positive responses as one with a North African name, though both listed identical qualifications.

The rising anger of minority groups poses another risk for Europe -- the possibility of xenophobic backlash.

Some countries are changing. Denmark has largely done away with rigid work rules and now has youth unemployment rate of only 7.5% -- below the U.S. level -- even though it offers relatively generous social protections. Italy provides education, job training, and health programs for immigrants -- even though many work illegally in the underground economy. The result is that many immigrants to Italy find a path to upward mobility. Last year, 67% of business startups in Italy were created by foreigners, notes Luca Visconti, an immigration expert and professor at Bocconi University in Milan.

Quand à ceux qui se plaignent de la vision donnée de la France dans certains médias étrangers, peut-être devraient-ils se demander si nos médias Français ne pratiquent pas les mêmes raccourcis lorsqu'ils traitent de l'interntional (cela arrive parfois).

Le monde à l'envers

Ruben est un des mes contacts en Colombie, rencontré lorsque j'avais participé à une foire commerciale à Carthagène l'an passé... Il vient de m'envoyer un email :
"Hola Jean, espero que este muy bien, a pesar de lo que esta pasando en su pais. [...]"
"Salut Jean, j'espère que tout va bien, malgré ce qui est en train de se passer dans votre pays..."
Là, je trouve ça très drôle.

CNN et Fox News s'en donnent à coeur joie en exhibant (grâce à la fameuse loupe médiatique) les scènes de guerre se déroulant dans notre cher vieux pays. Les autorités chinoises, japonaises... recommandent à leurs ressortissants d'être prudent si ils comptent venir à Paris en ce moment, voire de différer leur voyage. J'ai même entendu qu'un représentant du Portugal se demandait s'il allait devoir envoyer des troupes pour protéger les ressortissants de son pays.

Intéressante l'image de la France vue de l'étranger en ce moment. Vous ne trouvez pas ?

Grève des stagiaires

Les stagiaires réclament un vrai statut et le débat s'anime sur un post chez Altaïde.

En fait, je trouve que les stages sont très formateurs étant donné la décision de faire grève et manifester pour se faire entendre ;-)

Plus sérieusement, est-ce qu'il ne faudrait pas simplement supprimer le statut de stagiaire... Oui, mais alors comment fait-on quand le cursus de formation exige un stage ? Je pense qu'avec tous les dispositifs qui existent en entreprise d'aides à la création d'emplois (premier emploi, emploi jeune, CDI pour les TPE...), les nombreux statuts qui existent...etc. pourquoi ne pas envisager le stage comme un CDD ?

Cela purifierait le marché de ces entreprises qui ne travaillent qu'avec des stagiaires. Cela éviterait la suppression de postes fixes pour les faire tenir par des stagiaires tournants ...Etc .

Blog anonyme...

L'anonymat sur le Web (mais pas seulement) n'est pas nouveau. Les emails et les premiers sites webs perso avaient permis à certains de pouvoir communiquer de façon anonyme avec toute la perversion que cela peut comporter.

La stratégie du corbeau a de beaux jours en France... Cet été, l’hebdomadaire Le Point avait publié un feuilleton en épisodes sur un "drame" politique se nouant autour de lettres d’un mystérieux corbeau. Pas un jour sans que des procureurs, juges d’instructions, journaux, mais aussi directeurs du contrôle de gestion, directeurs des achats... ne reçoivent des lettres anonymes dénonçant le voisin, celui qui s'est enrichi, le marché attribué à untel parce que "autretel" a touché une commission...

Les blogs ne pouvaient pas échapper à ce phénomène, qui permet à tout un chacun de pouvoir s’exprimer « librement », rapidement, simplement... Tubbydev propose ainsi quelques liens (http://tubbydev.typepad.com/entreprise_et_blog/2005/10/comment_bloguer.html) permettant de pouvoir bloguer anonymement, selon le niveau de discrétion que l’on souhaite adopter. L'actualité a mis en avant le fameux Journal de Max (http://www.lejournaldemax.com/) - journal satirique d'un cadre en entreprise... Alataide relevait il y a quelques temps le blog d'un cadre RH (http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2005/10/un_blog_de_drh_.html).

Le problème des blogs est bien souvent de définir la légitimité de ce qu'on y lit. C'est l'angle qu'ont choisi les journalistes qui se considèrent seuls habilités à relater une information, ou donner un point de vue (même les moins sérieux). Cette explosion de sites anonymes ne favorise pas la crédibilité que l'on peut porter au blog. Qui parle ? au nom de quoi ? en étayant ses dire sur quels faits ? ...

Je sais bien qu'il n'est pas toujours facile de dire toute la vérité, et que ce n'est pas toujours bon. Certes, l'histoire de France est marquée de pamphlets et auteurs anonymes (mais illustres) qui se lisaient sous le manteau et ont parfois permis de faire bouger les lignes.

Connaissant le caractère français, je crains toutefois que tout cela ne dérive rapidement sur les ragots et autres bassesses qui permettent de dénoncer (il suffit de relire quelques romans de Zola pour comprendre que c'est un plaisir malsain mais nécessaire que de pouvoir se délecter des malheurs ou des difficultés des autres, ou de se trouver des excuses pour expliquer la réussite des autres...). Il me semble qu'il y a un proverbe qui dit en substance : "Dites toujours du mal, il en restera toujours quelque chose". La France ressemble à un panier de crabes. Quand il y en a un qui va sortir du seau, les autres le rattrapent pour le remettre au fond. C'est l'égalitarisme, déviance du concept d'égalité.

Pour ma part j'adore la satire, la critique, le caustique (Fluide Glacial, Le Canard, Groland...). Mais au moins, tout est clair dans ces cas-là. Je ne suis pas certains que tous ceux qui mettent en place des blogs anonymes aient l'intelligence des grands pamphlétaires anonymes. Même si certains sites peuvent parfois être amusants, je trouve qu'il y a toujours quelque chose de malsain dans ces cas là.

Il me semble qu'il y a pourtant là des opportunités pour les structures censées faire ce travail de dénonciation qui est nécessaire : les syndicats, les corporations, les associations, (même les journalistes) ...

Côte d’Ivoire, Armée : leçons de management

Je suis quelque peu mitigé sur l’actualité concernant la Côte d’Ivoire, après l’annonce de la suspension du Général Poncet… Je vais essayer d’expliquer factuellement la situation, puis analyser ce que l’on peut retirer comme enseignement en matière de management.

Lire la suite "Côte d’Ivoire, Armée : leçons de management " »

Chicken run !

Tout le monde connaît l'expression "Quand les poules auront des dents...". Finalement, ce sera l'inverse. Ce sont les humains qui vont commencer à glousser...

Il paraît que la grippe aviaire débarque (via des dindes turques et des canards roumains).

Cela fait quand même plusieurs mois que les politiques commencent à nous sensibiliser au sujet. "Pas de panique. Mais on est prévoyant, donc on vous prévient... ça va faire mal, mais pas de panique". Vous pouvez continuer à manger du poulet. D'ailleurs, en ce moment, si vous demandez à un politique s'il continue à manger du poulet, il vous répondra qu'il en a mangé pas plus tard qu'hier ; quel que soit le jour où vous lui posez la question. Poule mouillée ouais !

"Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages"... et bien si, bientôt.
"La poule aux oeufs d'or", "Se faire plumer"... : désormais, ce ne seront plus des métaphores. 

c'est comme au monopoly

La Tribune explique les échanges de magasins entre Carrefour et Tesco :

"Le géant français de la distribution acquiert six magasins taïwanais auprès de Tesco pour 132 millions d'euros. En échange, le Britannique lui reprend quinze sites situés en République Tchèque et en Slovaquie ... "

ça rappelle vraiment les discussions au monopoly quand toutes les rues ont été achetées et que l'on troque et négocie pour avoir les couleurs complètes.... En fait, les hommes d'affaires sont de grands enfants. Tant qu'ils ne jouent pas à Risk...

La société de la peur

Le livre de Christophe Lambert, la société de la peur, est une bonne analyse des blocages français, qui s'accumulent depuis quasiment 30 ans maintenant.

Les quatre premières parties analysent les différentes peurs qui aliment le pays : une société devenue intolérante au risque, la peur de l'autre, l'intolérance, la solitude, le libéralisme...
La cinquième partie propose des axes de réponses à apporter, les peurs générant de nouvelles demandes. Je regrette que sur cette partie, C. Lambert soit resté Français et se limite à des prospections du type "il n'y a qu'à", "il faudrait que"... Etant donné l'exactitude du constat préalable, on pouvait s'attendre à des propositions concrètes.
La sixième partie est intéressante puisque M. Lambert se demande, et pointe du doigt certains évènements qui semblent corroborer sa grille de lecture, si la France n'a pas déjà amorcé sa mutation depuis peu. Même si cela peut ressortir positif, ce qu'il nous livre n'est pas forcément très motivant. Selon son analyse, la société française serait en train de se "nordiser", de se comporter comme le font les pays du nord de l'Europe (la société des morales). C'est une analyse que je pressens depuis quelques années, même si cela ne m'enchante guère - on ne va vraiment plus avoir beaucoup d'occasions de se marrer.

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Economie (administrative) de Marché

Entre le ministre de l'économie et des finances Thierry Breton qui convoque les compagnies pétrolières pour leur demander quelle est leur stratégie de développement à l'avenir (normalement, ce sont des analystes qui devraient organiser ce genre de réunions), le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher qui convoque le PDG France de Hewlett Packard pour le sommer de s'expliquer sur sa politique de l'emploi, je me demande comment certains peuvent trouver que la France est un pays libéral...

Mieux encore, M. Larcher précise qu'il "veillera à ce que l'entreprise assume toutes ses responsabilités à l'égard des salariés concernés et s'engage pleinement en matière de revitalisation des bassins d'emploi touchés par cette restructuration, notamment en Isère où Hewlett Packard est fortement implantée" (source silicon.fr). Donc, une entreprise qui prend des mesures pour préparer son avenir doit maintenant s'occuper de l'emploi de la région où elle est implantée, de l'économie régionale.

Fini les sucettes à l'anis

Candy La société américaine Chronic Candy vient de lancer des sucettes au goût de canabis. Autant dire que la polémique fait rage, temps du côté des producteurs de chanvre qui mettent en doute la qualité gustative par rapport à l'original (?), que du côté des, comment les appeler? , des puritains, des manques d'humour... qui réclament à corps et à cris l'interdiction de ce produit.

Peut-être qu'ils craignent que le sucre contenu dans les sucettes ne génèrent des problèmes d'obésité ? Si c'est le cas, je connais une boisson à base de Coca qui aurait dû faire parler d'elle. Ou alors on va nous ressortir le couplet : les sucettes amènent aux drogues douces qui amènent aux drogues dures...

Leçon japonaise

En fervent admirateur de la culture japonaise, J. Chirac a dû être impressionné par cet exemple de dissolution de l'assemblée réussie par le premier ministre japonais, M. Koizumi.

Ce dernier, au pouvoir depuis 2001, lassé des blocages législatifs à ses projets de réformes (le dernier concernant les services financiers de la Poste japonaise), n'a pas hésité à dissoudre l'assemblée et convoqué des élections législatives anticipées. Suivi par ses compatriotes, le Premier ministre japonais va désormais disposer d'une confortable majorité pour travailler à réformer en profondeur un certain nombre de pans de la société japonaise.

Comme quoi, même un pays fortement empreint de tradition, est capable de modernité.

11/09

4 ans après, que de boulversements. Difficile toutefois pour les Etats-Unis de commémorer cette date alors que le souffle de Katrina n'a pas encore révélé tous ses effets. Depuis cette date, on peut toutefois retenir quelques points.

Le régime des Talibans s'est effondré après une intervention américaine en Afghanistan. Ce qui est une bonne chose en soi. Mais l'objectif de cette intervention était de démanteler le coeur stratégique d'Al Qaida. Non seulement Ben Laden n'a pas été arrêté, mais les attentats qui se sont produits depuis (Bali, Madrid, Egypte, Londres...) confirment que le réseau terroriste est encore sur pied.

Saddam Hussein a été démis de son poste. Un tyran de moins, mais à quel prix et pour quel objectif. Toute la bonne volonté des hommes politiques depuis 1945 de traiter le maximum de problèmes par le multilatéralisme dans le cadre de l'ONU a été quasi réduite à néant par l'administration américaine. Le nombre de morts américains sur le terrain irakien rejoindra le nombre de morts des tours... L'Irak est un pays divisé et déchiré, et il semble difficile de croire que la façade constitutionnelle proposée par les Etats-Unis (et les Irakiens mis en place) va régler cette situation.

Pendant ce temps là, le moteur économique de la Chine s'est enfin débridé et rajoute ainsi aux tensions du marché pétrolier. Résultat, on commence enfin à croire que nous allons peut-être connaître la fin du pétrole et qu'il aurait fallu engager un peu avant des investissements, recherches...etc. pour ne pas être aussi dépendant de cette matière première, pour accompagner le développement des civilisations...

Il semble impossible de faire un constat positif sur l'évolution des choses depuis 4 ans. Certains pourront toujours dire que si rien n'avait été fait, la situtation serait encore pire que ce qu'elle est. Soit. Mais comme dit le proverbe : "si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle". 

Le plus perturbant actuellement, c'est cette position défensive (paranoïaque parfois) des occidentaux vis à vis de la situation, de l'avenir. En fait, toutes les décisions et actes sont réalisés en réaction à, en défense contre. Rien de positif d'imaginé ou de proposé pour que l'on ait envie d'avenir.   

Retour vers le futur

Ena Entre R. Dutreil qui veut jouer les PDG et souhaite décider à la place des industriels et distributeurs du niveau des prix des produits, T. Breton qui promet de taxer les pétroliers qui ne resdistribueraient pas aux non-actionnaires une part de leurs dividendes, on ne peut s'empêcher de craindre que la classe politique ne soit vraiment sclérosée. Heureusement qu'ils se positionnent de droite (tendance libéralisation du marché) sinon je me demande ce que cela donnerait...

Pour ce qui concerne les pétroliers, ils font des bénéfices énormes. Soit. La conjoncture les sert. Mais il faudrait peut-être que les sociétés d'investissements, les agences de notations, les actionnaires... fassent leur boulot. Continuer à investir dans des entreprises dont on sait que leur matière première n'a plus que 15 ans de vie environ, cela n'est pas très rationnel. Encore faudrait-il que ces entreprises proposent des stratégies alternatives (part des RD pour développer d'autres énergies) qui permettraient de s'assurer qu'elles développent des stratégies pérennes.

Je lance la question : est-ce que les valorisations des compagnies de pétrole ne sont pas sur-évalués, genre "Bulle Noire" ?

Les nouveaux rois fainéants

On a l'habitude de taper sur les fonctionnaires, et principalement sur l'Education Nationale, mais je pense qu'il existe une nouvelle race de rois fainéants : journalistes et présentateurs d'émission.

Les présentateurs d'émission : à constater le nombre de rediffusions programmées durant les périodes de vacances scolaire - ce n'est pas seulement l'été, c'est aussi Noël, Pâques, parfois Février..., on se dit que des jobs comme ça, on comprend que tout le monde veuille faire de la TV. Autant de vacances que les profs, le salaire en plus. Il n'est même plus besoin d'être intelligent (des équipes vous mâchent le travail) ou créatifs (vous rediffusez des archives selon des thèmes porteurs : les plus grosses gaffes, les plus grosses gamelles...).

Exemple pour cette rentrée, tout le monde se jette sur les blogs. Europe 1 s'y met. Europe 2 aussi avec une émission directement alimentée par le contenu des blogs eux-mêmes. Plus besoin d'aller à la recherche d'informations. Les auditeurs signalent un blog. Les animateurs lisent le contenu du blog (c'est vraiment trop de travail). A noter pour toutes ces radios le problème de gérer les références aux quelques 3 millions de blogs créés sur Skyblog (le service de blogs de Skyrock). ;-)

Les journalistes : on imagine toujours les journalistes en train de chercher de l'information, recouper, synthétiser... et on constate qu'ils focntionnent souvent selon la méthode du mouton de Panurge. On retrouve très souvent dans les journaux les mêmes sujets, inspirés des mêmes sources...

Et quand on lit ce qui est arrivé à PRland ce matin, on comprend mieux le mode de fonctionnement de ces "professionnels".

Ils sont malins chez Google

En annonçant son intention de numériser toutes les oeuvres (livres, tableaux...etc.) de la planète (rien que ça) disponibles dans le domaine public, Google a piqué au vif l'exception culturelle française qui a réussi à stimuler d'autres pays européens... Inadmissible en effet que le planning du projet prévoit la numérisation des oeuvres en langue anglaise avant de s'occuper du reste (donc forte probabilité de trouver les oeuvres d'Alexandre Dumas, mais en anglais).

Résultat, contre un projet d'entreprise, la France et ses partenaires européens, lancent une contre-offensive gouvernementale avec Agence de l'innovation, groupe de projets... pour lancer un chantier de numérisation des oeuvres publiques dans les langues originales. Et comme on ne peut pas s'empêcher de faire les choses en grand, on en profite pour faire un effet d'annonce : on va créer un concurrent de Google(!). Google annonçant une pause dans son chantier de numérisation, tout le monde crie victoire. Erreur...

L'Europe annonçant qu'elle allait s'occuper de numérises ses oeuvres, Google peut du coup  se contenter de ne numériser que les oeuvres anglaises. Pour ce qui est de l'accès aux oeuvres, si l'Europe se met en tête de créer un format dédié, avec un moteur de recherche spécifique, elle va droit dans le mur.

Internet n'est pas anglais. Il est ce que le volume d'informations des différentes langues proposent aux internautes. Le boom des blogs chez les Français en est la meilleure preuve (sur 16,3 millions de blogs annoncés par Technorati plus de 3 millions doivent être en langue française - rien que Skyblog chez Skyrock, c'est 2.761.482 blogs).

Donc, s'il est judicieux de rapidement numériser et htmliser les oeuvres publiques européennes, je ne suis pas certain qu'il soit nécessaire de faire un effet d'esbrouffe sur un moteur de recherche européen (ou alors, il faut proposer quelque chose de plus efficace que Google, mais je ne suis pas sûr que cela viendra d'un projet gouvernemental).

Dumping sexuel

Alors que le débat sur l'ISF a refait surface au cours de l'été, Le Figaro nous apprend que les éleveurs français sont inquiets. Le sexe étant moins taxée en Irlande, c'est là-bas que nos pouliches se font saillir, et certaines décident même d'y rester.

"[...]il n'y a plus de grands étalons en France, à l'exception d'Anabaa ou de Linamix, la défiscalisation des saillies en Irlande étant la cause du malaise de l'élevage français. «Ce traitement favorable fait de l'Irlande un vrai paradis fiscal qui attire de plus en plus les éleveurs», explique-t-il : chaque année 600 juments françaises sont saillies en Irlande. Et certaines d'entre elles y restent."

De là à faire un rapprochement avec l'exil de certaines grandes fortunes françaises, ce serait un peu court en somme... Mais que fait notre étalon Galouzeau de Villepin pour que nos pouliches françaises restent se faire saillir en France ?

Comment devenir un personnage de roman

Name_auction_1 Je vous préviens, on frôle le n'importe quoi...

C'est simple avec Ebay et la folle créativité des Américains. Le Monde tente bien de nous expliquer, mais à mon avis, il n'y a que les Américains qui peuvent comprendre ce genre d'opérations.

On n'a pas de pétrole, mais des idées. Mon oeil !

C'était le slogan après le premier krach pétrolier en 1973 alors que le gouvernement lançait une campagne d'économie d'énergie, mais...
Avec les hausses régulières du pétrole depuis quelques mois, ainsi que la prise de conscience que même en tirant sur la corde au maximum, les réserves de pétrole n'iraient pas au-delà de 100 ans grand maximum (et encore dans ce cas, le pétrole aura vraiment mérité son sobriquet d'or noir)... Bref, on peut se demander quand même pourquoi aucune idée n'a été développée pour chercher un autre moyen de propulsion que le moteur à explosion.
Quand j'étais petit, on me promettait qu'en l'an 2000, on se déplacerait en soucoupe volante. Résultat, en 2000, on s'est retrouvé avec des quadras attardés se déplaçant en trotinette.
Que les producteurs, distributeurs de pétrole ne jouent pas le jeu, je peux comprendre à la limite. Encore que ceux qui nous promettent l'énergie d'avancer, ou d'aller plus loin, devraient tout de même se pencher sur la question. Mais que les gouvernements soient incapables d'impulser des recherches en ce sens (comme cela a été fait dans les années 60/70 pour le nucléaire, les télécommunications...). Ce sont des pays comme le brésil qui sont en train de faire des développements de carburant à partir d'éthanol obtenu de la canne à sucre...
Pire encore, je ne comprends absolument pas la position des constructeurs autos. Il semble que ces entreprises aient limité leur métier à la construction (certains osent la création) d'automobiles, ou camions, ou autobus.
Dès lors que ces entreprises reprendront conscience que leur métier c'est de proposer aux gens des moyens de locomotions, peut-être seront-ils capables de consacrer quelques investissements aux moyens de permettre aux gens de se déplacer d'un point A à  un point B, sans forcément dépendre d'une seule technologie ou d'une seule source d'énergie...
Si vous connaissez des exemples de moyens de locomotions qui puissent un jour rivaliser, voire dépasser, la commodité des automobiles actuelles, je suis preneur.

Ca se restreint...

Le Monde annonce la suppression des espaces fumeurs dans les trains d'ici la fin de l'année (l'article est ici). Attendons-nous à ce qu'à la rentrée, on nous annonce la suppression dans les espaces publics (j'espère qu'ils penseront à préciser "confinés" pour les espaces publics, sinon j'ai peur que fumer dans la rue ne devienne un crime...).

Ca me fait penser qu'il y avait dimanche soir sur TF1 en deuxième partie de soirée "Un baiser avant de mourrir", film américain de 1991. Et bien, en 1991, les Américains osaient montrer au cinéma : une dame qui fume dans son bureau alors qu'elle est à l'accueil, une scène d'amour où l'on voit, non pas un, mais deux seins messieursdames (sans que ce soit une doublure corps) ... !

Y a pas à dire la liberté évolue dans le bon sens, non ? 

Les Iraniens savent jouer aux échecs

Les Iraniens ont choisi d'annoncer une reprise de leurs recherches en matière de nucléaire civil. Du coup ça n'a pas loupé, M. Bush nous a refait le couplet de "comme nous, nous savons ce que c'est que la liberté, si vous faites pas comme on vous dit, on vous casse la gueule pour vous montrer ce que c'est que la liberté..."

Il me semble que l'Iran est le pays d'invention des échecs. Contrairement aux Etats-Unis où l'on préfère le poker. D'un côté la stratégie et la tactique où toutes les pièces sont disponibles dans l'aire de jeu, de l'autre un jeu fait de mensonge et de bluff...

Il ne serait donc pas surprenant qu'il y ait autre chose derrière la prise de position iranienne que la recherche d'un rapport de forces avec l'Europe et les Etats-Unis. L'Iran réclamait que l'Europe s'engage sur certaines garanties. Je n'ai pas très bien saisi les garanties souhaitées...

Si ce n'est que je me dis que comme l'Iran est le deuxième producteur de pétrole des membres de l'OPEP; quand on voit le comportement des Etats-Unis en Afhganistan, mais surtout en Irak... je ne serai pas surpris que l'Iran cherche à obtenir des garanties de l'Europe pour que les Etats-Unis ne puissent refaire le coup de l'Irak avec l'Iran. 

Pour contrer les chinois...

Pas eu le temps d'en parler avant, mais lundi soir (08 août), très belle émission sur France 2 retraçant l'histoire de Gengis Khan.

Où l'on découvre comment il a mis au pas la Chine (entre autres) ... bon, je veux pas dire par là qu'il faut mettre à feu et à sang la Chine, mais l'erreur des Chinois fût d'être hautain...

http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/biographie_gk.htm
http://www.memo.fr/article.asp?ID=PER_MOY_008

Principe de précaution

Imaginez qu'à la suite d'un accident de voiture, on immobilise toutes les voitures du même modèle. Qu'à la suite d'un crash aérien, on immobilise tous les avions du même modèle.

Vous vous dites "n'importe quoi" !

C'est pourtant ce qu'on vient de nous servir avec les canadairs pendant 10 jours, à l'issue du crash qui s'est produit en Corse, avec toutes les incohérences dans ce genre de situation :

- pour les pilotes : ce ne peut pas être la faute des pilotes
- pour le constructeur : ce ne peut pas être un problème technique
- pour les autorités : tant que nous ne connaîtrons pas les raisons, nous n'autoriserons pas la reprise des vols. Il y va de la sécurité des pilotes.

Finalement, on ne connaît toujours pas l'origine du problème. Il a fallu attendre que tous les avions soient contrôlés pour reprendre les vols (pourquoi ne pas remettre en vol un par un dès lors que l'avion est contrôlé ?). Hier à 11 heures et quelques, 6 avions sur 10 étaient contrôlés (donc 10 jours environ pour aboutir à ce résultat; soit 1,66 jour par avion). Hier à 14 heures et quelques, tout était OK (donc 4 avions contrôlés en 3 heures...).

Pendant ce temps là, ça a bien brûlé au sol...

Histoire d'eau

Alors que Chirac nous garantissait il y a quelques temps qu'il n'y avait aucun problème avec l'eau (mais, fidèle à lui-même, principe de précaution oblige, qu'il fallait rester vigilant quand même :-), finalement les agriculteurs se font taper dessus par UFC Que Choisir, les golfs sont mis à l'index par la ministre de l'écologie (il serait temps que l'on sache qui c'est celle-là).
Un petit truc mis en place chez moi (bon je sais, ce n'est valable que pour les gens qui habitent en maison...). Placez une dérivation sur votre goutière avec un bac ou une cuve de récupération d'eau - exemple chez Casto (moi j'ai mis un bac vertical de 300 litres). Vous trouverez des systèmes dans tous les bons magasins de bricolage, jardinage... qui permettent de flitrer les feuilles, gérer le trop plein. Cela vous permet de faire un peu d'arrosage du jardin avec de l'eau de pluie.
En fait, peut-être que ces systèmes devraient pouvoir être défalqués des impôts ?
Si vous avez d'autres truc écologiques de ce type, n'hésitez pas à les indiquer.

Se mettre sur son 36 ???

Rencontre avec la famille vivant au Canada de passage à Paris quelques jours.

Nous avons bien évidemment fait des réclamations sur l'invasion de chanteuses canadiennes. Ce à quoi, on nous a rétorqué qu'on envoyait bien Alain Juppé faire des cours sur la bonne gestion (alors que son aventure judiciaire passe très mal là-bas pour occuper ce genre de poste).

J'ai pu noter encore une différence d'expression. Si nous nous mettons sur notre 31 en France, les Canadiens se mettent sur leur 36. Alors que chez nous quand on vous promet quelque chose pour le 36 du mois...

Mets de l'huile

Annonce de l'entrée en vigueur d'une nouvelle forme de contrat permettant au chef d'entreprise de le rompre pendant une période de 2 ans sans justification.

J'entends partout les cris d'horreurs de la contestation (développement de la précarité, les patrons qui vont pouvoir s'en mettre plein les poches, impossibilité d'obtenir des prêts bancaires, voire impossibilité de faire des enfants - si, si, je l'ai entendu, sous prétexte qu'une situation précaire empêche de "programmer" la venue d'un enfant)...

Ce que je retiens :

- au moins une décision a enfin été prise depuis plus de 20 ans que les blocages sont analysés...
- il faut rappeler que cette mesure ne concerne que les entreprises de moins de 20 personnes. Ce sont les entreprises où la décision d'embaucher est la plus difficile du fait des tensions permanentes qui existent sur la trésorerie, de l'impossibilité donc de recruter la mauvaise personne, de se retrouver pieds et poings liés dès lors qu'une embauche est validée. Une embauche est un investissement, un pari sur un développement de croissance. Si le développement ne correspond pas aux attentes, il est quand même regrettable que l'embauche d'une personne risque de planter comlètement la boîte. Donc, pour ma part, cela me semble aller dans le bon sens que de fluidifier ces freins à l'embauche.
- le nouvel embauché ne se retrouve pas pour autant à la rue : indemnités et droits assedic perdurent, voire seront meilleurs que ceux qui peuvent être accumulés dans le cadre de CDD
- on trouvera sûrement des patrons tordus qui inventeront des systèmes pour abuser, mais cela existe déjà (abus d'intérimaires, abus de CDD, exploitation des primes pour les jeunes, pour les vieux...). Ce ne sont en général pas des sociétés qui ont une durée de vie très imoprtante, ou un développement économique viable (trop de turn-over, mauvaise ambiance...). Dans une entreprise de 20 personnes, un minimum de relations personnelles existent forcément entre tous les employés de cette société. Il n'est jamais facile de devoir se séparer d'une personne. Et le leitmotiv d'un entrepreneur, c'est de développer son affaire, pas de jouer avec des variables d'ajustements...
- la peur de perdre son emploi est intimement lié à la diffculté de retrouver un emploi. On a jusqu'à maintenant surprotéger la position du salarié, jusqu'à créer cette difficulté pour le chef d'entreprise de recruter. Au vu de la situtation actuelle, pourquoi pas équilibrer la balance ? Si je perds mon emploi, mais que je suis assuré d'en retrouver un, c'est beaucoup moins traumatisant. Si je crée un emploi mais que je peux replier la voilure si nécessaire, pourquoi ne pas tenter le développement ?

Je sais que le sujet va être sensible et exploité par certains politiques et syndicats sur le thème de la peur du grand méchant loup, mais ayant connu les grandes entreprises (c'est d'ailleurs là en général que j'ai vu les contournements au droit du travil les plus mesquins), les petites, les créations... je trouve que c'est plutôt une bonne chose que de mettre un peu d'huile dans les rouages.

Crazy OPA

Alors comme ça le Crazy Horse n’est plus français mais belge, et alors que tout le monde nous a gonflé pendant plus d’une semaine à propos d’une rumeur sur Danone qui risquait de devenir Pepsi(en). Et là personne ne pousse aucun cri d’orfraie du changement de nationalité de nos culs et de nos nichons (enfin à mon avis, je ne suis pas sûr que toutes les filles du Crazy soient françaises pur beurre. Mais c’est pour le principe) ?

Franchement, c’est à n’y rien comprendre. Bon heureusement, les deux investisseurs belges ont promis qu'ils continueraient "à célébrer avec raffinement le nu féminin". Mais vous savez comment ça peut se passer lors d’opérations de fusions. Surtout avec le capital du Crazy

Dommage que les politiques n’aient pas eu la même verve (faites attention en écrivant verve, le g n’est pas loin du v sur un clavier azerty). Ollier aurait donné corps à la rumeur, Borloo aurait fait savoir qu’il ferait tout pour tenter de s’opposer à une OPA hostile, de Villepin aurait assuré que le gouvernement défendrait les intérêts de la France, Chirac se serait déclaré vigilant et mobilisé, Sarkozy aurait promis en se faisant prendre en photos avec les employées du Crazy (depuis une échelle), Strauss Kahn aurait assuré que les Français vivraient mal une atteinte à leur identité, Montebourg aurait parlé de patriotisme, Hollande aurait présenté l’Etat comme une arme de dissuasion…Etc.

Ils doivent tous être en vacances.

Danone :alors, on boycotte ou on prend des actions ?

Ils sont vraiment bizarres ces Français.

Il y a 4 ans quand Danone décidait de se séparer de sa branche Biscuits, tout le landerneau politique + les syndicats, + les bistrotiers du jour.. hurlaient contre ces licenciements boursiers et appelaient même au Boycott des produits Danone.

Aujourd'hui que le bruit de couloir est que Danone pourrait se faire racheter par Pepsico, tout le monde se met à trouver cette entreprise très française (il suffit de regarder la répartition géographique du CA pour que le gag soit réel), qu'il faut protéger contre ces méchants envahisseurs venus d'ailleurs. On parle même de réductions fiscales lorsqu'on achèterait des actions françaises...

Pendant ce temps là, personne n'en parle, mais France Telecom est en passe de racheter un opérateur de téléphonie mobile espagnol...

La mondialisation à la française... quand ça se passe à Villevorde, pas de problèmes !

Les japonais sont joueurs

Comme les banques japonaises avaient du mal à ce que leurs clients utilisent les Distributeurs automatiques de billets (DAB) - trop de frais !; ils ont équipé leurs appareils d'une fonction bandit manchot qui peut permettre de récupérer ses frais de retraits, voire de gagner 9 €

http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/4700053.stm

Personne n'en a parlé, mais le gouverneur de Tokyo n'aime décidément pas les Français. Il a expliqué qu'il n'était pas étonné que la France n'ait pas eu les JO car la langue française ne sait même pas compter (?).

Remarquez, les Anglais de la BBC ne se prive pas de relater l'anecdote...
http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/4678209.stm

Les études inutiles (suite...)

J'avais déjà écrit un post concernant certaines études inutiles ...

Je viens d'en trouver une qui vaut son pesant d'or, qui concerne le problème des Français qui aiment se regarder (le nombril) dans le miroir :

http://www.lefigaro.fr/perm/afp/ins/050720161736.yke5jqwe.html

Je me demande s'il ne faudrait créer un site spécial (sponsorisé par Carambar). Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à les proposer.

Haro sur les Anglais !!

Le verdict est tombé. On s’est fait niquer par les « rosbeefs » !

Comme on vit une époque politiquement correcte, soyons fair-play et commençons par saluer nos « amis » anglais pour avoir remporté cette compétition. Il faudra également s’interroger sur l’aveuglement des médias français qui n’ont toujours pas réussi à nous faire comprendre que vu de l’étranger la France est un pays qui a depuis longtemps perdu le leadership en Europe… mais je suis sûr que nous allons trouver des coupables.

Ceci étant dit, reprenons notre casquette de Français et ne retenons plus notre chauvinisme, patriotisme et mauvaise foi. Alors « Haro sur les Anglais ! ». Je propose : - la fermeture immédiate du tunnel sous la manche (je ne vois pas pourquoi on faciliterait les transports déjà pourris des Anglais) ; - l’interdiction de l’apprentissage et de la pratique de la langue anglaise (remarquez, vu le niveau des Français en anglais, c’est sûrement la mesure la plus simple) ; - la fermeture des frontières entre la France et l’Angleterre et la remise en vigueur des visas ; - l’expulsion et l’expropriation de tous les Anglais qui nous ont acheté nos fermes et pentys bretons (maintenant qu’ils ont tout retapé à neuf, c’est le bon moment) ; - l’interdiction de consommer des produits d’origine anglaise : vache folle et bière – Même la Guiness ? Non, sauf la Guiness qui est d’origine Irlandaise… - que l’on tende un vrai piège (comme on sait le faire dans les stades de campagne) à l’équipe de Rugby pour la prochaine rencontre du Tournoi des 6 Nations ; - que nous reprenions ce que nous savons faire de mieux : étudier à la loupe ce que vont faire les Anglais pour l’organisation et le déroulement des JO, et nous allons critiquer, le plus possible, avec la meilleure mauvaise foi ;

Si vous avez des idées de mesures de rétorsion, n’hésitez pas à faire part de vos commentaires.

Les apprentis sorciers

« Sous la violence du choc, l'activité de Tempel 1 s'est réveillée » dans le journal Le Monde du 06 juillet. Un peu plis loin l’article nous apprend « "La luminosité de Tempel 1 est à peu près trois fois plus intense que celle mesurée la nuit précédant le choc , dit Olivier Hainaut. Tout se passe comme si l'impact avait provoqué une première éjection de poussières et de gaz en quantités très importantes. Puis, le cratère qu'a creusé le projectile est devenu une zone active à laquelle les rayons du Soleil peuvent accéder et vaporiser des matériaux habituellement enfouis sous la croûte. Nous commençons à apercevoir cette deuxième phase d'activité qui va se poursuivre pendant plusieurs jours. »
Et là, on se demande quand même si on sait bien ce qu’on est en train de faire parfois. Christophe Colomb qui arrive complètement à côté de la plaque. Les scientifiques qui développent la bombe nucléaire pour s’apercevoir ensuite que les conséquences peuvent être catastrophiques et que le contrôle ou la maîtrise du déclenchement initial est difficile. On décrète l’agriculture intensive pour se mettre à l’abri de la faim, et on s’aperçoit qu’on détruit des ressources par ailleurs (fleuves, bords de mer…). Et là, on ne trouve rien de mieux que d’aller balancer un bloc de cuivre dans un astre dont on ne sait pas grand-chose, mais dont on découvre qu’il réagit à ce qu’on lui a fait subir. Il faudrait peut-être que les scientifiques réfléchissent (pourtant c’est un peu leur métier) de temps en temps aux éventuelles conséquences de leurs projets. Bien beau de taper sur un truc pour pouvoir l’analyser sous un microscope. Si c’est pour ne pas voir que le coup a cassé la table, cela ne va pas servir à grand-chose.
Certes au début, j’ai été très impressionné de la précision du tir (du genre la balle dans le trou en one shot). Mais à y bien réfléchir, je me demande ce qui peut sortir de cette libération de gaz, de l’activation d’éléments qui n’auraient jamais dû être activés.

Les produits virtuels

Après les magasins virtuels, une société coréenne vient de créer les produits virtuels qui s'achètent avec de l'argent réel.

La société Nexon propose des jeux videos en ligne sur Internet. Mais au lieu de proposer un abonnement, les joueurs accèdent au jeu avec un équipement de base. C'est le cas pour le produit phare de cette société, "Kart Rider. Les joueurs commencent avec une voiture de base. Ensuite si ils veulent refaire la peinture, c'est 1 dollar, les ballons pour s'envoler et éviter les missiles (90 cents le missile) de ces adversaires c'est 40 cents, le bolide le plus sophistiqué c'est 9,80 dollars...

Nexon a réalisé l'an passé 110 millions de dollars (85% de de chiffre provenant des gadgets virtuels), et espère en vendre 250 millions de dollars cette année.

A noter également que l'engouement autour du jeu est tel que des joueurs sont devenus de réels professionnels, certains étant personnellement sponsorisé par des marques de vêtements; certaines courses étant sponsorisées (Coca Cola) dotées de prix de 50.000 dollars pour le vainqueur...

On vit une époque de "ouf" non ?

A propos d'interculturel, la fleur au fusil ...

Je suis allé fêter le départ prochain d’un ami pour Hong-Kong où il va assurer différentes missions consulting pour 2/3 ans à partir de cet été.

J’avais démarré l’an passé, avec un copain spécialiste de ce sujet depuis une dizaine d’années, la création d’un cabinet de formations concernant la gestion et la maîtrise de l’interculturel. L’idée était assez simple. Les différentes cultures sur la planète ne fonctionnent pas de la même manière s’agissant du rapport au temps, à la hérarchie, aux relations interpersonnelles, au style de communication… Il paraissait logique que cela soit un sujet de préoccupation pour les RH, en ces temps d’affrontements globalisés. C’était oublier un peu vite la certitude et le tropisme des Français.

Nous avions mis en place une méthodologie de formation et bâti un réseau d’une soixantaine de consultants, chacun étant spécialisé sur un pays / métier. La prospection commerciale était assez frustrante. Les rendez-vous s’obtenaient assez facilement, les discussions assez débridées et trouvant toujours un écho favorable. Tous avaient connu de près ou de loin des problèmes liés à des expatriés, des cadres internationaux plantant un sujet par manque de compréhension des réactions de leurs interlocuteurs… En revanche, s’agissant du passage à l’acte de mettre en place un véritable process de formation, ou au moins sensibilisation : NADA ! Donc, nous avons préféré stopper l’activité en septembre dernier.

Donc, lors de cette soirée, j’apprends que cet ami a pensé à moi récemment car ils ont eu un véritable problème sur un de leurs projets (merci d’y penser quand c’est le feu mais trop tard !). Et lui-même ? Et bien, il part la fleur au fusil… Il ne sait pas comment cela fonctionne à Hong-Kong, ou en Chine : comment on prend contact ? comment on négocie ? comment on manage ? est-ce qu’on fait des cadeaux ? selon quel protocole ? …etc.

Peu importe à sa société que cette situation lui fasse pêter les plombs sur place ou d’autres réactions. La direction dira dans ce cas là que ce n’était pas la bonne ressource…

Comme il faut toujours essayer de positiver, je lui faisais remarquer que c’est lorsqu’il y a le moins de visibilité, que c’est le plus intéressant en termes de compétition, remise en cause, gestion du stress… mais je dois reconnaître qu’il faut être un peu câblé pour cela. J’espère que tout se passera bien pour lui et que ce sera l’opportunité de mettre en perspective le mode de fonctionnement à la française.

L'âge de pierre...

Mon comptable m’a envoyé il y a quelques jours un mail qui concernait la mise à jour des livres de comptes… Sur le coup, j’ai pas compris.

On est en 2005, tous les systèmes comptables se font par voie électronique (il y a même des systèmes en mode ASP pour les petites entreprises). Il ya SAP, CIEL, Compta gestion…etc. Internet…etc. Tout le monde est en train de se gratter la tête autour des sujets de syndication de contenus, de meta-blogs qui permettront de gérer les flux de différents blogs, de RSS qui devraient faire disparaître les Newsletters…

Et ben, vous le croirez pas, mais il faut acheter 3 classeurs qui s’appellent « Livre d’inventaire », « Livre journal » et « Livre Assemblée Générale » (20 € chacun chez JPG tout de même) et qui contiennent tous 100 pages blanches. Pour continuer à jouer, il faut ensuite envoyer ces 300 pages au Greffe du Tribunal de Commerce (avec un règlement de 4,66 euros par livre) avec une enveloppe de retour. Au Greffe, un fonctionnaire assermenté (j’espère) va s’amuser à apposer le paraphe du tribunal sur chacune des 300 pages (tu m’étonnes qu’avec des boulots comme ça les fonctionnaires soient désagréables). Une fois qu’il aura fini de jouer, il me retourne tout cela par La Poste. Ensuite, pour continuer à jouer, il faudra que j’aille déposer ces classeurs chez mon comptable. D’ailleurs, j’ai toujours pas compris ce que le comptable allait écrire sur ces classeurs (peut-être qu’il va imprimer nos mails et les coller sur les pages), mais je pense qu’il doit être content de jouer au moine du moyen-âge.

J’avoue que comme procédure débile, qui fait perdre du temps, qui énerve tout le monde, qui est complètement anachronique… j’aurais pas imaginé pire, même pour faire une blague sur un blog !

26 juin 2005, l’anniversaire oublié… Joyeux anniversaire l’ONU !

C’est assez triste à dire (et en même temps révélateur de notre situation actuelle de pays qui se rétracte), mais personne n’a souhaité un joyeux anniversaire à l’ONU, ce 26 juin. Dommage, 60 ans c’est un bel âge. Enfin, pour être plus exact, rien dans la presse française… on trouve des articles en Suisse, au Canada, en Italie.

Je me rappelle avoir fait il y a quelques années une note sur l’ONU (ce devait être en 1995, à l’occasion des 50 ans) lors de mes cours du soir pour préparer le concours du préparatoire ENA (Finalement, j’ai quitté l’administration). Comme il n’y avait pas de blog à l’époque (j’installais alors mon premier Intranet…), et que j’ai déménagé 2 ou 3 fois depuis, je pense que j’ai dû jeter cette note. Le sujet était de savoir si l’ONU avait rempli sa mission de paix. Difficile à dire. Je pense que le plan devait s’articuler traditionnellement d’un côté « oui », d’un côté « non », pour conclure que globalement « oui » en esquissant des projets de réforme qui si ils étaient mis en œuvre permettraient de renforcer le rôle de cette vénérable institution.
Alors, où en est-on ? Une lecture du communiqué de l’ONU permet de faire un point. Selon le Secrétaire Général : « Nous avons connu de nombreux succès. Nous avons préservé la paix en de nombreux endroits. Nous avons aidé à banir la rougeole et la polio de la plupart des pays. Nous avons donné à des millions d'enfants une éducation dont leur parents n'auraient pas même pu rêver. Nous avons aidé à organiser des élections, de l'Afghanistan au Burundi. Et nous avons apporté une assistance aux victimes de catastrophes telles que le tsunami dans l'océan Indien ».
« Nous avons connu des échecs. Le pire, peut-être, a été notre échec collectif à empêcher le génocide au Rwanda ».
« Aujourd'hui, entrés dans un siècle nouveau, nous affrontons de nouvelles menaces et de nouveaux défis, en même temps que s'ouvrent de nouvelles opportunités ».
Je crois toutefois que le comportement américain de ces dernières années a fait énormément de mal aux ambitions des signataires de San Francisco en 1946…

Ainsi, en Septembre prochain, les 191 membres de l’ONU se réuniront à New-York pour essayer de relancer la machine, à partir du rapport préparé par l’actuel Secrétaire Général, Kofi Annan : « Dans une liberté plus grande: vers le développement, la sécurité et les droits de l'homme pour tous » qui permettra aux membres de débattre sur différents objectifs, avec en toile de fond la volonté de donner à l’ONU les moyens de jouer son rôle.

1 – Vivre à l’abri du besoin : « La profusion sans précédent de ressources et de technologies actuellement disponibles fait de nous la première génération qui peut réellement faire du droit au développement une réalité pour tous et mettre l’humanité entière à l’abri du besoin. » Mais les débats vont faire rage sur les notions de développement durable, de financement, de droit du commerce international.
2 – Vivre à l’abri de la peur : « Il faut transformer l’Organisation des Nations Unies en cet instrument de prévention des conflits, ce qui a toujours été sa vocation, en suivant certaines grandes orientations et en concrétisant les actions institutionnelles nécessaires » Nul doute que les Etats-Unis torpilleront ce sujet.
3 – Vivre dans la dignité : « Aussi, faut-il renforcer le cadre normatif développé de manière spectaculaire au cours des 60 dernières années. Mais, plus important encore, il faut prendre des mesures concrètes pour limiter l’application sélective, la mise en œuvre arbitraire et l’impunité. Le monde qui a légiféré doit maintenant passer de la théorie à la pratique. » ce qui impose des textes plus forts sur la primauté du droit, les droits de l’homme, un fonds pour le développement de la démocratie.
4 – Renforcer l’organisation des Nations Unies : réforme de toutes les structures, notamment le Conseil de Sécurité qui doit être « plus largement représentatif des réalités géopolitiques modernes ». La France va devoir se cramponner à son siège… à moins que l’on propose un poste commun pour l’Europe, mais là, il faut pas rêver.

Ce sera effectivement l’occasion de redonner du poids à l’ONU. Dans le cas contraire, la situation qui s’est développée avec l’intervention des Etats-Unis en Irak risque de n’être que le prémisse d’une longue séries de catastrophes.

En attendant, bon anniversaire l’ONU !

Condamnation étonnante

Le verdict est tombé pour le prêtre-médecin François Lefort... "Le prêtre-médecin François Lefort, ancienne figure du monde de l'aide humanitaire, a été condamné à huit ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur des mineurs au Sénégal et en France en 1994 et 1995." J'ai du mal à comprendre cette sentence. L'avocat général avait requis 15 ans. Etant donné les actes d'accusations, la peine encourue était normalement de 20 ans. Alors pourquoi 8 ans ? Cela fait à peine plus d'1 an pour chacun des mineurs violés. Sans compter l'ensemble des charges qui militent pour une condamnation maximale : prêtre (donc une sorte de guide de l'âme et de l'esprit), médecin (un guide pour le bien être), humanitaire (un guide faisant le lien entre le Nord et le Sud).

Extrait de la dépêche :
"Vous ne le jugerez pas parce qu'il a trahi ses engagements religieux, mais vous vous souviendrez qu'il s'en est servi comme bouclier. Vous ne le jugerez pas parce qu'il a trahi son serment de médecin mais vous vous souviendrez qu'il s'en est servi pour approcher ses victimes", a dit l'avocat général aux jurés.
"Vous ne le jugerez pas parce qu'il a trahi ses engagements humanitaires mais vous vous souviendrez qu'il s'en est servi pour abuser et trahir ceux qui l'ont soutenu", a-t-il ajouté.


Alors quoi ? 8 ans, c'est très déstabilisant comme verdict. Cela donne l'impression que les jurés reconnaissent la culpabilité mais qu'ils ont quand même quelques doutes. Soit on est coupables, soit non. Mais ce verdict mi-figue mi-raisin me laisse perplexe.

A moins (et là, on serait dans l'horreur pleine et entière) que la nationalité des plaignants ait joué en faveur de cette condamnation très légère (?)

Les études (in)utiles…

La presse se fait l’écho (hier) des résultats d’une étude qui conclue que la pratique d’une demi-heure par jour en moyenne d’efforts physiques (exemple marcher un peu dans la journée…) permet de réduire les risques de cancer, ou autres maladies mortelles.

Quelle surprise ! Donc, lorsque vous faites un peu bouger vos muscles, cela vous permet de vous maintenir en bonne santé ?

Il y a quelques mois, une étude avait conclu que les gens qui fréquentaient régulièrement des amis avaient une espérance de vie supérieure à la moyenne… Là encore quel étonnement que de se rendre compte que lorsque l’on procède à des échanges réguliers, cela permet d’activer un peu la bonne humeur, les neurones…

Peut-être que l’on devrait faire des études pour se rendre compte que de manger équilibré permet de ne pas grossir, que de lire des romans permet de maintenir, voire de développer, un certain niveau d’intelligence, que de voyager permet de diminuer l’égocentrisme et nos petits problèmes de gens civilisés… ? Ce qui est incroyable, c’est de devoir faire des études pour produire de tels résultats. Où est passé le bon sens ?

On retrouve cette logique dans le travail où l’on en est rendu à proposer des stages pour que les employés qui ont des fonctions de services « apprennent » à dire bonjour, au revoir, merci, garder le sourire, prendre en compte les besoins du client…

Encore un constat d’immobilisme

J’ai déjeuné récemment avec une amie qui vient de planter sa boîte, au bout de 2 ans… Elle a compris son erreur, ce qui est déjà très bien, mais là n’est pas le sujet.

Elle s’était lancée dans l’import / distribution de meubles et produits asiatiques. Première difficulté avec les VPCistes et la nécessité, dans la mesure où le produit intéresse, de prévoir 2 ou 3 ans avant de pouvoir gérer les premières commandes… Donc, pendant ce temps là, il faut trouver d’autres circuits de distribution. Il faut diversifier.

C’est ce qu’elle a fait à coup de petits produits qu’elle a finalement directement proposés à des boutiques spécialisées. Lors du premier été, étant en Italie pour quelques jours, elle en profite pour présenter ses produits dans un des magasins spécialisés. Rapidement l’Italie a représenté 2/3 de son chiffre d’affaires, avec des montants par commande 3 à 4 fois supérieurs à ceux traités en France.

Il ne s’agit pas ici de tracasseries administratives, de droit du travail…etc., mais simplement de devoir affronter un marché frileux, et petits bras.

Anecdotique, mais la revue Challenges de cette semaine propose du reste un dossier sur les Français qui ont fait fortune à l’étranger… à se demander ce que donnerait un tel dossier concernant des Français en France.

La France passe en 4-4-2

La France, adepte depuis un certain temps d’une organisation de jeu en 5-4-1 vient de changer sa pratique et va nous offrir une solide équipe en 4-4-2, avec 2 attaquants en pointe, chacun dans un registre différent.

Le premier attaquant, le plus en pointe, est issu du circuit des qualifications à l’issue d’une invitation. Il n’a jamais été sélectionné directement par voix populaires, mais il est tellement intelligent, que cela aurait servi à quoi ? Altier, élégant, il excelle surtout dans le jeu de tête. Mais à ce sport là, c’est tout de même essentiel. Quelques belles actions dans sa carrière comme ce discours à l’ONU à propos de la guerre d’Irak, mais quelques beaux loupés comme cette dissolution qui devait mettre un terme aux querelles intestines de la droite (remarquez, dis comme ça, c’était plutôt réussi). A noter que comme Cantona, ce joueur manie avec élégance le verbe et la poésie, même si l’on a un peu de mal parfois à les suivre (tous les deux sont capables d’envolées lyriques autour du thème des mouettes).

Le deuxième attaquant, petit, nerveux et teigneux, devrait normalement apporter son soutien en déplaçant le jeu à l’aile, mais il n’est pas exclu qu’il cherche à se mettre en valeur et ne résiste pas à la tentation d’exposer ses qualités individuelles, ce qui le rend parfois insupportables de ses camarades de jeu qui trouvent qu’il monopolise trop le ballon à son compte.

On ne sait toutefois pas à l’heure actuelle si le jeu sera plus offensif qu’auparavant, la période des matchs de qualifications avant les plays-offs (l’élection finale) n’étant jamais propice à la prise de risques.

La France d'ici Vs. la France de là-bas

Ainsi en ont décidé les Français d’ici. Ce sera Non à la constitution européenne, à 54,68% selon les chiffres affichés sur le site du ministère de l’Intérieur.

Ainsi le souhaitaient les Français de là-bas : Oui à 80,99% pour les Français de l’étranger. http://www.interieur.gouv.fr/avotreservice/elections/rf2005/099/index.html

Le débat aura eu le mérite de mettre à jour la fracture entre une France du « dedans » contre une France du « dehors » ; entre une France nombriliste, cédant aux sirènes nauséabondes de l’étranger fauteur de troubles qui va voler le travail et le pain, une mondialisation refusée, un radicalisme utopiste et nationaliste (à ne pas confondre avec patriotique)… et une France qui est à l’aise dans la mondialisation, qui gagne à l’extérieur et qui, une fois franchit le pas de se confronter aux étrangers, comprend que la dynamique et l’enrichissement sont dans l’échange et le développement.

Ce qu’il va vraiment se passer si le non au référendum sur la Constitution passe.

C’est vraiment le sujet qui préoccupe tout le monde en ce moment, cette Constitution. Toutefois, c’est la dernière fois que j’écris là-dessus.

Il faut malheureusement s’interroger sérieusement sur les suites si le non est majoritaire le 29 au soir. On nous parle de plan B, de plan C…

Il faut tout de même se remettre en mémoire qu’à ce jour 9 pays ont d’ores et déjà validé l’adoption de cette constitution, que ce soit par voie référendaire ou parlementaire. La position française consistant à expliquer que le non français va permettre de relancer un processus pour renégocier le texte pourrait prêter à sourire, si l’on considère que c’est une nouvelle preuve du nombrilisme de ce cher vieux pays. Toutefois, je suppose que cela doit commencer à agacer sérieusement nos partenaires européens qui ont déjà accepté ce texte. La position française signifie donc que le non français a plus de poids que le oui d’ailleurs ?

Je pense que les suites qui vont concrètement se mettre en place dans le cas où le non français est majoritaire sont les suivantes :

1 – L’Union Européenne aura une réalité politique entre les pays qui ont dit oui au texte ;
2 – Si la France doit se re-prononcer sur un texte, ce sera sur le même texte. Ou plutôt, on aura un référendum qui ne portera pas sur le texte de la constitution européenne, mais sur la volonté de la France d’adhérer à l’Union Européenne (et son organisation juridique existante au travers de la Constitution) ;
3 – Le temps que nous réglions cette situation, les députés français au parlement européen n’auront plus qu’un avis consultatif ; les ministres et le Président n’auront plus qu’un avis consultatif aux différents conseils.
4 - Si la situation traîne, les mécanos industriels se mettront en place sans la participation de la France...

Bref, la France se retrouvera dans la même position qu’un pays demandant à intégrer le noyau dur de l’Union Européenne, nouvelle mouture, régie par la Constitution européenne.

Les syndicats pourront continuer à faire pression sur les politiques pour conserver nos fameux services publics. Mais ces mêmes entreprises (RATP, EDF…) devront plier bagage des positions internationales qu’elles ont commencé à prendre (RATP à Londres, Barcelone… ; EDF en Italie, Espagne…). Cela n’augure rien de bon sur le plan économique.

Le mal français des débats à côté de la plaque

Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi les débats en France ne restent jamais centrés sur l’essentiel.

Avec le débat sur la Constitution européenne, on atteint vraiment les sommets du ridicule. Le texte est tout simplement un cadre. Il définit en gros la largeur et la longueur du terrain, les possibilités d’agrandissement ou de rétrécissement, le nombre de joueurs, les règles de hors jeu… Les partisans du non ont réussi ce tour de force de déplacer le débat parce qu’ils voudraient que ce texte définisse la couleur des maillots, le style de jeu, la position des joueurs sur le terrain. Bref, un ramassis de vieux relents nationalistes d’un côté (reconstruisons la ligne Maginot, c’était tellement mieux avant…), de l’autre côté toute cette idéologie de règles du jeu figées qui ont fait la réussite économique de tous les anciens pays de l’Est et de Cuba. Il semble pour ces derniers que la Constitution soit trop libérale ; terme devenu impropre par je ne sais quel miracle. C’est tout de même le système libéral qui permet de laisser place aux initiatives, qu’elles soient intellectuelles, sociales, économiques...

On trouve également des arguments délirants où l’on reproche à la Constitution européenne de ne pas contenir des règles qui n’existent même pas dans la Constitution française. Ce n’est certainement pas au niveau d’une constitution que l’on définit des règles de mariage, d’avortements, de programme économique.

Le plus inquiétant dans tout cela, c’est également la proportion des jeunes et cadres qui se crispent sur le non, alors que les anciens n’ont pas oublié l’objectif de cette construction européenne et son origine, issue de ruines et de cendres. Je ne peux pas croire que les ambitions françaises se limitent à l’immobilisme, savoir à 20 ans quel sera le montant de sa retraite, ambitionner de travailler dans la fonction publique tout en souhaitant vivre le rêve américain… Depuis que Napoléon a pris une pâtée à Waterloo, la France ne cesse de se rétracter. L’Europe est une ambition qui permet de retrouver de l’espace.

Déclarer ses impôts sur Internet : encore une preuve de l’incompétence économique de l’Etat

Le principe est simple. Vous pouvez déclarer vos impôts sur Internet. En échange, on vous accorde une remise de 20 euros. L’Etat met donc en place un système (combien de millions dépensés ?) et oublie un simple point : Internet est devenu d’un usage très courant en France.

Résultat : système bloqué, annonce de délais supplémentaires, obligation de gérer les fausses rumeurs sur la possibilité finalement de répondre par papier avec une copie d’écran de problème technique…

L’Etat vous répondra qu’il a été victime de son succès. Le prestataire technique qui a accompagné la mise en place du système vous répondra que ce n’est pas de sa faute, c’est tout ce qu’il pouvait faire en regard du budget consenti… etc. Imaginez simplement qu’une enseigne commerciale invite ses prospects et clients à acheter sur le site Internet plutôt que par catalogue, avec remise d’une réduction de 20 euros (ce sera plutôt un bon d’achat de 20 euros du reste). Si l’enseigne commerciale avait géré son système comme l’a fait le ministère des finances, autant dire qu’elle aurait ou mis la clé sous la porte, ou au moins affronté un déficit d’image qui n’aurait pas ravi les actionnaires, voir conduit à la démission du comité exécutif.

Le ministère des finances aurait peut-être intérêt à confier la collecte des télé-déclarations à une société privée selon un modèle garantissant que chacun assume sa charge : rémunération fixe (mise en place du système à prix coûtant) + variable (20 euros par déclaration traitée…) + avec pénalités pour tout blocage du système empêchant l’accès au système dans les délais. L’Etat s’assure de continuer à faire ce pour quoi il existe (entre autres) : collecter l’impôt. Le prestataire a tout intérêt à motiver les citoyens à utiliser Internet (20 euros par déclarations) et à s’assurer que le système fonctionne correctement.

Un bon coup de poing dans les bourses…

Le président de l’Argentine, Nestor Kirchner, a tout simplement appelé au boycott de la compagnie pétrolière Shell dans son pays, puisque celle-ci refusait de baisser ses tarifs. Réaction immédiate de Shell à la lecture des ventes réalisées, une réduction de ses prix de 3,3%. A une autre époque, on aurait nationalisé, ou pris contact avec les homologues du gouvernement du pays d’origine de la société... Désormais, il suffit d’attaquer le portefeuille.

Pour suivre l’Amérique Latine, [PUB :-) ] visitez www.latinanews.com

L'argument pour le Oui, en France

Le seul argument qui vaille pour le OUI à l’adoption de la Constitution Européenne en France est l’Art. I.8 du projet de constitution Européenne : « La journée de l'Europe est célébrée le 9 mai dans toute l'Union. ». Etant donné qu’on a déjà le 08 férié, rien que l’an prochain en 2006, cela permettra de faire un week-end de 4 jours, voire 5 avec une RTT… Il est sûr que la célébration d’une telle journée ne peut être que férié en France. Etonnant que personne n’ai encore soulevé ce point dans le débat en France. 

Trop fort le Pape…

Ainsi, le Pape est décédé un samedi soir (battant au passage à plate couture le Prince Rainier). Si ce n’est pas le meilleur moment pour augmenter le trafic dans les églises le dimanche matin, je ne m’y connais pas en teasing publicitaire et autre action de marketing promotionnel. Jusqu’au bout, JPII aura maîtrisé sa communication et rajeuni (quoi qu’on en dise) l’église : humanisme, œcuménisme, « pardonisme », à bas le communisme, Amérique Latine et mise en place de postes avancés en Asie. La barre est haute pour son successeur.

A propos des retraites…

Ce qu’il faudrait faire pour régler le problème des retraites ?

Que tout le monde prenne sa retraite d’une durée de 10 à 15 ans, à l’issue de ses études. Le financement s’établirait pour partie par un système de caisses par répartition (au moins lorsque la durée est connue, on maîtrise le budget nécessaire). Pour une autre partie, chacun serait libre de déterminer le complément retraite, à négocier sous forme d’emprunts bancaires, à rembourser à la fin de sa retraite lorsque l’on démarrerait son activité professionnelle.